La philanthropie peut sauver la presse de qualité

En avril 2007, Jurgen Habermas publiait une tribune intitulée « Il faut sauver la presse de qualité. » Partant du principe que, si une part de l’information s’adresse au consommateur, une autre permet l’accès à l’information citoyenne, le philosophe prévoyait qu’il faudrait « s’accoutumer à l’idée du subventionnement des quotidiens et des revues ». 

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Amendement sur les dons : tentative avortée ou « coup de sonde » ?

Le lobbying du secteur associatif a permis de déjouer la tentative parlementaire contre les déductions sur les dons. Mais la mobilisation des politiques et du grand public pour défendre l’esprit de la loi Coluche (les riches donnent volontairement aux pauvres) est modeste. Pour éviter que dans l’avenir une nouvelle attaque ne passe en douce ou en force, il faut porter auprès du grand public, des jeunes, des internautes le message que ces déductions ne sont pas des niches fiscales, qu’elles permettent aux riches de faire « redescendre » l’argent et de combattre l’égoïsme en exprimant volontairement leur solidarité, d’alléger les charges de l’Etat en donnant au secteur associatif les moyens d’agir… donc de réduire la dette en préservant la cohésion sociale.

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Menace sur la réduction d’impôt pour les dons : le Think Tank Fiducie Philanthropique réagit avec LIMITE

Le Think Tank Fiducie Philanthropique, conçu pour l’Institut Pasteur par LIMITE, dénonce un amendement au projet de loi de finances pour 2012 présenté par Gilles Carrez et adopté cette semaine par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale. Il vise à faire entrer la réduction d’impôt sur le revenu pour dons dans le plafond global des niches fiscales et de réduire ainsi la déductibilité des dons. En mettant à mal la loi Coluche (réduction d’impôt sur le revenu de 66 % du montant du don, dans la limite d’un plafond égal à 20 % du revenu imposable), cette mesure va en fin de compte coûter aux finances publiques (plusieurs dizaines de millions de dons en moins, dont 1/3 étaient offerts par les donateurs pour l’intérêt général) et amplifier la misère en France et dans le monde.
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Quali’asso® : le premier « omnibus quali » accessible à tous les budgets… associatifs ou autres

Avec le client, nous étions convaincus que cette campagne était parfaite. Seulement voilà, nous n’avions pas imaginé à quel point ce mot de la bodycopy, d’apparence anodine, pouvait avoir un double sens choquant pour une communauté particulièrement active sur les réseaux sociaux ! Sans les focus groupes, nous serions tout simplement passés à côté…

Combien de fois une telle mésaventure ne nous est-elle pas arrivée lors du lancement d’une campagne, d’un mailing, d’une nouvelle offre ? Le détail qui crevait les yeux, le petit réglage ou le gros blocage… et les solutions pour les éviter que seul le regard profane peut nous révéler. Seulement voilà, les budgets étant souvent réduits, on fait l’impasse sur ces pré-tests qui frisent ou dépassent souvent les 10 000 €.

D’où l’idée de Quali’asso®, le premier « omnibus quali » spécialement pensé pour les associations et autres organisations levant des fonds auprès du public, qui combine la régularité et le principe de mutualisation des omnibus quantitatifs des instituts de sondage avec la finesse d’approche des études qualitatives.

Un dispositif conçu autour de 3 principes :
- L’accessibilité financière grâce à la mutualisation des coûts ;
- La connaissance de l’économie sociale et solidaire et de ses acteurs, de la communication et du fundraising ;
- La conduite des études par un spécialiste de l’animation de focus groupes et des systèmes de représentations.

Quali’asso®, à quoi ça sert ?

A explorer les ressorts du don et à mieux comprendre la perception de l’image et des actions des associations.
A valider l’efficacité des campagnes de communication ou d’appel au don, et la pertinence des choix de production et de médias. Plus précisément à vérifier :
- la compréhension (que retient M. Toutlemonde de notre message après y avoir été exposé quelques minutes)
- l’attribution (qui a fait cette campagne, ce mailing…)
- l’adhésion
- les freins et les leviers pour le passage à l’acte

Quali’asso®, comment ça marche ?

