Rencontres hackers et ONG au Salon des solidarités

Dans le cadre du Salon des Solidarités du 1er au 3 juin 2012 à Paris, LIMITE vous invite à appréhender les bouleversements actuellement en cours dans le monde de l’humanitaire et des droits de l’homme.

L’utilisation des technologies Internet, des médias sociaux et des logiciels libres par les ONG et associations, les citoyens et les hackers et les organisations intergouvernementales sont porteurs de nouvelles formes de collaborations et d’actions qui sont déterminantes pour inventer l’humanitaire… comme la gestion de crise de demain. 

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« À l’abri de rien » : la réalité du mal-logement du web à l’édition

Nous vous avions déjà parlé du (très réussi) webdoc de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement, nous ne pouvions donc que vous annoncer la sortie aujourd’hui (veille de la reprise des expulsions locatives), du livre qui en est issu : « À l’abri de rien » de Samuel Bollendorff (membre du Comité d’éthique de LIMITE) et Mehdi Ahoudig.


Nous avons hâte de le découvrir, mais il confirme déjà que lorsqu’une idée de com est juste et au service du fond elle peut/doit se décliner sur plusieurs supports…

Networked nonprofit : comment les réseaux sociaux transforment l’action associative ?

Le troisième rendez-vous LIMITE de la Social Media Week, co-organisé avec Gullibear, s’intéressait à l’impact des réseaux sociaux sur le modèle et l’action des associations, ONG et fondations. Quoi de mieux, donc, qu’une interview de Beth Kanter, spécialiste des ONG, pour ouvrir le débat et la réflexion autour de la notion de « networked nonprofit ».

 

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Hackers et ONG : quelles interactions ?

L’agence LIMITE a réuni mercredi dernier, dans les locaux de Médecins du Monde et dans le cadre de la Social Media Week, hackers et ONG pour discuter des interactions actuelles et futures entre ceux-ci. Voici le compte rendu de cette table ronde que l’on était très heureux d’organiser ! Et merci aux intervenants : Kevin Clech (Croix-Rouge), Clémence Lerondeau (Greenpeace), Morgane Tual (Youphil), Gaël Musquet (Openstreetmap France), Nicolas Diaz (FIDH) et Okhin (Telecomix). 

 

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Le digital et les ONG : LIMITE vous invite à la Social Media Week les 14, 15 et 16 février 2012 !

Les 14, 15 et 16 février 2012, l’agence LIMITE animera 3 tables rondes gratuites et ouvertes à tous, dans lesquelles geeks, hacktivistes ou hackers discuteront avec des représentants associatifs de l’impact d’Internet sur leurs pratiques.

 

Dans le cadre de la Social Media Week, un temps fort de la réflexion sur le digital et la communication, nous vous proposons trois conférences-débats à partir de 18h dans Paris. Que ce soit dans leurs actions de plaidoyer, pour la mobilisation de leurs publics ou dans leur organisation interne, la technologie renverse les pouvoirs, ouvrant de nouvelles portes et posant aussi de nouveaux défis. Lire la suite

Les associations pensent aussi aux mobinautes

Selon le dernier rapport de BuzzCity (télécharger le rapport en PDF), la France se place au 10ème rang européen du marché de la publicité sur mobile. La croissance sur le troisième semestre 2011 est remarquable, +99%, avec précisément 130 035 614 annonces.

Si les associations semblent encore en retrait sur ce marché, elles se montrent beaucoup plus au fait de l’optimisation de leurs sites pour la navigation à partir d’un téléphone portable comme le révèle notre étude « e-donateur » à paraitre prochainement. Ceci confirme également leur volonté de continuer à élargir leur audience en s’adaptant aux nouveaux usages des technologies mobiles ainsi que leur réactivité sur cette question. La France compte 17,7 millions de mobinautes et 70% d’entre eux se connectent tous les jours (source Médiamétrie).

Réseaux sociaux et collecte de fonds : 10 commandements pour réussir

C’est le thème des 6e Rencontres de la Philanthropie organisées par la Mutuelle Saint-Christophe le mardi 25 octobre, en partenariat avec l’Association Française des Fundraisers (AFF) et le Crédit Suisse. Les opportunités et les risques d’une intégration des réseaux sociaux dans les stratégies de collecte des associations, fondations et ONG seront présentés et développés par Frédéric Bardeau, VP fondateur de l’Agence LIMITE, et Hélène Bongrain-Meng, Directrice du Développement des Ressources de l’Institut Curie, avant de laisser la place à des échanges avec la salle, suivis d’un cocktail.

Pour plus d’information et pour confirmer votre présence (avant le 17 octobre 2011), envoyez un mail à service.developpement@msc-assurance.fr ou appelez au 01 56 24 76 84.

Intervention de LIMITE au séminaire AFF de la collecte de fonds

LIMITE n’est pas une agence de fundraising, mais une agence de communication responsable, qui conçoit des campagnes qui génèrent des interactions, des contacts, des prospects et des donateurs. C’est à ce titre que l’agence intervient chaque année dans l’incontournable séminaire de l’Association Française des Fundraisers (AFF), le plus souvent sur des problématiques qui touchent à Internet. En effet, à travers ce média (ou canal ou espace), les frontières entre communication et marketing volent en éclats.

