Avec l’Econovateur, découvrez l’eldoraBIO des tendances 2012 !

Tout le monde s’accorde désormais à dire que le bio est sorti du bois… Pas une enseigne de la grande distribution qui n’ait son « corner bio », pas un mag féminin qui ne consacre régulièrement un papier à la cosmétique, à la santé « vertes »… Mais connaissons-nous vraiment le bio d’aujourd’hui, qui représente désormais 4% de notre consommation ?
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LIMITE sponsor du Crisis Camp Paris 2 (Internet d’urgence) @ La Cantine le 1er octobre

A la suite du séisme en République d’Haïti et de la mobilisation spontanée des internautes rompus à l’utilisation du microblogging  (Twitter, liveblogging…), des réseaux sociaux (groupes Facebook) et des pratiques les plus en pointe du Net (OpenStreetMap), des barcamps de crise, des « Crisis Camps » se sont tenus dans diverses villes d’Amérique du nord : Washington, Boston, San Francisco, Montréal…

Crisis Camp Paris 2

Ces camps dont l’objectif est la mise en commun des ressources, sont une première ébauche de l’Internet d’Urgence, pour préparer les réponses notamment aux catastrophes naturelles et ils ont vocation à réunir les bénévoles, les académiques, les ONG, les entreprises, les collectivités territoriales et autres géographes, cartographes, humanitaires, secouristes, développeurs, journalistes, internautes activistes… autour des usages des nouvelles technologies d’information et de communication par et pour les citoyens et les communautés en cas de crise.

LIMITE sponsorise et participe activement au Crisis Camp 2 qui se déroulera à Paris @ La Cantine le 1er octobre de 16h à 20h et vous invite à y participer et en parler autour de vous !

Plus d’infos sur le Crisis Camp Paris sur le site de La Cantine et pour s’inscrire c’est là

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Le réseau de dort jamais, et nous non plus !

Green Icon Set, green-silver. Digital illustra...

L’adage est connu depuis le début d’Internet mais il n’a jamais aussi vrai qu’aujourd’hui : non le réseau ne dort jamais et il n’est pas prêt de dormir…

Attali avait parlé de 6ème continent au tout début 2000, c’est désormais Luciano Floridi qui qualifie dans une traduction récente en français Internet de 4ème révolution en parlant d’Internet, 4ème après Copernic, Darwin et Freud. Pour lui, nous poursuivons avec Internet notre programme informationnel, comme nous le faisons depuis l’âge de bronze et l’invention de l’écriture en Mésopotamie au 4ème millénaire avant notre ère avec à présent une révolution centrée sur le silicium, alors que celles qui l’ont précédé étaient basées sur le carbone.

Luciano Floridi annonce la prochaine disparition de la frontière on et offline au profit d’un monde complètement « onlife », un « environnement qui fonctionne de n’importe quelle chose à n’importe quelle chose (a2a – anything to anyhting), partout et tout le temps (a4a – anywhere for anytime) et en temps réel » : on aurait pas dit mieux…

Ce réseau là, qui est en devenir aujourd’hui, déjà là mais pas encore en phase avec les usages, la culture et les intérêt des générations qui possèdent la main pour le déployer, ce réseau là est en train de « hacker » (au sens premier du terme) des secteurs entiers de l’économie mondiale, la politique et la société civile (lire les contributions et les ouvrages de Laurence Allard et d’Olivier Blondeau).

En appliquant méthodiquement le modèle du bazar et non pas celui de la cathédrale, ce réseau ne créé pas d’anarchie mais bien un nouvel ordre, ou un ordre nouveau comme on voudra. Les logiciels libres et l’open source, Wikipédia, les blogs, les Creative Commons, les API ouvertes… tout cela fabrique du commun et c’est tant mieux, ça change…

Au-delà des « vertus démocratiques » d’Internet, l’idéologie « libérale-libertaire » du réseau apporte un vent nouveau dans les prises de paroles et les capacités d’action : son pouvoir égalisateur et son caractère capillaire n’ont pas fini de nous surprendre. Mais la prophétie deleuzienne de la « société de contrôle » que le numérique permet n’a pas non plus fini de nous effrayer, car elle est tout aussi violente que la société disciplinaire qu’a si bien étudié Foucault.

