Le digital et les ONG : LIMITE vous invite à la Social Media Week les 14, 15 et 16 février 2012 !

Les 14, 15 et 16 février 2012, l’agence LIMITE animera 3 tables rondes gratuites et ouvertes à tous, dans lesquelles geeks, hacktivistes ou hackers discuteront avec des représentants associatifs de l’impact d’Internet sur leurs pratiques.

 

Dans le cadre de la Social Media Week, un temps fort de la réflexion sur le digital et la communication, nous vous proposons trois conférences-débats à partir de 18h dans Paris. Que ce soit dans leurs actions de plaidoyer, pour la mobilisation de leurs publics ou dans leur organisation interne, la technologie renverse les pouvoirs, ouvrant de nouvelles portes et posant aussi de nouveaux défis. Lire la suite

Les associations pensent aussi aux mobinautes

Selon le dernier rapport de BuzzCity (télécharger le rapport en PDF), la France se place au 10ème rang européen du marché de la publicité sur mobile. La croissance sur le troisième semestre 2011 est remarquable, +99%, avec précisément 130 035 614 annonces.

Si les associations semblent encore en retrait sur ce marché, elles se montrent beaucoup plus au fait de l’optimisation de leurs sites pour la navigation à partir d’un téléphone portable comme le révèle notre étude « e-donateur » à paraitre prochainement. Ceci confirme également leur volonté de continuer à élargir leur audience en s’adaptant aux nouveaux usages des technologies mobiles ainsi que leur réactivité sur cette question. La France compte 17,7 millions de mobinautes et 70% d’entre eux se connectent tous les jours (source Médiamétrie).

Réseaux sociaux et collecte de fonds : 10 commandements pour réussir

C’est le thème des 6e Rencontres de la Philanthropie organisées par la Mutuelle Saint-Christophe le mardi 25 octobre, en partenariat avec l’Association Française des Fundraisers (AFF) et le Crédit Suisse. Les opportunités et les risques d’une intégration des réseaux sociaux dans les stratégies de collecte des associations, fondations et ONG seront présentés et développés par Frédéric Bardeau, VP fondateur de l’Agence LIMITE, et Hélène Bongrain-Meng, Directrice du Développement des Ressources de l’Institut Curie, avant de laisser la place à des échanges avec la salle, suivis d’un cocktail.

Pour plus d’information et pour confirmer votre présence (avant le 17 octobre 2011), envoyez un mail à service.developpement@msc-assurance.fr ou appelez au 01 56 24 76 84.

Intervention de LIMITE au séminaire AFF de la collecte de fonds

LIMITE n’est pas une agence de fundraising, mais une agence de communication responsable, qui conçoit des campagnes qui génèrent des interactions, des contacts, des prospects et des donateurs. C’est à ce titre que l’agence intervient chaque année dans l’incontournable séminaire de l’Association Française des Fundraisers (AFF), le plus souvent sur des problématiques qui touchent à Internet. En effet, à travers ce média (ou canal ou espace), les frontières entre communication et marketing volent en éclats.

Séminaire AFF 2011

L’année dernière, nous avions partagé en séance plénière, aux côtés d’Hélène Bongrain de la Fondation Abbé Pierre (maintenant Institut Curie) et d’Anne-Marie Schmidt de Greenpeace, nos « cas clients » et bonnes pratiques dans le domaine de la « e-collecte ». Cette année, l’AFF nous a donné l’occasion d’animer 2 ateliers privés, ce dont nous la remercions au passage, et nous a demandé de nous concentrer sur des aspects plus méthodologiques pour démontrer, non pas « pourquoi faut-il placer Internet au cœur de sa stratégie Internet ? » mais « comment ? », et c’est l’exercice auquel nous nous sommes livrés devant une trentaine de participants à 2 reprises durant le séminaire.

