La philanthropie peut sauver la presse de qualité

En avril 2007, Jurgen Habermas publiait une tribune intitulée « Il faut sauver la presse de qualité. » Partant du principe que, si une part de l’information s’adresse au consommateur, une autre permet l’accès à l’information citoyenne, le philosophe prévoyait qu’il faudrait « s’accoutumer à l’idée du subventionnement des quotidiens et des revues ». 

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La générosité en ligne résiste à la crise mais seuls 20% des associations et fondations font ce qu’il faut pour la développer

2ème Baromètre e-donateurs Ifop-Limite, avec Ecedi et Ruban.

La générosité en ligne résiste à la crise et s’installe chez les donateurs classiques. 21 % des Français se déclarent « e-donateurs » et ils le partagent de plus en plus sur les réseaux sociaux, les 20% d’associations qui ont un dispositif web du niveau des entreprises collectent près de 8% de leurs dons sur Internet, contre 3% pour les autres.

 

Illustration du journal La Croix qui publie un article sur l'étude demain.  Illustration publiée par le journal La Croix dans son article sur l’étude e-donateurs

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Sidaction lutte contre la transmission du VIH de la mère à son enfant avec LIMITE

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L’association Sidaction a souhaité, à l’occasion des fêtes de fin d’année, alerter sur un sujet méconnu mais pourtant crucial de la lutte contre le VIH : la transmission du virus de la mère à l’enfant, qui concerne chaque année des milliers de naissances dans le monde. Lire la suite

Le « big bang » des fondations : ça va secouer mais ça va aussi créer !

Ce matin, à la Fondation Mérieux, à Annecy, le 8e Atelier des Fondations, à l’initiative du Centre Français des Fondations, s’achève par une plénière sur le thème : « Quelles perspectives pour les fondations demain ? », animée par Béatrice de Durfort (Centre français des fonds et fondations) avec Nicolas Borsinger (Fondation Pro Victimis), Benoît Miribel (Fondation Mérieux), Roxane Roger-Deneuville (WWF France et Fonds Biome) 
et Laurent Terrisse (Agence LIMITE). Lire la suite

Menace sur la réduction d’impôt pour les dons : le Think Tank Fiducie Philanthropique réagit avec LIMITE

Le Think Tank Fiducie Philanthropique, conçu pour l’Institut Pasteur par LIMITE, dénonce un amendement au projet de loi de finances pour 2012 présenté par Gilles Carrez et adopté cette semaine par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale. Il vise à faire entrer la réduction d’impôt sur le revenu pour dons dans le plafond global des niches fiscales et de réduire ainsi la déductibilité des dons. En mettant à mal la loi Coluche (réduction d’impôt sur le revenu de 66 % du montant du don, dans la limite d’un plafond égal à 20 % du revenu imposable), cette mesure va en fin de compte coûter aux finances publiques (plusieurs dizaines de millions de dons en moins, dont 1/3 étaient offerts par les donateurs pour l’intérêt général) et amplifier la misère en France et dans le monde.
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Réseaux sociaux et collecte de fonds : 10 commandements pour réussir

C’est le thème des 6e Rencontres de la Philanthropie organisées par la Mutuelle Saint-Christophe le mardi 25 octobre, en partenariat avec l’Association Française des Fundraisers (AFF) et le Crédit Suisse. Les opportunités et les risques d’une intégration des réseaux sociaux dans les stratégies de collecte des associations, fondations et ONG seront présentés et développés par Frédéric Bardeau, VP fondateur de l’Agence LIMITE, et Hélène Bongrain-Meng, Directrice du Développement des Ressources de l’Institut Curie, avant de laisser la place à des échanges avec la salle, suivis d’un cocktail.

Pour plus d’information et pour confirmer votre présence (avant le 17 octobre 2011), envoyez un mail à service.developpement@msc-assurance.fr ou appelez au 01 56 24 76 84.