Ayons malgré tout confiance avec Dominique Cardon : les hackers, les développeurs du libre, les activistes des biens communs, les prophètes de l’intelligence collective, les avocats des téléchargeurs-remixeurs, les apôtres de la liberté d’expression et des travestissements identitaires, les militants d’une information alternative et les universitaires ont été les premiers théoriciens praticiens de l’Internet, et ils le resteront pour nous préserver des dérives que nous constatons.

Instaurer un réseau aussi facile à lire qu’à écrire, en rendant la contribution simple à tous les utilisateurs connectés, c’est créer de nouvelles conditions de possibilités et se payer le luxe de voir surgir des choses incroyables tant les communautés et les modes d’actions Internet sont « électifs » donc très puissants, ce pour le meilleur comme pour le pire.

Pour les marques associatives, les ONG, les entreprises, les institutions et le Gouvernement, la configuration est donc complexe mais il s’agit là encore de faire confiance à ceux qui créent, maintiennent et utilisent le réseau avec éthique et de manière responsable. C’est vrai pour les individus, les organisations et pour nous aussi.

C’est pour cela que l’Agence veille, participe, évangélise et travaille tous les jours à construire un Internet toujours plus responsable.

C’est vrai au sens large par les liens que nous avons avec des personnes de l’ISOC ou de la Quadrature du Net, c’est vrai par l’attention que nous portons à nos choix techniques et nos partenaires en privilégiant le « libre » et l’accessible, c’est vrai également au niveau de notre profession car nous tentons d’élaborer avec nos collègues et néanmoins concurrents, dans le cadre des associations professionnelles ou pas, des bonnes pratiques pour une communication et une collecte de fonds responsables, et c’est encore vrai pour finir par le quotidien, en interne et auprès de nos clients, par le souci que nous avons en permanence de mettre en place des stratégies Internet éthiques, économiques et bien sûr performantes !

Donc pour résumer : le réseau ne dort jamais, mais nous non plus !

Et c’est pour cela que l’Agence va très prochainement proposer aux organisations qui placent Internet au coeur de leurs stratégies de nouveaux moyens d’agir, de nouvelles méthodes de travail et des solutions simples pour tirer le meilleur parti du numérique.

A bientôt donc.

Les pionniers de l’or vert aux USA (Dominique Nora), mais en France ?

Dominique Nora est ingénieur agronome de formation et elle travaille au Nouvel Observateur dont elle a été la correspondante pour les Etats-Unis pendant des années. Dans « Les pionniers de l’or vert », elle s’intéresse à Richard Branson (Virgin), Tony Blair, Larry Page (Google), Jimmy Wales (Wikipédia), Al Gore, Bill Clinton, Björk, Neil Young, Sir Paul McCartney, à leur conscience écologique et à leur rapport au business de la décarbonisation et de la lutte contre le réchauffement climatique : cleantech, greentech, ernergytech, infotech…

Les Google de la Green Economie sont pourtant déjà là – Tesla Motors, Better Place, eSolar, Amyris, Sustainable Spaces, Makani Power, Idealab – et comme le dit l’auteur  « ils n’ont rien à voir avec les tree-huggers américains, les militants anti-OGM de France ou les antinucléaires allemands. Zéro cynisme, zéro révolte ». Ils sont souvent un peu loufoques mais ils appliquent l’adage de Gandi (« D’abord ils vous ignorent, puis ils rient de vous, puis ils vous combattent… et puis vous gagnez. ») et ils génèrent des millions de dollars…

La conjonction entre Terminator le Gouverneur républicain mais ultra-green de Californie et l’arrivée au niveau fédéral du démocrate Obama à la Maison blanche a créé un boulevard pour ces pionniers de l’or vert et pas seulement en Californie mais aussi en Oregon, Le Connecticut, le Vermont, New York et Washington (source : American Council for an Energy Efficient Economy). L’industrie et le web se réconcilient dans ce nouveau far west, Google Ventures investi dans les énergies vertes, Starbucks passe au café tout équitable et réduit son prix de vente pour ceux qui possèdent un mug « en dur » et évitent donc le gobelet en plastique.