-  Un panel représentatif de donateurs classiques réguliers (donnant tous les ans à plusieurs associations), réunis par groupes de 7 à 10 en banlieue parisienne et en province et consultés via 5 à 6 vagues annuelles,
- Une animation par QUALI’STRAT, cabinet d’études qualitatives spécialisé dans le secteur social, fondé par Johann Tesson, directeur d’études et animateur spécialisé.

- Ces focus groupes sont composés de deux parties :

  •        Un tronc commun autour de l’actualité et des événements marquants pour le secteur (des sujets choisis en collaboration avec un comité de pilotage auquel sont associées les organisations souscriptrices)
  •       Trois modules « individualisés » par vague, pour tester la campagne, le support, l’action… d’une association ou fondation souscriptrice

- Le système de souscription permet de mutualiser les coûts et de choisir entre plusieurs formules et niveaux d’investissement (tarif dégressif)
- Une confidentialité totale entre les organisations qui soumettent un test, leur partie leur étant présentée individuellement, mais leur participation leur donnant aussi accès à la synthèse des résultats du « tronc commun »
- Engagement formel de non communication des résultats à l’agence LIMITE si l’association ou la fondation souscriptrice ne le souhaite pas.

Quali’asso®, comment faire pour en savoir plus ?

- En téléchargeant le document de présentation

- En nous contactant !

Pourquoi les Français tardent-ils à donner pour la Corne de l’Afrique ? Pour le comprendre, une enquête IFOP à l’initiative de LIMITE, publiée ce matin par le Journal du Dimanche*

Ce sondage Ifop**, réalisé du 9 au 11 août, a été conçu par Jérôme Fourquet, Directeur des études de l’IFOP, à partir d’une analyse menée par LIMITE avec le sociologue Alain Mergier, Président du Comité d'éthique de LIMITE. Il distingue les réponses des 43 % de Français qui déclarent avoir donné lors de précédentes mobilisations internationales.

 

Une première : les publics habituellement les plus généreux sont ici les plus sceptiques sur l’utilité de soutenir les associations.

Comme les ONG le ressentent, la cause somalienne fait nettement moins recette auprès du grand public que les précédents appels aux dons suite au tsunami ou au tremblement de terre en Haïti. Seuls 12% des Français déclarent en effet avoir déjà donné pour lutter contre la famine dans la Corne de l’Afrique, contre 37 % lors du tsunami et 25 % pour Haïti.

L’écart est encore plus parlant parmi les 65 ans et plus, qui constituent le noyau dur des donateurs et la cible principale des campagnes de collecte : respectivement 52 % et 48 % d’entre eux disent avoir donné lors du tsunami et pour Haïti contre seulement… 17 % pour la Somalie.

 

Quelques explications à cette situation assez inédite de résistance au don

Tout d’abord, un élément de contexte global : le sentiment aujourd’hui très massivement répandu dans la population (79 %) que, depuis un ou deux ans, les mauvaises nouvelles et les catastrophes s’enchaînent et se multiplient, suscitant en retour un effet de lassitude et de fatalisme.

Mais également, des motifs spécifiques à la Corne de l’Afrique :

  • Quand on interroge les 31 % de Français qui s’étaient mobilisés à l’occasion du tsunami ou d’Haïti, mais qui n’ont pas donné pour la Somalie, la hiérarchie des raisons invoquées par ces non-donateurs est assez éloquente sur les causes « endogènes » au déficit de mobilisation.
  • Au 1er chef, 40 % d'entre eux expliquent leur refus de donner par le risque « que l’argent et l’aide alimentaire seront détournés sur le terrain » et 28 % déclarent que « les dons et les aides qui ont été faits par le passé pour cette région du monde n’ont rien changé : la situation en est toujours au même point ». Ils sont 22 % à penser que leur don « ne changera rien à la situation et que les organisations et associations humanitaires ne peuvent pas faire grand-chose sur place ». Dans le détail, il apparaît que les raisons propres à la situation sur place sont nettement plus citées par les seniors, qui constituent normalement le cœur battant des donateurs. La crainte de détournement de l’argent atteint 49 % parmi les 65 ans et plus (contre 35 % parmi les moins de 35 ans), le faible impact des précédentes campagnes dans la région 37 % (contre 20 % seulement chez les plus jeunes) et de la même façon 30 % des seniors (contre 11 % des moins de 35 ans) estiment que les ONG ne peuvent pas faire grand-chose sur place.

