Networked nonprofit : comment les réseaux sociaux transforment l’action associative ?

Le troisième rendez-vous LIMITE de la Social Media Week, co-organisé avec Gullibear, s’intéressait à l’impact des réseaux sociaux sur le modèle et l’action des associations, ONG et fondations. Quoi de mieux, donc, qu’une interview de Beth Kanter, spécialiste des ONG, pour ouvrir le débat et la réflexion autour de la notion de « networked nonprofit ».

 

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International Fundraising Congress d’Amsterdam : on y sera et ça va être très numérique !

Je viens de recevoir le programme définitif de cet événement annuel entièrement dédié au fundraising.

International Fundraising Congress

Pendant 4 jours, ça va être le haut lieu mondial de la collecte de fonds, avec les meilleurs (les américains, les scandinaves et de plus en plus les asiatiques), les plus en pointe et donc aussi les meilleurs e-fundraisers du monde. Il y aura des clients, des prospects, des concurrents et des partenaires, la crème de la crème du fundraising français et mondial. Il y aura même David d’Euro American donc c’est pour vous dire le niveau…

Laurent (Terrisse) m’a dit : « je ne suis jamais revenu sans une tonne d’idées, le meilleur congrès que je connaisse, au point de vue qualité des ateliers, organisation » donc c’est pour dire comme j’ai hâte, surtout que je me suis incrit à un Master class où l’on sera 35 e-fundraisers de plus de 15 nationalités et dont le thème est : « Taking digital to the next level–cutting edge techniques. »

La responsable du Master Class, quelqu’un de l’UNICEF, vient d’envoyer un email aux participants pour leur demander ce qu’ils aimeraient voir aborder comme thèmes et surtout les raisons pour lesquelles chacun c’était inscrit à ce Master Class, voici un copié collé de ce que j’ai répondu :

« Dear Anita,

I’am the associate director of LIMITE, a French 360 communication & fundraising agency dedicated to nonprofit organizations, and I’am the expert in charge of all the agency digital issues (internal/clients)

The reason I choose this masterclass is to explore countries & people & techniques & visions on how:
1) digital is currently becoming the new main basecamp of com+fundraising strategies
2) Internet (fix+mobiles) is mixing with « offline » media (radio/TV), techniques (DM) and actions (ground/street)

So I’am not interested in evangelization or pegagogy because I’am already convinced, and more over I’am deploying 360 online strategies + on/offline plans for more than 5 years so I’am aware of best practices and bug efundraising techniques KPI => but I’am starving for cutting edge techniques and steps to go further, I can mention: mobile actions & fundraising, augmented reality & location based activism, decentralized and crowdsourced fundraising…

Hope this can help
Can’t wait for Tuesday
;-)

Best regards

Frederic »

Donc chers lecteurs si d’ici mardi vous avez des questions ou des thèmes que vous aimeriez que je propose d’aborder pendant la session, n’hésitez pas…

Et bien entendu il y aura un live twit en temps réel, un compte rendu des discussions sur ce blog et un webreakfast dédié en forme de débriefing juste après les vacances de la Toussaint.

Vivement mardi !

LIMITE sponsor du Crisis Camp Paris 2 (Internet d’urgence) @ La Cantine le 1er octobre

A la suite du séisme en République d’Haïti et de la mobilisation spontanée des internautes rompus à l’utilisation du microblogging  (Twitter, liveblogging…), des réseaux sociaux (groupes Facebook) et des pratiques les plus en pointe du Net (OpenStreetMap), des barcamps de crise, des « Crisis Camps » se sont tenus dans diverses villes d’Amérique du nord : Washington, Boston, San Francisco, Montréal…

Crisis Camp Paris 2

Ces camps dont l’objectif est la mise en commun des ressources, sont une première ébauche de l’Internet d’Urgence, pour préparer les réponses notamment aux catastrophes naturelles et ils ont vocation à réunir les bénévoles, les académiques, les ONG, les entreprises, les collectivités territoriales et autres géographes, cartographes, humanitaires, secouristes, développeurs, journalistes, internautes activistes… autour des usages des nouvelles technologies d’information et de communication par et pour les citoyens et les communautés en cas de crise.

LIMITE sponsorise et participe activement au Crisis Camp 2 qui se déroulera à Paris @ La Cantine le 1er octobre de 16h à 20h et vous invite à y participer et en parler autour de vous !