Du fait de notre double positionnement d’agence conseil en communication et d’expert en stratégie digitale, le « comment » pour LIMITE consiste à s’appuyer impérativement sur les piliers suivants, pour bénéficier de l’effet de levier intrinsèque d’Internet et gagner des parts de voix pendant qu’elles sont encore bon marché :

  • une stratégie digitale doit être une déclinaison connectée et intégrée à la stratégie générale de l’organisation, à la fois aux plans stratégique, communication et marketing : si cela paraît être une évidence, LIMITE a les compétences, les outils et les méthodes pour le rendre concret et opérationnel (comité Internet, KPI…)
  • une stratégie digitale embrasse le web et le mobile bien entendu, mais aussi le système d’information, le e-CRM (le 360° numérique) et surtout les synergies fortes qu’Internet possède avec les actions marketing/communication « offline » et le terrain
  • une stratégie digitale se doit d’être découpée en 3 tiers en termes d’efforts humains et budgétaires :
    • 1/3 pour les présences web (hébergement, exploitation, maintenance technique, fonctionnelle et graphique des sites de l’organisation et de ses espaces sur les réseaux sociaux)
    • 1/3 pour les contenus et l’animation éditoriale (création, mises à jour, modération, newsletter, sollicitations prospects, emailings de fidélisation…) en lien avec l’actualité de l’organisation (communication pub, RP) et les actions marketing (MD, téléphone…)
    • 1/3 pour la gestion des différents éléments liés au trafic : référencement naturel, référencement payant (achat de mots clés, campagnes Facebook, affiliation, emailing)
  • une stratégie digitale présente des règles du jeu et des contraintes spécifiques :
    • il ne faut pas hésiter à échouer le plus vite possible. Qu’est-ce que cela implique ? se lancer, tester, ajuster ; être ainsi en béta permanente. Eviter donc de dépenser tout son budget dans le lancement et prévoir des réserves, non seulement pour l’animation, mais aussi pour les évolutions et optimisations…
    • ne pas minimiser les spécificités de l’exécution (technique, fonctionnelle, graphique, éditoriale, virale), ou encore l’adéquation entre les ressources allouées et les objectifs poursuivis. L’exécution est tout aussi importante que le fond (posture, message, tactique de diffusion).

La fin de l’année se prépare maintenant, n’hésitez pas à nous solliciter cet été pour réfléchir à votre stratégie digitale : on est là !

 

Webreakfast LIMITE n°4 : les hackers sont ils des modèles pour les acteurs non marchands ?

France 4 a diffusé récemment en avant-première sur Internet et diffusera vendredi sur son antenne le reportage « Pir@tages » qui traite de la culture et de l’éthique des « hackers » et que les geeks ont qualifié, sur Twitter et dans la blogosphère, de « salutaire » mais « avec « 10 ans de retard » tant le modèle hacker est à l’origine et au coeur du développement des technologies et des entreprises Internet. Mais est il également un modèle pour les associations, fondations et ONG ?

Pir@tages

Avec le journalisme de données ou l’organisation de fuites anonymes, dans le contexte des révolutions arabes et en parallèle de la montée de législations ou de dispositifs de contrôle de l’Internet, les hackers ont également fait irruption sur la scène géopolitique, médiatique et politique, à tel point qu’on parle d’une « internationale hacker » et de nouvelles formes d’activisme pour désigner les actions et les mobilisations portées par les émules de Wikileaks, les collectifs de hackers Anonymous et Telecomix et des associations comme la Quadrature du Net.

Ces nouveaux acteurs, leur organisation, les thèmes qu’ils portent, leurs méthodes de plaidoyer et de mobilisation, et leur modalités de financement sont autant de sujets de réflexion pour les associations, fondations et ONG qui interviennent dans les différents secteurs de l’intérêt général. A partir d’un balayage critique de ce nouveau paysage, LIMITE invite les acteurs plus traditionnels du secteur non marchand à débattre et à échanger sur les leçons à tirer, les choses à imiter ou au contraire les différences entre le secteur caritatif et grande cause d’une part et ces formes inédites et high-tech de représentation de la société civile.

Exclusivement réservé aux personnels permanents des associations, fondations, ONG, ce webreakfast se déroulera le 5 mai 2011 de 9h à 12h à la Maison des Associations au 23 rue Greneta 75002 Paris, et il est disponible à l’inscription (places limitées) via le formulaire qui se trouve ici.