Séminaire AFF 2011

L’année dernière, nous avions partagé en séance plénière, aux côtés d’Hélène Bongrain de la Fondation Abbé Pierre (maintenant Institut Curie) et d’Anne-Marie Schmidt de Greenpeace, nos « cas clients » et bonnes pratiques dans le domaine de la « e-collecte ». Cette année, l’AFF nous a donné l’occasion d’animer 2 ateliers privés, ce dont nous la remercions au passage, et nous a demandé de nous concentrer sur des aspects plus méthodologiques pour démontrer, non pas « pourquoi faut-il placer Internet au cœur de sa stratégie Internet ? » mais « comment ? », et c’est l’exercice auquel nous nous sommes livrés devant une trentaine de participants à 2 reprises durant le séminaire.

Du fait de notre double positionnement d’agence conseil en communication et d’expert en stratégie digitale, le « comment » pour LIMITE consiste à s’appuyer impérativement sur les piliers suivants, pour bénéficier de l’effet de levier intrinsèque d’Internet et gagner des parts de voix pendant qu’elles sont encore bon marché :

  • une stratégie digitale doit être une déclinaison connectée et intégrée à la stratégie générale de l’organisation, à la fois aux plans stratégique, communication et marketing : si cela paraît être une évidence, LIMITE a les compétences, les outils et les méthodes pour le rendre concret et opérationnel (comité Internet, KPI…)
  • une stratégie digitale embrasse le web et le mobile bien entendu, mais aussi le système d’information, le e-CRM (le 360° numérique) et surtout les synergies fortes qu’Internet possède avec les actions marketing/communication « offline » et le terrain
  • une stratégie digitale se doit d’être découpée en 3 tiers en termes d’efforts humains et budgétaires :
    • 1/3 pour les présences web (hébergement, exploitation, maintenance technique, fonctionnelle et graphique des sites de l’organisation et de ses espaces sur les réseaux sociaux)
    • 1/3 pour les contenus et l’animation éditoriale (création, mises à jour, modération, newsletter, sollicitations prospects, emailings de fidélisation…) en lien avec l’actualité de l’organisation (communication pub, RP) et les actions marketing (MD, téléphone…)
    • 1/3 pour la gestion des différents éléments liés au trafic : référencement naturel, référencement payant (achat de mots clés, campagnes Facebook, affiliation, emailing)
  • une stratégie digitale présente des règles du jeu et des contraintes spécifiques :
    • il ne faut pas hésiter à échouer le plus vite possible. Qu’est-ce que cela implique ? se lancer, tester, ajuster ; être ainsi en béta permanente. Eviter donc de dépenser tout son budget dans le lancement et prévoir des réserves, non seulement pour l’animation, mais aussi pour les évolutions et optimisations…
    • ne pas minimiser les spécificités de l’exécution (technique, fonctionnelle, graphique, éditoriale, virale), ou encore l’adéquation entre les ressources allouées et les objectifs poursuivis. L’exécution est tout aussi importante que le fond (posture, message, tactique de diffusion).

La fin de l’année se prépare maintenant, n’hésitez pas à nous solliciter cet été pour réfléchir à votre stratégie digitale : on est là !

 

Webreakfast LIMITE n°4 : les hackers sont ils des modèles pour les acteurs non marchands ?

France 4 a diffusé récemment en avant-première sur Internet et diffusera vendredi sur son antenne le reportage « Pir@tages » qui traite de la culture et de l’éthique des « hackers » et que les geeks ont qualifié, sur Twitter et dans la blogosphère, de « salutaire » mais « avec « 10 ans de retard » tant le modèle hacker est à l’origine et au coeur du développement des technologies et des entreprises Internet. Mais est il également un modèle pour les associations, fondations et ONG ?

Pir@tages

Avec le journalisme de données ou l’organisation de fuites anonymes, dans le contexte des révolutions arabes et en parallèle de la montée de législations ou de dispositifs de contrôle de l’Internet, les hackers ont également fait irruption sur la scène géopolitique, médiatique et politique, à tel point qu’on parle d’une « internationale hacker » et de nouvelles formes d’activisme pour désigner les actions et les mobilisations portées par les émules de Wikileaks, les collectifs de hackers Anonymous et Telecomix et des associations comme la Quadrature du Net.

Ces nouveaux acteurs, leur organisation, les thèmes qu’ils portent, leurs méthodes de plaidoyer et de mobilisation, et leur modalités de financement sont autant de sujets de réflexion pour les associations, fondations et ONG qui interviennent dans les différents secteurs de l’intérêt général. A partir d’un balayage critique de ce nouveau paysage, LIMITE invite les acteurs plus traditionnels du secteur non marchand à débattre et à échanger sur les leçons à tirer, les choses à imiter ou au contraire les différences entre le secteur caritatif et grande cause d’une part et ces formes inédites et high-tech de représentation de la société civile.