Intervention de LIMITE au séminaire AFF de la collecte de fonds

LIMITE n’est pas une agence de fundraising, mais une agence de communication responsable, qui conçoit des campagnes qui génèrent des interactions, des contacts, des prospects et des donateurs. C’est à ce titre que l’agence intervient chaque année dans l’incontournable séminaire de l’Association Française des Fundraisers (AFF), le plus souvent sur des problématiques qui touchent à Internet. En effet, à travers ce média (ou canal ou espace), les frontières entre communication et marketing volent en éclats.

Séminaire AFF 2011

L’année dernière, nous avions partagé en séance plénière, aux côtés d’Hélène Bongrain de la Fondation Abbé Pierre (maintenant Institut Curie) et d’Anne-Marie Schmidt de Greenpeace, nos « cas clients » et bonnes pratiques dans le domaine de la « e-collecte ». Cette année, l’AFF nous a donné l’occasion d’animer 2 ateliers privés, ce dont nous la remercions au passage, et nous a demandé de nous concentrer sur des aspects plus méthodologiques pour démontrer, non pas « pourquoi faut-il placer Internet au cœur de sa stratégie Internet ? » mais « comment ? », et c’est l’exercice auquel nous nous sommes livrés devant une trentaine de participants à 2 reprises durant le séminaire.

Du fait de notre double positionnement d’agence conseil en communication et d’expert en stratégie digitale, le « comment » pour LIMITE consiste à s’appuyer impérativement sur les piliers suivants, pour bénéficier de l’effet de levier intrinsèque d’Internet et gagner des parts de voix pendant qu’elles sont encore bon marché :

  • une stratégie digitale doit être une déclinaison connectée et intégrée à la stratégie générale de l’organisation, à la fois aux plans stratégique, communication et marketing : si cela paraît être une évidence, LIMITE a les compétences, les outils et les méthodes pour le rendre concret et opérationnel (comité Internet, KPI…)
  • une stratégie digitale embrasse le web et le mobile bien entendu, mais aussi le système d’information, le e-CRM (le 360° numérique) et surtout les synergies fortes qu’Internet possède avec les actions marketing/communication « offline » et le terrain
  • une stratégie digitale se doit d’être découpée en 3 tiers en termes d’efforts humains et budgétaires :
    • 1/3 pour les présences web (hébergement, exploitation, maintenance technique, fonctionnelle et graphique des sites de l’organisation et de ses espaces sur les réseaux sociaux)
    • 1/3 pour les contenus et l’animation éditoriale (création, mises à jour, modération, newsletter, sollicitations prospects, emailings de fidélisation…) en lien avec l’actualité de l’organisation (communication pub, RP) et les actions marketing (MD, téléphone…)
    • 1/3 pour la gestion des différents éléments liés au trafic : référencement naturel, référencement payant (achat de mots clés, campagnes Facebook, affiliation, emailing)
  • une stratégie digitale présente des règles du jeu et des contraintes spécifiques :
    • il ne faut pas hésiter à échouer le plus vite possible. Qu’est-ce que cela implique ? se lancer, tester, ajuster ; être ainsi en béta permanente. Eviter donc de dépenser tout son budget dans le lancement et prévoir des réserves, non seulement pour l’animation, mais aussi pour les évolutions et optimisations…
    • ne pas minimiser les spécificités de l’exécution (technique, fonctionnelle, graphique, éditoriale, virale), ou encore l’adéquation entre les ressources allouées et les objectifs poursuivis. L’exécution est tout aussi importante que le fond (posture, message, tactique de diffusion).

La fin de l’année se prépare maintenant, n’hésitez pas à nous solliciter cet été pour réfléchir à votre stratégie digitale : on est là !

 

Philippson, Ronald Cohen, Bergé, Attali, Roux de Bézieux… des philanthropes à l’appel aux Assises de la Philanthropie du 23 juin

Un programme riche tourné vers l’international, des intervenants experts et grands phialnthropes de premier plan : les deuxièmes Assises de la Philanthropie qui se tiendront jeudi 23 juin à l’Institut Pasteur promettent d’être de très haut niveau !