Du côté du consommateur on le sait, les comportements sont plus longs à se modifier et la typologie suivante domine :
- les engagés : savent quoi faire, comment le faire et ils le font souvent
- les contradictoires : savent quoi faire et comment le faire mais ne le font pas encore
- les préoccupés : veulent apprendre quoi faire mais ne le font pas encore
- les incertains : ne savent pas comment faire la différence
- les cyniques : ne savent pas ou s’en moquent

Face à Patagonia qui est exemplaire et qui reste indépendant, Dominique Nora revient sur les exemples exemplaires qui ont été absorbés par les acteurs historiques : Ben & Jerry par Unilever, les céréales Kashi par Kellogg’s, le dentifrice Tom’s of Maine par Colgate-Palmolive, les yaourts Stonyfield Farms et Les 2 vaches par Danone, les chocolats Green & Black’s par Cadbury Schweppes, Odwalla et Innocent par Coca Cola, les baumes Burt’s Bees par Clorox, Body Shop par L’Oréal… Restent ils exemplaires ? On ne le sait pas vraiment, mais on se prête à rire quand dans le livre on découvre que certains ONG environnementalistes US ont créé des Brigades Anti-Greenwashing : à quand des descentes chez Areva, Total, au Crédit Agricole, chez Volkswagen, Henkel, Renault…

Une voiture de sport électrique à 100000 dollars ou démocratiser les voitures électriques en les vendant mais en louant les batteries et en mettant l’électricité en vente sur abonnement, les maisons écolos pas chères ou le choix de la rénovation contre la construction dans le bâtiment ou la réduction des surfaces de vie au profit d’un meilleur agencement intérieur, la gestion intérieure de ses flux d’énergies au travers d’une console en ligne, biofiouls cellulosiques ou à partir d’algues, médicaments à bas coût contre la malaria, systèmes individuels ou collectifs solaires, champs d’éoliennes sur la wind belt, leurs idées ne manquent pas d’air sans CO2…

Que les pionniers français (qui sont ils ? qui pourrait citer des entreprises innovantes des greentech françaises ?), ou les pionniers étrangers qui veulent s’implanter en France ne cherche plus qui consulter comme agence : nous sommes là !

Bonne année avec Le Manifeste du Marketing Vert de John Grant

C’est pas si souvent qu’on lit un livre et qu’on se dit : il a raison, c’est ce qu’on essaye de faire et de dire aussi. Alors ça méritait bien un article non ? Surtout au moment des bonnes résolutions ? Le petit résumé qui suit ouvre des perspectives intéressantes au niveau stratégique et au niveau marketing durable pour les entreprises, avec les acteurs de la société civile ou non-marchande, en espérant que cela nous promette une année 2010 palpitante à la hauteur du programme des réjouissances défendu par John Grant dans « Le Manifeste du Marketing Vert »…

L'auteur du Manifeste pour le Marketing Vert
L’auteur du Manifeste pour le Marketing Vert

La première chose, c’est que John Grant est l’un des cofondateurs de St Luke’s, une agence de publicité socialement responsable basée à Londres. Cette agence a travaillé pour Body Shop (avant L’Oréal), IKEA, Innocent, Lego, 02 et elle est avec Cone (Boston), Futerra dont nous avons interprété le Le guide du greenwashing et Clownfish une source de respect et d’inspiration pour LIMITE et le modèle d’agence que nous défendons. Sa constante recherche d’idées cheval-de-Troie et de solutions radicales, mais toujours gagnant-gagnant, a contribué aux succès de ses clients et à lui créer un véritable statut de gourou. Un des concepts clés de John Grant et de son manifeste pour le marketing vert, c’est la « vélocité éthique » c’est-à-dire la vitesse de transformation vers l’éthique et donc la priorité et les ressources qui y sont accordées de facto qui doivent primer. pas forcément le secteur d’activité (pétrole, automobile…), ou l’histoire de la marque (pollueuse ou pas). Comme exemples, Mac sur le green IT suite au 1er rapport de Greenpeace, ou McDonald’s en global sont pertinents.

Le modèle que John Grant défend est conçu pour éviter tout greenwashing (ou écoblanchiment), et au final pour esquisser un pas vers un marketing durable qui rompt avec les règles classiques du marketing. Son échelle d’action est simple et valable pour tous les secteurs d’activité et tous les champs de la consommation :
- éducation : le manque de connaissances est le premier facteur de mauvaises habitudes
- banalisation : faire paraître le vert normal, et non l’inverse
- généralisation : le g-commerce (pour green commerce) doit remplacer le commerce
- acculturation : passer de la contrition à la conviction, et de la conviction au plaisir (l’eau du robinet plutôt que l’eau en bouteille, mais dans une carafe avec une rondelle de citron…)