Cette vision pessimiste de la situation sur le terrain qui vient freiner le don, notamment dans le cœur de cible des retraités, ressort également des réponses à une autre question. L’opinion publique formule de fait des jugements quasi unanimes dont les ONG devront tenir compte pour adapter leur discours :

95 % des Français sont d’accord avec l’idée selon laquelle « dans cette région d’Afrique, la famine revient très régulièrement depuis de nombreuses années sans que l’action humanitaire ne résolve le problème car il faudrait des vraies réponses de fond au plan politique et économique ». Cette représentation d’un véritable « tonneau des Danaïdes » est encore plus présente parmi les seniors qui ont en mémoire l’histoire des famines dans cette région.

91 % des Français estiment que « cette région d’Afrique n’est plus gouvernée et est à la dérive depuis des années », ce qui explique qu’on craigne des détournements de l’aide sur place et que l’absence d’infrastructures porte préjudice au travail des ONG.

Dans ce contexte, on comprend alors que 87 % jugent que « face à une catastrophe humanitaire de cette ampleur, ce n’est pas à nous mais aux Etats et aux organisations comme l’ONU de venir en aide à ces populations ». Ce jugement est très important car il semble indiquer que l’opinion publique ne crédite pas les ONG d’une efficacité dans cette crise. D'ailleurs, 85 % répondent que « face à l'ampleur des difficultés sur place, les associations humanitaires sont impuissantes », alors que, dans les autres catastrophes, on se tourne d’abord vers les ONG, plus réactives et plus proches du terrain que les Etats.

 

Des solutions pour inciter les Français à donner pour la Corne de l'Afrique

Quels seraient alors les leviers à actionner pour néanmoins inciter au don les 31 % de Français qui s’étaient mobilisés lors des grandes crises précédentes, mais qui n’ont pas donné cette fois ?

  • 90 % déclarent que si des ONG soutenaient un programme qui conjugue aide d’urgence et action à long terme pour que ces situations ne se reproduisent pas, cela les inciterait à donner. Ce traitement du problème à la racine pour répondre au sentiment très répandu d’un éternel recommencement de ces crises dans la région rencontrerait un écho, notamment parmi les seniors (61 % déclarent que cela les inciterait « beaucoup », contre 40 % parmi les moins de 35 ans).
  • Autre piste, que l’on peut relier à l’actualité immédiate sur la crise et la contribution des catégories les plus favorisées, 86 % des anciens donateurs ne s’étant pas mobilisés cette fois indiquent que si des ONG « demandaient à des grandes entreprises ou à des personnalités fortunées de s’engager à donner autant que le grand public comme cela se fait dans d’autres pays », cela les motiverait à donner, 51 % disent même « beaucoup ». Cet « appel aux riches » s’explique par l’ampleur de la tâche (il faut donc mobiliser des moyens considérables), mais fait également écho aux débats et prises de parole récents sur l'implication des plus fortunés dans les efforts de redressement des comptes publics.
  • En revanche, l’accroissement des déductions fiscales pour les dons est la piste qui fait le moins recette (53 % de citations), tout comme la collecte de produits alimentaires à la sortie des supermarchés (57 %).

 

C'est donc la première fois que l'on constate, dans un contexte de catastrophe humanitaire, un tel scepticisme du public sur l'efficacité du don ; les donateurs traditionnels et fidèles sont même plus tranchés que les autres sur l'impuissance des ONG à régler cette situation. On distingue un phénomène de répétition de crises conjugué à des causes endogènes à cette région du globe, mais aussi des raisons plus complexes liées à une évolution du rapport au don qui peuvent laisser présager d'un changement profond.