Plus d’infos sur le Crisis Camp Paris sur le site de La Cantine et pour s’inscrire c’est là

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Comment concilier business et intérêt général ? Pour le savoir rendez-vous jeudi matin 9h !

Fondation de France Les Echos« Face à une crise financière et économique qui produit aussi une crise de sens, les entreprises sont interpellées par l’opinion publique sur leur rôle de régulateur et leur impact sur l’ensemble du corps social, les interrogeant sur leur rôle au service de l’intérêt général. Face à une crise financière et économique qui produit aussi une crise de sens, les entreprises sont interpellées par l’opinion publique sur leur rôle de régulateur et leur impact sur l’ensemble du corps social, les interrogeant sur leur rôle au service de l’intérêt général. »

D’où la question de savoir « comment concilier business et intérêt général ? », et c’est également le thème du petit déjeuner qu’organisent la Fondation de France et le quotidien économique Les Echos jeudi 10 juin à 9h au Café Reflets du Centre Cerise, un lieu associatif soutenu par la Fondation de France au coeur du quartier Montorgueil dans le 2ème arrondissement. Francis Charhon, le Directeur général de la Fondation de France, participera aux débats qui seront animés par Martine Robert des Echos, alors que Frédéric Laurent témoignera de son expérience en tant que Président du Directoire de Federal Finance.

Nous serons là oreilles grandes ouvertes pour reprendre en live sur Twitter le meilleur des échanges (suivre @fbardeau ou le hashtag #fdf), et pour les images : la caméra d’Ophélie vous captera les meilleurs moments que nous monterons pour une diffusion sur le site www.fondationdefrance.org

Federal FinanceFederal Finance a créé en 2000 « Federal Actions Ethiques ». Ce fonds est investi dans des entreprises françaises qui respectent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance d’entreprise. En décembre dernier, Federal Finance s’est engagée à reverser chaque année le tiers des frais de gestion du fonds Federal Actions Ethiques à la Fondation de France. Ainsi, grâce à son rendement de plus de 77% sur trois ans et un encours supérieur à 80 millions d’euros, le Fonds Federal Actions Ethiques rend les performances financières compatibles avec des actions de solidarité. Face à l’ampleur des besoins actuels, Federal Finance a décidé de soutenir des projets concernant la solidarité entre les générations (aide aux personnes âgées isolées et dépendantes) et la protection de l’environnement. Un an après le début du partenariat, le don de Federal Finance a aidé à soutenir 5 associations, parmi lesquels figurent la Ligue de Protection des Oiseaux de l’Hérault, le Centre Social et Culturel Jean et Joséphine Peyri et l’Association AFIP Bourgogne Franche-Comté.

A jeudi !

Conférence Facebook f8 : réactions à vif

C’est l’effervescence chez les geeks de l’Agence depuis les dernières annonces de Facebook (conférence f8), on vous en poste juste un petit florilège de ce qui a circulé par mail…


Fred : l’amour débarque sur facebook

depuis hier et f8, il n’y a plus de « fans » sur facebook mais des gens qui « aiment » donc on peut dire que Facebook a élargi le sens de la notion d’amour, qui était auparavant cantonné aux informations du Mur et aux Profils entre eux (mariés, en couple, etc.) en l’étandant aux organisations, marques et produits… donc maintenant si vous voulez manifester votre engagement en faveur d’une page « commerciale » ou « associative », vous ne deviendrez plus « Fan » mais vous direz « J’aime »… c’est Saatchi & Saatchi qui doit se réjouir de ce clin d’oeil à sa théorie de la « love marque »… mais quand on dit qu’on « aime » une marque sur Facebook, on ne fait pas que manifester un sentiment, on donne aussi beaucoup de soi en terme d’informations, de ciblage publicitaire… et pas seulement à la marque qu’on aime mais à TOUS les annonceurs de Facebook et donc c’est pour le meilleur et pour le pire…