Le Manifeste du Marketing Vert
Le Manifeste du Marketing Vert

Alors au détour des pages, on se reconnaît assez facilement quand on lit qu’il prône l’interdiction de la publicité pour le quartile le plus polluant de chaque secteur d’activité (les 4×4 pour l’automobile). Nous on avait pensé à une taxe Tobin publicitaire sur les annonceurs / produits polluants, qui alimenterait la création et la diffusion de campagnes citoyennes pour faire entendre le son de cloche inverse. Et quand il dit que le marketing vert demande de l’intégrité, on le rejoint là aussi complètement : une réputation prend des années à construire, quelques instants à se défaire et des siècles à reconstruire… nous sommes donc tous condamnés à l’intégrité, et au-delà de la réputation en final : « il n’y a plus de business à faire sur une planète morte, et/ou sans humains. »

Les recettes développées dans le livre, pour chaque stade (vert de base, vert soutenu et vert vif), sont bien pensées, humbles, efficaces, innovantes. Et à contrario John Grant explique bien comment le pire des péchés capitaux du greenwashing c’est la métonymie publicitaire, qui consiste à faire passer une action positive comme preuve d’une exemplarité globale. Le partenariat UNICEF / Pampers pour vacciner des enfants est un vrai cas d’école qu’il décortique sans complaisance : les couches jetables ne sont pas écologiques, Pampers a dépensé 10 fois plus en pub et en marketing que ce qui a été donné à l’UNICEF, ce qui est complètement asymétrique d’une part vis-à-vis de l’UNICEF dont l’image a été utilisée dans cette opération, et aussi par rapport aux moyens que Pampers devrait investir dans sa politique RSE, et donc au final une opération plutôt au détriment de l’UNICEF. Mais cette opération à permis 7 millions de vaccinations malgré tout pourra-t-on répondre…

Pour John Grant, « tout est dans l’idée » et le plus important c’est de co-produire les règles du jeu que l’on se fixe avec les ONG et de donner l’exemple en agissant. La communication ne fait alors que raconter comme s’opère le changement. Et là on ne peut qu’applaudir des deux mains tant c’est ce que nous essayons de faire a quotidien. C’est donc l’idée, le produit ou le service et la manière de le rendre aux usagers / clients qui sont déterminants. Et il n’y a qu’à se baisser pour en avoir des idées durables, de biens et de services durables, et c’est là le vrai manifeste pour le marketing vert :

  • « des produits de substitution moins nocifs ou moins gaspilleurs, mais présentant aussi des avantages économiques (moins chers), ou culturels (meilleurs une fois adoptés)
  • des nouveaux dispositifs qui suppriment des étapes polluantes (comme la distribution ou le transport), ou exploitent de nouvelles efficacités (réseaux)
  • des idées qui prolongent l’usage ou la durée de vie des biens existants, ou qui réduisent le gaspillage (produits rechargeables, durables ou réparables)
  • des produits moins nuisibles lorsqu’ils arrivent en fin de vie (recyclables, réutilisables)
  • des idées reposant sur le partage, la mise en commun, le troc ou toute autre forme de coopération entre consommateurs, afin de réduire notre impact collectif
  • des idées qui favorisent les prises de conscience culturelles
  • des idées pour une plus grande responsabilité des entreprises quant au cycle de vie de leurs produits : louer plutôt que vendre, réutiliser et recycler pour supprimer les déchets
  • des idées qui créent des précédents en matière de consommation (habitudes et préférences) sur lesquels pourront s’appuyer d’autres entreprises attachées à l’environnement
  • des idées qui poussent à de nouvelles régulations dans une industrie donnée, ou sur un sujet dans son ensemble
  • des idées pour satisfaire des besoins psychologiques sans produire de biens supplémentaires
  • des idées pour entraver les perspectives des mauvaises organisations, par exemple des substituts ou des équivalents gratuits
  • des idées qui affaiblissent le consumérisme, l’individualisme, l’égoïsme et les images usurpées
  • des idées pour promouvoir le mieux-vivre, les valeurs collectives, le bonheur véritable
  • des idées qui bien qu’en avance sur leur temps seront reprises ou imitées par des marques grand public
  • des idées qui instaurent de nouveaux modèles économiques, voire de nouvelles formes de capitalisme
  • Tout type d’idée qui m’aurait échappé mais qui permettent de remplir à la fois des objectifs commerciaux et verts / sociaux ! »