La connaissance, la perception et la logique des donateurs ont radicalement changé : ils doutent de la capacité des ONG à résoudre cette crise et s'en remettent aux Etats et à l'ONU, ainsi qu'aux « nouveaux philanthropes façon Bill Gates». Jusqu'ici, l'économie du don a fonctionné sur l'évidence que les ONG sont les meilleures garantes pour régler les situations de crise humanitaire. Si cette évidence disparaissait, c'est l'équation même du rapport au don qui pourrait s'en trouver modifiée.

Alors, même si la confiance reste solide (puisqu'un réservoir de 8 % de Français affirme avoir l'intention de donner pour la Corne de l'Afrique et que seuls 3 % d'anciens donateurs déclarent avoir décidé de ne plus donner aux associations), il s’agit bien de tenir compte de ce mouvement de fond : alors que la rhétorique et les médias de la plupart des associations n’ont pas changé depuis le Biafra, les perceptions et la connaissance des donateurs, elles, ont radicalement changé.

Ce qui appelle des communications collaboratives, qui argumentent de manière ouverte l’utilité et l’efficacité de l’intervention humanitaire (urgence et long terme, capacité à accéder aux populations, effet levier sur les pouvoirs publics internationaux, stratégies d’action, etc.), des programmes de communication qui vont au-delà de l’urgence pour ouvrir le dialogue avec les donateurs : prendre en compte leurs doutes, répondre à leurs interrogations, avouer les difficultés… en d’autres termes, partager avec eux ce que leur don produit.

* http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Sondage-dons-francais-pour-la-Somalie-379659/?from=headlines

** questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus – méthode dite « des quotas ».

 

 

 

Et si Socrate n’était pas un chat ?

« Internet n’est pas rentable en fundraising, car les donateurs sont des seniors et les seniors pratiquent peu Internet »

Au nom de ce syllogisme, nombre d’associations investissent moins de 1% de leur budget de développement dans la communication et la collecte en ligne, alors que celle-ci représentait fin 2010 déjà entre 3 et 7% de la collecte et que plusieurs grandes organisations françaises vont tourner cette année autour de 10M€ de bénéfice net sur leur e-fundraising. Le patron de l’une de ces dernières à qui je faisais part de cet aveuglement me répondait : « tant mieux, je dis d’ailleurs moi aussi que la collecte en ligne ne marche pas, comme ça je taille des parts de marché pendant qu’il n’y a pas encore grand monde ».

Les derniers chiffres de Médiamétrie publiés par Challenges.fr montrent qu’au cours des douze derniers mois, le nombre des internautes âgés de plus de 65 ans a progressé de près de 40%. « Du jamais vu. Ils sont 3,62 millions, c’est-à-dire près d’un million de plus qu’en 2010. Les plus de 65 ans représentent désormais 9,2% du nombre total des internautes, c’est-à-dire quasiment la moitié de leur poids dans la population française… et trois (internautes) sur dix ont plus de 50 ans.

Si l’on prend en compte la tranche des 50-65 ans, les « silver-surfers » représentent désormais 30,4% du total des Français se connectant au web. On n’est donc plus très loin d’une proportion conforme au poids des plus de 50 ans dans la population française (42,7%) »

Alors… peut-être que le nouveau syllogisme c’est que plus les seniors deviennent internautes, plus le fundraising devient @ ?

Laurent Terrisse

Intervention de LIMITE au séminaire AFF de la collecte de fonds

LIMITE n’est pas une agence de fundraising, mais une agence de communication responsable, qui conçoit des campagnes qui génèrent des interactions, des contacts, des prospects et des donateurs. C’est à ce titre que l’agence intervient chaque année dans l’incontournable séminaire de l’Association Française des Fundraisers (AFF), le plus souvent sur des problématiques qui touchent à Internet. En effet, à travers ce média (ou canal ou espace), les frontières entre communication et marketing volent en éclats.