Le timide élan des fundraisers français pour les Japonais

En terme de « géo-politique de la générosité », le Japon, sans doute a priori perçu comme riche et lointain (autant culturellement que géographiquement), ne suscite, malgré l’ampleur de ses malheurs, qu’un timide démarrage de la mobilisation des fundraisers français.

Help Japan
The flag of Japan gets a charitable makeover from Wieden + Kennedy designer Max Erdenberger in this poster to raise funds for disaster relief.
L’ONG française  la plus réactive est, à l’heure actuelle, le Secours Populaire, qui non seulement appelle au don sur sa home page, mais a déjà mis en ligne un communiqué sur celle d’Infodon, le portail créé par France Générosité, qui n’a cependant pas encore actualisé sa page « urgences ».

La Fondation de France offre à nouveau, aux donateurs et mécènes qui préfèrent déléguer à un expert de confiance le soin de choisir les associations à soutenir, la possibilité de lui confier leurs dons, mais sans la mobilisation forte que des grands médias lui avaient apportée pour Haïti.

Les autres associations ou fondations qui mentionnent déjà la mobilisation pour les victimes de la série de catastrophes qui frappent la populations japonaise sont principalement celles dont le réseau international, souvent présent en Asie, ou qui sont présentes aux Etats-Unis (pays dont la population se sent plus proche des Japonais) : Care, Croix-Rouge, Ordre de Malte et le Secours Catholique via Caritas.

A noter que MSF, qui a pourtant envoyé un avion, n’appelle pas directement à donner pour le Japon sur son site.

Quant aux ONG environnementales, elles mettent l’accent sur la ouverture des événements et la nécessité de relancer le débat franco-français, et, même si leur home porte un bouton de don, elles ne mobilisent pas explicitement (encore) pour les « réfugiés nucléaires » dont les images commencent à circuler sur le web (Fondation Nicolas HulotGreenpeace et WWF).
Help Japan
All profits made by the sale of this poster will be donated to help relief efforts in Japan.
On aurait pourtant pu penser que des communautés impliqués au Japon (entreprises qui y sont présentes, filiales d’entreprises japonaises présente en France, la diaspora via les restaurants ou importateurs d’objets, …) se mobiliseraient ou seraient mobilisées par des ONG ou des internautes. Seule la Maison du Japon à Paris annonce sur sa home une prochaine information sur le sujet et on peut penser que l’initiative suivante sera peu reprise en France : « toutes les boutiques du Groupe Fast Retailing, soit environ 2 200 magasins à travers le monde pour les marques UNIQLO, g.u., Comptoir des Cotonniers, Princesse tam.tam et Theory vont mettre en place un système de collecte de dons pour les clients qui souhaitent soutenir les victimes de cette tragédie. Nous garantissons que ces fonds seront transmis aux victimes pour répondre à leurs besoins »(plus d’infos).

Ce sont finalement les world-companies d’internet, Google, Apple via iTunes, Facebook, Twiter, qui ont été immédiatement présentes. Mais non sans risques de retours de bâtons, soit parce que ces entreprises cotées sont aussitôt soupçonnées de sensationnalisme (solutions pour localiser des victimes sur une carte), ou d’utiliser le fundraising sponsorisé pour doper la fréquentation d’un de leurs services encore peu connu (comme dans le cas du moteur Bing).

Sans doute est-ce ainsi la démonstration que, si internet est un formidable moyen de mobilisation instantanée, transfrontalière et intercommunautaire, les fundraisers ne doivent jamais oublier que la confiance repose sur le désintéressement de l’organisation qui reçoit les dons et que, de même qu’un pays met des années à se reconstruire, cette confiance se construit dans la durée.