Au programme :

> La présentation d’une étude internationale de Barclays Wealth sur les différents modèles philanthropiques, réalisée dans 15 pays

> Une plénière sur le thème des cultures philanthropiques, avec des intervenants français et étrangers de renom :

  • Jacques Attali | président de PlaNet Finance
  • Pierre Bergé | président de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
  • Alain Philippson | président de la Fondation Marie & Alain Philippson et   président honoraire de la Banque Degroof
  • Geoffroy Roux de Bézieux | président d’OMEA Telecom / Virgin Mobile France   et vice-président de l’Unédic et de Pôle emploi

> Un table ronde autour de la question « Donner ou investir ? », avec les interventions de :

  • Olivier de Guerre | associé fondateur de PhiTrust Active Investors
  • Arnaud de Ménibus | créateur du fonds de dotation Entreprendre & +
  • Virginie Seghers | conseil et auteur de La Nouvelle Philanthropie
  • Maurice Tchenio | co-fondateur d’Apax Partners et président de la gérance d’Altamir Amboise

> Des ateliers d’experts autour notamment de la philanthropie transfrontalière et de la réforme juridique et fiscale.

Une journée résolument centrée sur les grands enjeux de la philanthropie en France et à l’international, avec également, en clôture, la projection vidéo d’une interview exceptionnelle de Sir Ronald Cohen (président de Bridges Ventures & The Portland Trust), considéré aujourd’hui comme le « père » britannique du capital-risque et de l’investissement solidaire.


Plus que quelques dizaines de places !

Cette deuxième édition co-organisée par l’Institut Pasteur et Le Monde sera animée par Jérôme Porier, responsable du supplément « Monde Argent » et François de Witt, ancien journaliste et président de Finansol.

Plus d’informations sur :

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L’Agence LIMITE a conçu et orchestre ces deuxièmes Assises de la Philanthropie comme elle l’avait fait pour la première édition en novembre 2009 (en savoir plus) et a également accompagné la création et le lancement du Think Tank Fiducie Philanthropique (en savoir plus).

Une campagne de e-fundraising, une vraie !

Une page de don en ligne exemplaire, une transparence claire et nette, un bilan des actions, des soutiens prestigieux, du buzz en veux tu en voilà : tout y est ! Mais qui est donc l’émetteur de cette campagne de e-fundraising ? Une association connue de tous ayant une fois par an un créneau TV institutionnel ? Une ONG présente dans plus de 50 pays depuis plus de 50 ans ? Une fondation disposant d’un budget marketing communication conséquent ?

Campagne de financement 2011 de la Quadrature du Net
Campagne de financement 2011 de la Quadrature du Net

Non, il s’agit de la campagne d’appel à collecte de la Quadrature du Net, une vraie démonstration et un exemple pour tout le secteur caritatif : une marque, une porte parole, un logo, des actions de plaidoyer et de RP, de la cohérence mais surtout des actions !

Alors qu’attendez vous ? Inspirez vous de la Quadrature du Net, et soutenez là aussi !

Le timide élan des fundraisers français pour les Japonais

En terme de « géo-politique de la générosité », le Japon, sans doute a priori perçu comme riche et lointain (autant culturellement que géographiquement), ne suscite, malgré l’ampleur de ses malheurs, qu’un timide démarrage de la mobilisation des fundraisers français.

Help Japan
The flag of Japan gets a charitable makeover from Wieden + Kennedy designer Max Erdenberger in this poster to raise funds for disaster relief.
L’ONG française  la plus réactive est, à l’heure actuelle, le Secours Populaire, qui non seulement appelle au don sur sa home page, mais a déjà mis en ligne un communiqué sur celle d’Infodon, le portail créé par France Générosité, qui n’a cependant pas encore actualisé sa page « urgences ».