En revanche, pour les concevoir, les commercialiser et les faire connaître, cela passe d’abord et principalement par le fait de tordre le cou aux idées reçues des verdophobes pour qui si c’est écologique, équitable ou durable, c’est :
- rudimentaire, sale, grossier, malodorant, sans charme
- dépassé, en retard, anti-moderne/contemporain
- peu pratique et chronophage
- lié à un sacrifice ou à un bénéfice inférieur, voire inconfortable
- sans autre avantage que celui d’être vertueux
- bizarre et donc assimilé à des gens bizarres
- hégémonique et contraignant (disciplinaire)
- plus coûteux et moins efficace

Mais il y a des agences pour faire tout ça ne vous inquiétez pas…

Campagne du CISS sur la santé solidaire en danger : la suite

Le Monde daté d’aujourd’hui fait sa Une sur « Le coût des dépenses de santé en forte hausse ». Dans l’article, l’enquête avec LH2, pour laquelle LIMITE a accompagné CISS dans la conception et l’orchestration de sa campagne on et off line, est citée au côté d’autres études et prises de parole (Jalma, Générale de santé…) autour de la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale au Parlement.

Il y a là une piste stratégique à méditer pour les marques qui veulent porter leur cause sur le devant de la scène médiatique, notamment lorsqu’elles veulent toucher les publics influents.

Dans un déjeuner que quelques dirigeants de communication associatifs avaient hier avec des responsables de ce même grand quotidien du soir, celui de la rédaction annonçait que la tendance allait de moins en moins être de traiter exhaustivement tous les sujets dans le journal papier, qui avait déjà commencé à être beaucoup plus analytique et discriminant, et développer non plus 4 ou 5, mais 2 ou 3 articles par page sur, par rubrique, « le fait que nous considérons le plus important des dernières 24h, voire de la semaine ». L’information en flux étant, quant à elle, de plus en plus développée et de mieux en mieux organisée et hiérarchisée sur lemonde.fr (qui compte 5,5 millions de visiteurs uniques par mois et 1 million de connections par jour selon un autre responsable du Monde qui était présent), et les services pour les smartphones (1 million de personnes ont téléchargé l’application Le Monde sur leur iPhone).

Une tendance qui confirme que, pour déclencher un sujet, il va de plus en plus être judicieux de rechercher des alliances « tactiques » avec d’autres annonceurs sur ce même sujet, même s’ils sont concurrents, afin d’orchestrer des prises de paroles concomitantes qui « créent une actualité ».

Deux conséquences :

1)   Les associations, fondations et ONG, qui commencent à être mieux considérées par les élites (la population générale ayant depuis longtemps compris leur importance), les acteurs de l’économie sociale et militante, qui sont de moins en moins frileux pour professionnaliser leur com, et les marques marchandes lorsqu’elles s’engagent – vraiment – sur des sujets d’intérêt général et recherchent donc une reconnaissance publique de cet engagement, vont de plus en plus avoir intérêt à monter des campagnes coordonnées (y compris à un niveau transnational, qui est de plus en plus pertinent sur les grands sujets et peut en plus bénéficier de subventions européennes) pour faire progresser la mobilisation des publics actifs sur leur cause au sein du grand public, en contrepoint d’autres campagnes destinées à éclairer leur positionnement spécifique (vision, valeurs, action, efficacité) sur cette cause ;

2)   Ce positionnement spécifique de chaque marque engagée sur sa cause va de plus en plus dépendre de l’articulation entre ces grandes prises de paroles (collectives ou de la marque) et la relation gérée en flux continu par les médias électroniques.

Les 1ères Assises de la Fiducie Philanthropique à l’Institut Pasteur comme si vous y étiez mais en léger différé…

Pour ceux qui n’étaient pas ce matin aux 1ères Assises de la Fiducie Philanthropique organisée par l’Institut Pasteur, voici quelques morceaux choisis parmi les interventions :

> Alice Dautry Directrice générale de l‘Institut Pasteur :
« A l‘Institut Pasteur la philanthropie est dans notre ADN »

> CerPhi :
- « le premier constat : une grande effervescence du secteur de la philanthropie depuis peu en France »
- « le fonds de dotation = + de souplesse, donc outil d‘indépendance pour la demande allègement fiscal + indépendance »
- « plusieurs philanthropes souhaitent une structure unique d’orientation vers le(s) bon(s) expert(s) »

> François de Witt (animateur) :
« Désormais le proverbe a tort qui disait ‘le bruit ne fait pas e bien et le bien ne fait pas de bruit’  »