Et si les solutions pour réconcilier cette immédiateté et cette durée, ces compétences humanitaires et technologiques, se trouvaient du côté d’une alliance entre les ONG classiques et des acteurs engagés du web : nous on y croit et c’est dans ca cadre qu’on travaille dans le cadre des Crisis Commons au développement du Crisis Camp Paris et à informer (la page Live Blog Japon), à faire du prosélytisme comme cela sera le cas la semaine prochaine lors de l’exercice de simulation « tsunami » dans La Caraïbe française (CARIBE WAVE 11/LANTEX, plus d’infos ici en PDF) que le Crisis Camp Paris va relayer et à la fin du mois de mai où nous allons participer à l’organisation du European Crisis Camp Summit qui aura lieu à La Cantine pour partager et faire se rencontrer le monde de l’urgence, les geeks et les médias.

La situation évoluant à chaque minute, nous compléteront cet article au fur et à mesure des informations (avec notamment demain une mise à jour sur « tout ce qu’on pourrait faire avec Internet pour les Japonais » par Olivier Blondeau du LIMITE Lab), n’hésitez pas à nous signaler des initiatives ou à compléter l’article dans les commentaires.

Société de contrôle 2.0 : Big Brother et little brothers, surveillance et sous-veillance

Cartes d’identité biométriques, fichiers et empreintes génétiques, vidéosurveillance, traçabilité et géolocalisation par les mobiles et les cartes de paiement, exploitation commerciale, politique ou policière des traces qu’on laisse sur le net à son insu ou de son plein gré…

bansky-panoptique

Au delà d’une perception paranoïaque de l’environnement numérique de l’utilisateur face à l’ »ennemi invisible » caché au coeur des réseaux, n’y a t il pas une réflexion plus large à mener sur l’utilisation des données personnelles aux fins de profiling, contrôle social, détournement commercial, voire de manipulation politique, ainsi qu’on a pu constater récemment les effets en Tunisie ou une Egypte.

Si l’outil informatique n’est pas le diable lui même, (« Dont be evil » déclare Google comme règle fondamentale), l’utilisation humaine des données et applications peut se révéler beaucoup hasardeuse, voire dans certains cas contraire aux intérêts et droits des personnes contributrices.

Le Cercle Asimov et Silicon Sentier souhaite lancer un débat ouvert et contradictoire afin de faire le point, le 16 février prochain de 19h30 à 21h00, lors une table ronde sur la société de surveillance 2.0 : convergence des dispositifs ou fantasmes de paranoïaques ?

Renseignements et inscriptions

Avec :

- Dan Van Raemdonck, docteur en philosophie, vice-président de la Fédération internationale des droits de l’Homme (et Président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme belge).

- Patrick Bloche, député et maire du XIe arrondissement de Paris.

- Olivier Razac, docteur en philosophie, enseignant-chercheur à l’École nationale d’administration pénitentiaire, auteur de « Histoire politique du barbelé » (Flammarion, coll. Champs Essais).

- Charles Simon, avocat au Barreau de Paris.

Renseignements et inscriptions

La collecte de fonds sur Internet et les e-donateurs : étude IFOP et analyse de 103 associations

MISE A JOUR : vous pouvez télécharger intégralement l’étude en PDF si vous relayez son existence sur votre compte Twitter ou Facebook :

Etude IFOP LIMITE
Aujourd’hui a été présenté @ La Cantine l’intégralité des résultats de l’étude conduite en novembre et décembre 2010 par LIMITE et l’IFOP au travers d’une méthodologie en 3 phases :

- analyse exhaustive et systématique des stratégies digitales de 103 associations faisant appel à la générosité du public via Internet au regard de 6 familles de critères objectifs (accessibilité, référencement, transparence, interactions non financières, transactions financières, contenus)

- interrogation des Français (échantillon représentatif – méthode des quotas) et d’un segment de « e-donateurs » sur leurs comportements et leurs perceptions vis-à-vis du don en ligne et des associations collectant via Internet

- enquête auprès des responsables des associations sur la place d’Internet dans leurs stratégies de collecte aujourd’hui et pour les années à venir

Pour plus d’informations sur le savoir-faire de LIMITE ou pour une présentation détaillée et personnalisée de l’intégralité des résultats: frederic(point)bardeau(at)agence-limite(point)fr