Séminaire AFF 2011

L’année dernière, nous avions partagé en séance plénière, aux côtés d’Hélène Bongrain de la Fondation Abbé Pierre (maintenant Institut Curie) et d’Anne-Marie Schmidt de Greenpeace, nos « cas clients » et bonnes pratiques dans le domaine de la « e-collecte ». Cette année, l’AFF nous a donné l’occasion d’animer 2 ateliers privés, ce dont nous la remercions au passage, et nous a demandé de nous concentrer sur des aspects plus méthodologiques pour démontrer, non pas « pourquoi faut-il placer Internet au cœur de sa stratégie Internet ? » mais « comment ? », et c’est l’exercice auquel nous nous sommes livrés devant une trentaine de participants à 2 reprises durant le séminaire.

Du fait de notre double positionnement d’agence conseil en communication et d’expert en stratégie digitale, le « comment » pour LIMITE consiste à s’appuyer impérativement sur les piliers suivants, pour bénéficier de l’effet de levier intrinsèque d’Internet et gagner des parts de voix pendant qu’elles sont encore bon marché :

  • une stratégie digitale doit être une déclinaison connectée et intégrée à la stratégie générale de l’organisation, à la fois aux plans stratégique, communication et marketing : si cela paraît être une évidence, LIMITE a les compétences, les outils et les méthodes pour le rendre concret et opérationnel (comité Internet, KPI…)
  • une stratégie digitale embrasse le web et le mobile bien entendu, mais aussi le système d’information, le e-CRM (le 360° numérique) et surtout les synergies fortes qu’Internet possède avec les actions marketing/communication « offline » et le terrain
  • une stratégie digitale se doit d’être découpée en 3 tiers en termes d’efforts humains et budgétaires :
    • 1/3 pour les présences web (hébergement, exploitation, maintenance technique, fonctionnelle et graphique des sites de l’organisation et de ses espaces sur les réseaux sociaux)
    • 1/3 pour les contenus et l’animation éditoriale (création, mises à jour, modération, newsletter, sollicitations prospects, emailings de fidélisation…) en lien avec l’actualité de l’organisation (communication pub, RP) et les actions marketing (MD, téléphone…)
    • 1/3 pour la gestion des différents éléments liés au trafic : référencement naturel, référencement payant (achat de mots clés, campagnes Facebook, affiliation, emailing)
  • une stratégie digitale présente des règles du jeu et des contraintes spécifiques :
    • il ne faut pas hésiter à échouer le plus vite possible. Qu’est-ce que cela implique ? se lancer, tester, ajuster ; être ainsi en béta permanente. Eviter donc de dépenser tout son budget dans le lancement et prévoir des réserves, non seulement pour l’animation, mais aussi pour les évolutions et optimisations…
    • ne pas minimiser les spécificités de l’exécution (technique, fonctionnelle, graphique, éditoriale, virale), ou encore l’adéquation entre les ressources allouées et les objectifs poursuivis. L’exécution est tout aussi importante que le fond (posture, message, tactique de diffusion).

La fin de l’année se prépare maintenant, n’hésitez pas à nous solliciter cet été pour réfléchir à votre stratégie digitale : on est là !

 

Philippson, Ronald Cohen, Bergé, Attali, Roux de Bézieux… des philanthropes à l’appel aux Assises de la Philanthropie du 23 juin

Un programme riche tourné vers l’international, des intervenants experts et grands phialnthropes de premier plan : les deuxièmes Assises de la Philanthropie qui se tiendront jeudi 23 juin à l’Institut Pasteur promettent d’être de très haut niveau !

Au programme :

> La présentation d’une étude internationale de Barclays Wealth sur les différents modèles philanthropiques, réalisée dans 15 pays

> Une plénière sur le thème des cultures philanthropiques, avec des intervenants français et étrangers de renom :

  • Jacques Attali | président de PlaNet Finance
  • Pierre Bergé | président de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
  • Alain Philippson | président de la Fondation Marie & Alain Philippson et   président honoraire de la Banque Degroof
  • Geoffroy Roux de Bézieux | président d’OMEA Telecom / Virgin Mobile France   et vice-président de l’Unédic et de Pôle emploi

> Un table ronde autour de la question « Donner ou investir ? », avec les interventions de :

  • Olivier de Guerre | associé fondateur de PhiTrust Active Investors
  • Arnaud de Ménibus | créateur du fonds de dotation Entreprendre & +
  • Virginie Seghers | conseil et auteur de La Nouvelle Philanthropie
  • Maurice Tchenio | co-fondateur d’Apax Partners et président de la gérance d’Altamir Amboise

> Des ateliers d’experts autour notamment de la philanthropie transfrontalière et de la réforme juridique et fiscale.