Exclusivement réservé aux personnels permanents des associations, fondations, ONG, ce webreakfast se déroulera le 5 mai 2011 de 9h à 12h à la Maison des Associations au 23 rue Greneta 75002 Paris, et il est disponible à l’inscription (places limitées) via le formulaire qui se trouve ici.

Le timide élan des fundraisers français pour les Japonais

En terme de « géo-politique de la générosité », le Japon, sans doute a priori perçu comme riche et lointain (autant culturellement que géographiquement), ne suscite, malgré l’ampleur de ses malheurs, qu’un timide démarrage de la mobilisation des fundraisers français.

Help Japan
The flag of Japan gets a charitable makeover from Wieden + Kennedy designer Max Erdenberger in this poster to raise funds for disaster relief.
L’ONG française  la plus réactive est, à l’heure actuelle, le Secours Populaire, qui non seulement appelle au don sur sa home page, mais a déjà mis en ligne un communiqué sur celle d’Infodon, le portail créé par France Générosité, qui n’a cependant pas encore actualisé sa page « urgences ».

La Fondation de France offre à nouveau, aux donateurs et mécènes qui préfèrent déléguer à un expert de confiance le soin de choisir les associations à soutenir, la possibilité de lui confier leurs dons, mais sans la mobilisation forte que des grands médias lui avaient apportée pour Haïti.

Les autres associations ou fondations qui mentionnent déjà la mobilisation pour les victimes de la série de catastrophes qui frappent la populations japonaise sont principalement celles dont le réseau international, souvent présent en Asie, ou qui sont présentes aux Etats-Unis (pays dont la population se sent plus proche des Japonais) : Care, Croix-Rouge, Ordre de Malte et le Secours Catholique via Caritas.

A noter que MSF, qui a pourtant envoyé un avion, n’appelle pas directement à donner pour le Japon sur son site.

Quant aux ONG environnementales, elles mettent l’accent sur la ouverture des événements et la nécessité de relancer le débat franco-français, et, même si leur home porte un bouton de don, elles ne mobilisent pas explicitement (encore) pour les « réfugiés nucléaires » dont les images commencent à circuler sur le web (Fondation Nicolas HulotGreenpeace et WWF).
Help Japan
All profits made by the sale of this poster will be donated to help relief efforts in Japan.
On aurait pourtant pu penser que des communautés impliqués au Japon (entreprises qui y sont présentes, filiales d’entreprises japonaises présente en France, la diaspora via les restaurants ou importateurs d’objets, …) se mobiliseraient ou seraient mobilisées par des ONG ou des internautes. Seule la Maison du Japon à Paris annonce sur sa home une prochaine information sur le sujet et on peut penser que l’initiative suivante sera peu reprise en France : « toutes les boutiques du Groupe Fast Retailing, soit environ 2 200 magasins à travers le monde pour les marques UNIQLO, g.u., Comptoir des Cotonniers, Princesse tam.tam et Theory vont mettre en place un système de collecte de dons pour les clients qui souhaitent soutenir les victimes de cette tragédie. Nous garantissons que ces fonds seront transmis aux victimes pour répondre à leurs besoins »(plus d’infos).

Ce sont finalement les world-companies d’internet, Google, Apple via iTunes, Facebook, Twiter, qui ont été immédiatement présentes. Mais non sans risques de retours de bâtons, soit parce que ces entreprises cotées sont aussitôt soupçonnées de sensationnalisme (solutions pour localiser des victimes sur une carte), ou d’utiliser le fundraising sponsorisé pour doper la fréquentation d’un de leurs services encore peu connu (comme dans le cas du moteur Bing).

Sans doute est-ce ainsi la démonstration que, si internet est un formidable moyen de mobilisation instantanée, transfrontalière et intercommunautaire, les fundraisers ne doivent jamais oublier que la confiance repose sur le désintéressement de l’organisation qui reçoit les dons et que, de même qu’un pays met des années à se reconstruire, cette confiance se construit dans la durée.

Et si les solutions pour réconcilier cette immédiateté et cette durée, ces compétences humanitaires et technologiques, se trouvaient du côté d’une alliance entre les ONG classiques et des acteurs engagés du web : nous on y croit et c’est dans ca cadre qu’on travaille dans le cadre des Crisis Commons au développement du Crisis Camp Paris et à informer (la page Live Blog Japon), à faire du prosélytisme comme cela sera le cas la semaine prochaine lors de l’exercice de simulation « tsunami » dans La Caraïbe française (CARIBE WAVE 11/LANTEX, plus d’infos ici en PDF) que le Crisis Camp Paris va relayer et à la fin du mois de mai où nous allons participer à l’organisation du European Crisis Camp Summit qui aura lieu à La Cantine pour partager et faire se rencontrer le monde de l’urgence, les geeks et les médias.

La situation évoluant à chaque minute, nous compléteront cet article au fur et à mesure des informations (avec notamment demain une mise à jour sur « tout ce qu’on pourrait faire avec Internet pour les Japonais » par Olivier Blondeau du LIMITE Lab), n’hésitez pas à nous signaler des initiatives ou à compléter l’article dans les commentaires.