  • Consultez la présentation du 14 décembre 2010 :

Plus de présentations de l’Agence LIMITE.
Et pour ceux qui veulent revivre l’événement, voici la retransmission en mode « moyens légers », filmé avec un iPhone et diffusé par Qik (ça peut donner des idées) :

Première partie :

Seconde partie :

Mentions et perceptions des ONG sur Wikileaks

Je sais bien que la curiosité est un vilain défaut, et que Wikileaks c’est « un peu limite » comme beaucoup le disent en ce moment, et bien ça fait donc 2 bonnes raisons pour que LIMITE s’intéresse à ce qu’on dit des associations et des ONG dans les cables publiés par Wikileaks et qui sont « browsables » par mots clés, par thème, par date, etc.

Wikileaks

C’est donc après une analyse des principaux cables Wikileaks que l’on peut dire ce que la diplomatie américaine pense des ONG, dont certaines sont clientes de LIMITE (on est trop fiers !), et quelles sont celles qui sont le plus souvent mentionnées par ces « fuites », tout cela mériterait d’être approfondis et cela ne porte que sur les quelque cables disponibles actuellement donc c’est une affaire « à suivre »…

D’abord, commençons par le plus facile, les ONG « non occidentales » qui sont dans le meilleur des cas « à surveiller » comme la Sahrawi Asssociation of Human Rights Victims au Sahara Occidental (Maroc) et les ONG de la Bolivie de Morales qui bénéficieraient de manière indirecte de l’USAID, ou dans la plupart des configurations soupçonnées d’être des soutiens au terrorisme (Hamas, Al Qaeda…) comme l’IHH (Turkish Humanitarian Relief), l’AHF (l’ONG saoudienne Al Haramain Foundation), les ONG pakistanaises Al Rashid Trust et Al Akhtar Trust (interdites par l’ONU), Dar Al-Birr une ONG des Emirats Arabes Unis…

Ensuite au tour des ONG « occidentales » dont les plus souvent citées par les cables sont le WWF, Greenpeace, Human Rights Watch, Amnesty International (qui consacre d’ailleurs des pages au cas Wikileaks / Julian Assange en regard des droits de l’homme et de la liberté d’expression), Médecins Sans Frontières et la Croix Rouge qui sont jugées par la diplomatie US comme relevant de 2 problématiques convergentes sur le fonds mais contradictoires dans les faits concrets puisqu’elles sont à la fois :

  • des sources crédibles quand cela arrange le corps diplomatique :

Le WWF est ainsi abondamment mentionné dans les notes qui traitent de la  »Mafia des forêts » en Russie et de ses trafics et intimidations de même que Greenpeace, alors que Ni Putes Ni Soumises (NPNS) et sa responsable Samira Cadasse dont les propos sont pris très au sérieux (de même que ceux d’Alain Finkelkraut et le blog d’Alain Juppé – SIC) sont « quotées » intégralement pour alimenter un cable démontrant que les émeutes dans les banlieues en France ne sont pas liées à « The islamic factor ».

  • des menaces politiques :

Là c’est donc la même crédibilité et les informations ou la présence des ONG qui sont jugées comme gênantes. C’est vrai pour Guantanamo et les « vols secrets de la CIA » avec le cas d’une ONG espagnole qui a demandé la traduction en justice pour torture de responsables américains, pour Reprieve et Human Rights Watch et pour l’ONG « Caged Prisoners » créée par Moazzam Begg un ancien détenu de Guantanamo dont l’accueil en Europe et en France a été mentionné comme « chaleureux » et donc problématique. Même problématique pour l’Afghanistan, l’Irak et la Guinée où Human Rights Watch est pointée comme un acteur qui complique la problématique d’action de la diplomatie américaine. Autres exemples où l’action des ONG complique la gestion des affaires : les bombes à sous munitions, la violence à Rio de Janeiro (MSF), l’action de Greenpeace et d’IMAZON contre la déforestation au Brésil, ou enfin le « travail » de Pfizer au Nigéria (« Pfizer’s management considers Nigeria a major growth market for its products and having this case behind it will help in efforts to rebuild its image here ») qui serait favorisé par un rapprochement avec les ONG locales mais cela paraît difficile du fait de la présence de MSF à Kano.