Nico : la naissance d’un espace tentaculaire

avec la fonction « j’aime » que l’on peut retrouver hors Facebook, donc sur l’ensemble du web, Facebook devient un espace tentaculaire qui pourrait s’intégrer, à terme, sur l’ensemble des contenus publiés sur Internet. Le réseau social deviendrait alors un supra-réseau au Web que l’on connait, puisqu’il s’y agrège et crée des connexions entre les contenus via les liens entre les personnes. Le ciblage peut devenir extrêmement puissant, puisque ce sont les interactions de l’internaute avec l’ensemble du Web qui commencent à être recensées. Deux questions se posent alors : la 1ère est éthique, le problème n’est pas nouveau mais prend des proportions plus préoccupantes (enjeu pour l’utilisateur : simplification de la navigation vs. conservation des traces de la navigation), et la seconde est publicitaire puisque le ciblage deviendrait tellement performant qu’il concurrencerait les Adwords de Google qui sont sa principale voir unique source de revenus… D’ailleurs la concurrence avec Google va même au-delà et devient frontale avec le partenariat Facebook / Microsoft sur le cloud computing avec docs.com… Et plus fondamentalement, avec l’ouverture de Facebook à l’ensemble du Web, on peut imaginer que le départ d’une navigation sur Internet va pouvoir se faire sur la timeline Facebook, sur laquelle beaucoup d’informations « validées » par nos amis est présente (et pas uniquement leurs humeurs). » On aperçoit alors une nouvelle forme de navigation, moins exploratrice (comme avec les moteurs de recherche) et plus fondée sur ses propres centres d’intérêts et ceux de ses contacts.

Séb : une OPA sémantique !

c’est une OPA sémantique ou du «  »open standard washing » ;-) il n’y qu’à jeter un oeil ici : http://stream.valeurdusage.net/fbns : en effet chez Dailymotion c’est tout les documents html en intégralité qui ont troqué le bon vieux : <html xmlns= »http://www.w3.org/1999/xhtml »> pour un : <html xml:lang= »fr » xmlns:fb= »http://www.facebook.com/2008/fbml »>
c’est pas rien parce que c’est de fait le seul espace de nommage déclaré au niveau le plus haut sur le site de Dailymotion… FB ambitionne de sémantiser le maximum d’objets web  (cf. voir comme partenaire Microsoft et sa version Docs concurrente de Google, où l’on pourra « liker » les documents), à l’aune de son vocabulaire, et il définit pour ce faire les types d’objets dignes de sens – c’est à dire en particulier digne du «  »j’aime »… il définit également les règles du jeu (la latitude à manier ces métadonnées) … sachant que tout ça sera consolidé chez Facebook… on devrait nous aussi jouer avec pour voir, en commençant par notre blog – cf.  http://developers.facebook.com/docs/opengraph

Et vous, vous en pensez quoi ?

Retour sur une semaine très agricole…

La semaine dernière, nous avons passé du temps au Salon International de l’Agriculture avec 2 actualités clients, et un rendez-vous important avec une membre potentiel de notre Comité d’éthique. Retour sur une semaine verte, rurale et agricole, tout ça en images.

D’abord nous sommes très contents d’avoir accompagné CIWF France, l’ONG du bien-être animal dont la première participation au Salon de l’agriculture a été médiatisée par notre partenaire, l’agence RP YESwecan. En quelques jours, les équipes CIWF France ont pu aborder la question du bien-être des poules pondeuses directement avec le grand public, avec les industriels de l’agro-alimentaire et avec les médias français de la presse grand public et professionnelle (10 retombées), radio/TV (3) et Internet (16). Alors si vous ne savez pas « comment lire un oeuf », rendez-vous sur le site du CIWF France.
Le CIWF France au Salon de l'agriculture 2010
Le CIWF France au Salon de l’agriculture 2010

Comme toutes les marques associatives, le Téléthon doit aussi gérer sa communication corporate

Les résultats du Téléthon de ce week-end prouvent que la polémique soulevée la semaine dernière était regrettable. Malgré la polémique, le niveau est maintenu, même si ce sont les dons en ligne qui sont en baisse…

En effet, de nombreuses expériences ont démontré depuis longtemps que la générosité entraine la générosité, qu’elle ne se divise pas, ni ne s’additionne en « rognant » sur un espace vital limité, mais qu’elle se multiplie. Quand le Téléthon va bien, tout le monde va bien. La générosité n’est pas « un jeu à somme nulle » comme disent les économistes.