> Bruno-Julien Laferrière (PDG Banque Transatlantique) :
- « Nous avons de plus en plus affaire à des acteurs qui veulent avoir une approche plus entrepreunariale de leurs dons »
- « Les nouveaux philanthropes qui viennent nous voir nous disent <<Je veux un retour sur mon investissement sociétal>> »
- « La Fondation Bill Gates distribue plus d’argent que l’ensemble des structures caritatives françaises »

> Denis le Squer (Pdt du Directoire de la Fondation pour a Recherche Médicale) :
« La possibilité donnée au philanthrope d’évaluer l’efficience de leur don est vital »

> Pierre Moussa (philanthrope) :
- « Notre première opération en 1999 a consisté à consacrer 2 millions d’euros, capital et revenu, à une fondation pour la création de micro-entreprises en Afrique »
- « Pour les 3 suivantes (pour l’Institut Pasteur, Aide Médicale Internationale et une œuvre religieuse) nous avons recouru à des donations temporaires d’usufruit à hauteur de 2millions d’euros de capital chacune. Si tout se passe bien, on reconduira après 5 ans et si on est satisfait, le capital sera légué à chaque cause correspondante »
- « La 5ème opération est une donation temporaire d’usufruit de 2 millions d’euros de capital pour la Fondation de l’Alliance Française »
- « Mes conseils concernant la gestion des capitaux confiés en usufruit : a) ne pas trop se disperser ; b) ne pas faire que monétaire (l’Etat y pousse), car il faut tout de même que cela génère le plus de fonds possible pour la cause »

> Denis le Squeer (Pdt du Directoire de la Fondation pour a Recherche Médicale) :
« Afin de préserver le capital donné en usufruit, par exemple pour les futurs héritiers, l’idéal est un placement de type BMTN, bons à moyen terme négociables, qui permettent de créer un produit sur mesure mais sécurisé »

> Maître Bernard Monassier :
- « Tout a changé : la politique et l’attitude de l’Etat, et celles des donateurs. Nous avons aujourd’hui le meilleur contexte philanthropique du monde »
- « Attention, les legs qui tombent aujourd’hui sont des testaments d’il y a 20 ans. Mais les notaires ne reçoivent quasiment plus de legs par testaments, alors que la philanthropie est à la mode »
- « Beaucoup de clients nous disent qu’ils ne veulent pas faire de legs, qu’ils ne pourront pas contrôler après leur mort, à des associations dont ils n’arrivent pas à connaître le fonctionnement »
- « Les notaires se considèrent comme incapables d’informer leurs clients sur le fonctionnement des associations »
- « Il faut une révolution dans le contrôle des associations, en s’inspirant du <<charity act>> britannique »

> Catherine Bergeal (direction juridique de Bercy, auteure de la loi sur les Fonds de Dotation) : « La législation est aujourd’hui équilibrée entre souplesse et contrôle ». Maître Bernard Monassier : « Bercy bloque actuellement plusieurs demandes de donations temporaires d’usufruit ». Catherine Bergeal (direction juridique de Bercy, auteure de la loi sur les Fonds de Dotation) : « Bercy est d’accord pour toutes ces donations temporaires d’usufruit »

> Bruno-Julien Laferrière (PDG Banque Transatlantique) :
« De plus en plus de projets philanthropiques familiaux »

> François de Witt (animateur) :
- « Le Comité de la Charte, c’est le CAC40 des associations »
- « Les boites du CAC40 ont des professionnels des relations investisseurs… et bien, il faut que les associations fassent pareil : le secteur associatif doit se professionnaliser »

> Catherine Bergeal (direction juridique de Bercy, auteure de la loi sur les Fonds de Dotation) :
- « La création des fonds de dotation début 2009 est un grand succès : la semaine dernière, nous en comptions 109 et ce matin 112 ! Le Bureau des associations de Bercy a été littéralement submergé d’appels»
- « Premiers constats sur les 112 fonds de dotation créés à ce jour : la majorité a) sont en région parisienne ; b) sont dans le social, d’éducation et la culture ; c) n’ont pas de dotation initiale ; d) sont plutôt créés par des initiateurs pour faire appel à la générosité  du public (agrément nécessaire)
- « 50% des 112 fonds de dotation créés à ce jour mènent directement leur action et 50% distribuent les revenus à d’autres »
- « Le Comité stratégique des fonds de dotation de Bercy n’a pas d’existence juridique mais accompagne les porteurs de projets et émet des recommandations qui inspirent les circulaires et les décrets »
- « Premier avis rendu par le Comité stratégique des fonds de dotation de Bercy en avril dernier : préciser l’importance de respecter les règles de transparence sur le fonctionnement, la gestion et l’emploi des fonds, le projets, etc »
- «Le Comité stratégique des fonds de dotation de Bercy s’apprête à émettre avant fin 2009 des recommandations sur a) la gouvernance (transparence, équilibre, …) ; b) la bonne gestion des fonds ; c) les relations du fonds de dotation avec ses donateurs (pourquoi pas un contrat type recommandé ?). Ces recommandations se transformeront en circulaires et directives début 2010 »