Mais là encore, aucune « révélation » ou secret d’Etat (ça à l’air très important pour beaucoup donc disons le même si on est pas trop d’accord), juste la confirmation que les ONG sont un acteur clé dans les environnements nationaux et internationaux et que les plus crédibles d’entre elles compliquent par leurs actions la tâche de l’opacité et favorisent des voix dissidentes : comme Wikileaks d’ailleurs qui pourrait à terme devenir un « média ONG » pourquoi pas ?

Ajout 13 décembre 2010 : nous avions devancé la modification de la stratégie d’Anonymous (We, The People) qui, après avoir mobilisé pour travailler à la perturbation des sites Visa, Mastercard et Paypal (opération #Payback), invite désormais à chercher dans les #cables de #wikileaks à la recherche d’informations « croustillantes » et à les publier (opération #leakspin) : c’est ce qu’on a fait !

Présentation de l’étude IFOP – LIMITE sur les e-donateurs le 14/12 @ La Cantine

Bien que, grâce à l’augmentation du don moyen et aux aides fiscales, la collecte de fonds continue de progresser, le nombre donateurs français tend à se réduire. L’enjeu du renouvellement des troupes est essentiel pour le secteur associatif français. Personne ne doute que, comme dans les autres pays et d’autres secteurs, Internet ne soit central dans cette transformation.

Mais à quelle hauteur, comment et quand investir sur Internet ? Et pour quels objectifs ?

Une étude récente de France Générosités, réalisée sur la base des déclarations de ses organisations membres, constate que celles-ci n’ont enregistré que 1,9% de leurs dons par Internet. Comment expliquer cette faible part d’Internet dans la collecte de fonds caritative française, en retrait par rapport aux progressions rapides que plusieurs fundraisers français et nous-mêmes avons constatées depuis 2008 :
- contradiction entre le déclaratif des « e-donateurs » et leur passage à l’acte de don, comme semble l’indiquer l’étude menée par Mediaprisme sur la base de 2180 répondants de sa communauté d’internautes « Emailetvous » ?
- décalage entre les attentes et les pratiques des « e-donateurs » et ce que leur propose la moyenne des organisations collectrices ?

Alors que l’étude IFOP démontre que 7% des Français se déclarent « e-donateurs » : qui sont ces donateurs en ligne, quels sont leurs comportements et en quoi sont-ils différents, ou non, de ceux des donateurs des autres canaux ? A quelles logiques et attentes faut-il se préparer à répondre instantanément, dans un contexte d’évolution des comportements de consommation dont les industries de la musique, de l’édition, de la presse et de la VPC ont expérimenté les conséquences à leurs dépens ou à leur avantage ? La progression du don en ligne est-elle plus rapide pour les organisations qui mettent en œuvre les stratégies de e-fundraising les plus pro-actives ? Les e-donateurs ont-ils les mêmes préférences en termes de marques et de causes associatives que l’ensemble des donateurs ?

C’est à toutes ces questions que propose de répondre l’étude conduite par l’IFOP pour LIMITE auprès d’un échantillon représentatif de la population française (méthode des quotas), des « e-donateurs » et de 100 organisations françaises faisant appel à la générosité du public via Internet.

Elle se décompose en 4 volets :
- une comparaison systématique des présences Internet selon 6 familles de critères objectifs,
- un sondage sur la fréquence des dons en ligne auprès des Français,
- un sondage réalisé auprès des Français se déclarant « e-donateurs »,
- une enquête par questionnaire et par téléphone auprès des associations.

L’intégralité des résultats sera présentée et analysée par Jérôme Fourquet, Directeur du Département Opinions de l’IFOP.

Le 14 décembre 2010 à 14h30 précises @ La Cantine
(12, galerie Montmartre, 151 passage Montmartre, Passage des Panoramas, 75002 Paris)

Places limitées, détails et inscription sur http://bit.ly/etudeIFOP-LIMITE