L’impact de cette attaque montre cependant que les marques associatives sont vulnérables, car elles reposent sur une confiance a priori. Une confiance « aveugle » fondée sur peu de preuves de l’efficacité du don. Certes, les programmes sont accessibles sur les sites et dans les rapports d’activité Mais les associations et fondations, aux besoins limités, sommées par les instances de contrôle de n’investir que pour récolter avec des bénéfices à court terme et affectés, sont rares qui peuvent consacrer moyens humains et financiers à médiatiser fortement, publicitairement, durablement, leur cause, leur vision, leurs actions, leurs résultats.

Dans l’étude que LIMITE publie prochainement avec LIMELIGHT pour la Mutuelle Saint Christophe (spécialiste de l’assurance des risques associatifs pour le Secours Catholique, le Secours Populaire, etc), les dirigeants de grandes associations et fondations qualifient eux-mêmes leurs organisations de « colosses médiatiques aux pieds d’argile ».

BNP Paribas ou le Service d’Information du Gouvernement achètent des heures à la télévision et à la radio, des kilomètres carrés dans la presse et des millions de pixels sur le web pour valoriser leur action.

Les associations ne le peuvent pas. Il serait choquant qu’elles y consacrent les mêmes moyens. Mais elles sont très fragilisées de n’avoir, pour la plupart, aucune stratégie « corporate ».

Surtout lorsque de nouveaux publics doivent être sollicités, qui les connaissent moins, comme les mécènes, les jeunes ou les nouveaux philanthropes.

Campagne du CISS sur la santé solidaire en danger : la suite

Le Monde daté d’aujourd’hui fait sa Une sur « Le coût des dépenses de santé en forte hausse ». Dans l’article, l’enquête avec LH2, pour laquelle LIMITE a accompagné CISS dans la conception et l’orchestration de sa campagne on et off line, est citée au côté d’autres études et prises de parole (Jalma, Générale de santé…) autour de la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale au Parlement.

Il y a là une piste stratégique à méditer pour les marques qui veulent porter leur cause sur le devant de la scène médiatique, notamment lorsqu’elles veulent toucher les publics influents.

Dans un déjeuner que quelques dirigeants de communication associatifs avaient hier avec des responsables de ce même grand quotidien du soir, celui de la rédaction annonçait que la tendance allait de moins en moins être de traiter exhaustivement tous les sujets dans le journal papier, qui avait déjà commencé à être beaucoup plus analytique et discriminant, et développer non plus 4 ou 5, mais 2 ou 3 articles par page sur, par rubrique, « le fait que nous considérons le plus important des dernières 24h, voire de la semaine ». L’information en flux étant, quant à elle, de plus en plus développée et de mieux en mieux organisée et hiérarchisée sur lemonde.fr (qui compte 5,5 millions de visiteurs uniques par mois et 1 million de connections par jour selon un autre responsable du Monde qui était présent), et les services pour les smartphones (1 million de personnes ont téléchargé l’application Le Monde sur leur iPhone).

Une tendance qui confirme que, pour déclencher un sujet, il va de plus en plus être judicieux de rechercher des alliances « tactiques » avec d’autres annonceurs sur ce même sujet, même s’ils sont concurrents, afin d’orchestrer des prises de paroles concomitantes qui « créent une actualité ».

Deux conséquences :

1)   Les associations, fondations et ONG, qui commencent à être mieux considérées par les élites (la population générale ayant depuis longtemps compris leur importance), les acteurs de l’économie sociale et militante, qui sont de moins en moins frileux pour professionnaliser leur com, et les marques marchandes lorsqu’elles s’engagent – vraiment – sur des sujets d’intérêt général et recherchent donc une reconnaissance publique de cet engagement, vont de plus en plus avoir intérêt à monter des campagnes coordonnées (y compris à un niveau transnational, qui est de plus en plus pertinent sur les grands sujets et peut en plus bénéficier de subventions européennes) pour faire progresser la mobilisation des publics actifs sur leur cause au sein du grand public, en contrepoint d’autres campagnes destinées à éclairer leur positionnement spécifique (vision, valeurs, action, efficacité) sur cette cause ;

2)   Ce positionnement spécifique de chaque marque engagée sur sa cause va de plus en plus dépendre de l’articulation entre ces grandes prises de paroles (collectives ou de la marque) et la relation gérée en flux continu par les médias électroniques.