> Patrick Gershel (Pdt du Fonds des amis du Louvre et membre du Comité stratégique de suivi des fonds de dotation) :
- « Les fonds de dotation sont en fait des <<fondations lights>> »
- « Lorsque je deviens philanthrope, je deviens <<client>> de l’institution à laquelle je le fais ; je n’ai pas envie d’être traité comme une <<vache à lait>>, mais comme un véritable <<client>> »
- « La gestion du capital d’un fonds de dotation doit être sérieuse, mais pas trop peureuse ; il faut donc que les institutions recrutent de bons professionnels »
- « Les conseils d’administrations des institutions bénéficiaires doivent être plus impliqués, non seulement dans la gestion, mais surtout dans la collecte ; aux Etats-Unis, les administrateurs bénévoles sont à l’origine de 1/3 des fonds collectés par leur association et fondation »
- « Nous n’y avions pas pensé en proposant de les créer, il y a cinq ans, quand tout le monde disait que c’était impossible, mais un fonds de dotation est une bonne manière de préfigurer une fondation »

> Maria Nowak (Pdte de l’ADIE) : « Le fonds de dotation ADIE, qui a été le premier important, est un grand succès après seulement quelques mois et va être un instrument déterminant du développement de l’entreprenariat populaire »

> Catherine Bergeal (direction juridique de Bercy, auteure de la loi sur les Fonds de Dotation) :
- « Le principe des fonds de dotation emprunte à plusieurs régimes : a) il se crée comme une association ; b) il se finance comme une fondation ; c) il a le régime fiscal des organismes à but non lucratif »
- « On a été surpris de la surprise des lecteurs de la directive d’avril 2009, car <<gestion désintéressée>> n’interdit pas qu’un administrateur de l’institution d’intérêt général fondatrice d’un fonds de dotation soit  administrateur de ce fonds de dotation »
- « L’institution d’intérêt général fondatrice d’un fonds de dotation peut recevoir des fonds issus des revenus de ce fonds de dotation »
- « L’idée qu’un fonds de dotation pourrait être créé pour un autre but que pour le mécénat est absurde »

> Xavier Delsol (cabinet Delsol) : « Le fonds de dotation n’est pas nécessairement éligible au régime des exonérations fiscales. Il faut, comme toute association ou fondation, qu’il soit agréé »

> Christine Lagarde, Ministre de l’Economie :
- « Je me souviens du séminaire du 19 novembre 2008, il y a un an, au cours duquel beaucoup disaient que le projet fonds de dotation serait difficile. Un an après, il est une réalité et un succès »
- « Les fonds de dotation s’inspirent de deux morales : a) celle de Stan Lee, inventeur de Spider Man, <<with great power comes great responsability>> ; b) celle de Paul Eluard <<pas d’enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité>> »
- « 30 000 mécènes français pour 2,5 milliards d’euros, dont 47% consacrés à la culture et au social et 2000 fondations pour un montant de 10 milliards d’euros. L’Allemagne est à 16 000 fondations et le Danemark à 12 000. Nous nous engageons dans le même sens »
- « J’ai demandé à l‘Inspection Générale des Finances de me proposer, dans les semaines qui viennent, des mesures pour favoriser l’incitation fiscale à la philanthropie, notamment en faveur des pays du Sud »
- « Je le confirme : le cumul administrateur fondation RUP / fonds de dotation est possible »
- « Le problème des réticences françaises vis-à-vis du don est  aujourd’hui résolu. Je vous en assure sur le plan fiscal »
- « Dans notre pays, le mécénat a été très peu atteint dans son développement, contrairement, par exemple, aux Etats-Unis »

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Pour toute information : contact@agence-limite.fr