La Fondation de France offre à nouveau, aux donateurs et mécènes qui préfèrent déléguer à un expert de confiance le soin de choisir les associations à soutenir, la possibilité de lui confier leurs dons, mais sans la mobilisation forte que des grands médias lui avaient apportée pour Haïti.

Les autres associations ou fondations qui mentionnent déjà la mobilisation pour les victimes de la série de catastrophes qui frappent la populations japonaise sont principalement celles dont le réseau international, souvent présent en Asie, ou qui sont présentes aux Etats-Unis (pays dont la population se sent plus proche des Japonais) : Care, Croix-Rouge, Ordre de Malte et le Secours Catholique via Caritas.

A noter que MSF, qui a pourtant envoyé un avion, n’appelle pas directement à donner pour le Japon sur son site.

Quant aux ONG environnementales, elles mettent l’accent sur la ouverture des événements et la nécessité de relancer le débat franco-français, et, même si leur home porte un bouton de don, elles ne mobilisent pas explicitement (encore) pour les « réfugiés nucléaires » dont les images commencent à circuler sur le web (Fondation Nicolas HulotGreenpeace et WWF).
Help Japan
All profits made by the sale of this poster will be donated to help relief efforts in Japan.
On aurait pourtant pu penser que des communautés impliqués au Japon (entreprises qui y sont présentes, filiales d’entreprises japonaises présente en France, la diaspora via les restaurants ou importateurs d’objets, …) se mobiliseraient ou seraient mobilisées par des ONG ou des internautes. Seule la Maison du Japon à Paris annonce sur sa home une prochaine information sur le sujet et on peut penser que l’initiative suivante sera peu reprise en France : « toutes les boutiques du Groupe Fast Retailing, soit environ 2 200 magasins à travers le monde pour les marques UNIQLO, g.u., Comptoir des Cotonniers, Princesse tam.tam et Theory vont mettre en place un système de collecte de dons pour les clients qui souhaitent soutenir les victimes de cette tragédie. Nous garantissons que ces fonds seront transmis aux victimes pour répondre à leurs besoins »(plus d’infos).

Ce sont finalement les world-companies d’internet, Google, Apple via iTunes, Facebook, Twiter, qui ont été immédiatement présentes. Mais non sans risques de retours de bâtons, soit parce que ces entreprises cotées sont aussitôt soupçonnées de sensationnalisme (solutions pour localiser des victimes sur une carte), ou d’utiliser le fundraising sponsorisé pour doper la fréquentation d’un de leurs services encore peu connu (comme dans le cas du moteur Bing).

Sans doute est-ce ainsi la démonstration que, si internet est un formidable moyen de mobilisation instantanée, transfrontalière et intercommunautaire, les fundraisers ne doivent jamais oublier que la confiance repose sur le désintéressement de l’organisation qui reçoit les dons et que, de même qu’un pays met des années à se reconstruire, cette confiance se construit dans la durée.

Et si les solutions pour réconcilier cette immédiateté et cette durée, ces compétences humanitaires et technologiques, se trouvaient du côté d’une alliance entre les ONG classiques et des acteurs engagés du web : nous on y croit et c’est dans ca cadre qu’on travaille dans le cadre des Crisis Commons au développement du Crisis Camp Paris et à informer (la page Live Blog Japon), à faire du prosélytisme comme cela sera le cas la semaine prochaine lors de l’exercice de simulation « tsunami » dans La Caraïbe française (CARIBE WAVE 11/LANTEX, plus d’infos ici en PDF) que le Crisis Camp Paris va relayer et à la fin du mois de mai où nous allons participer à l’organisation du European Crisis Camp Summit qui aura lieu à La Cantine pour partager et faire se rencontrer le monde de l’urgence, les geeks et les médias.

La situation évoluant à chaque minute, nous compléteront cet article au fur et à mesure des informations (avec notamment demain une mise à jour sur « tout ce qu’on pourrait faire avec Internet pour les Japonais » par Olivier Blondeau du LIMITE Lab), n’hésitez pas à nous signaler des initiatives ou à compléter l’article dans les commentaires.