Une journée résolument centrée sur les grands enjeux de la philanthropie en France et à l’international, avec également, en clôture, la projection vidéo d’une interview exceptionnelle de Sir Ronald Cohen (président de Bridges Ventures & The Portland Trust), considéré aujourd’hui comme le « père » britannique du capital-risque et de l’investissement solidaire.


Plus que quelques dizaines de places !

Cette deuxième édition co-organisée par l’Institut Pasteur et Le Monde sera animée par Jérôme Porier, responsable du supplément « Monde Argent » et François de Witt, ancien journaliste et président de Finansol.

Plus d’informations sur :

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L’Agence LIMITE a conçu et orchestre ces deuxièmes Assises de la Philanthropie comme elle l’avait fait pour la première édition en novembre 2009 (en savoir plus) et a également accompagné la création et le lancement du Think Tank Fiducie Philanthropique (en savoir plus).

Une campagne de e-fundraising, une vraie !

Une page de don en ligne exemplaire, une transparence claire et nette, un bilan des actions, des soutiens prestigieux, du buzz en veux tu en voilà : tout y est ! Mais qui est donc l’émetteur de cette campagne de e-fundraising ? Une association connue de tous ayant une fois par an un créneau TV institutionnel ? Une ONG présente dans plus de 50 pays depuis plus de 50 ans ? Une fondation disposant d’un budget marketing communication conséquent ?

Campagne de financement 2011 de la Quadrature du Net
Campagne de financement 2011 de la Quadrature du Net

Non, il s’agit de la campagne d’appel à collecte de la Quadrature du Net, une vraie démonstration et un exemple pour tout le secteur caritatif : une marque, une porte parole, un logo, des actions de plaidoyer et de RP, de la cohérence mais surtout des actions !

Alors qu’attendez vous ? Inspirez vous de la Quadrature du Net, et soutenez là aussi !

Le timide élan des fundraisers français pour les Japonais

En terme de « géo-politique de la générosité », le Japon, sans doute a priori perçu comme riche et lointain (autant culturellement que géographiquement), ne suscite, malgré l’ampleur de ses malheurs, qu’un timide démarrage de la mobilisation des fundraisers français.

Help Japan
The flag of Japan gets a charitable makeover from Wieden + Kennedy designer Max Erdenberger in this poster to raise funds for disaster relief.
L’ONG française  la plus réactive est, à l’heure actuelle, le Secours Populaire, qui non seulement appelle au don sur sa home page, mais a déjà mis en ligne un communiqué sur celle d’Infodon, le portail créé par France Générosité, qui n’a cependant pas encore actualisé sa page « urgences ».

La Fondation de France offre à nouveau, aux donateurs et mécènes qui préfèrent déléguer à un expert de confiance le soin de choisir les associations à soutenir, la possibilité de lui confier leurs dons, mais sans la mobilisation forte que des grands médias lui avaient apportée pour Haïti.

Les autres associations ou fondations qui mentionnent déjà la mobilisation pour les victimes de la série de catastrophes qui frappent la populations japonaise sont principalement celles dont le réseau international, souvent présent en Asie, ou qui sont présentes aux Etats-Unis (pays dont la population se sent plus proche des Japonais) : Care, Croix-Rouge, Ordre de Malte et le Secours Catholique via Caritas.

A noter que MSF, qui a pourtant envoyé un avion, n’appelle pas directement à donner pour le Japon sur son site.

Quant aux ONG environnementales, elles mettent l’accent sur la ouverture des événements et la nécessité de relancer le débat franco-français, et, même si leur home porte un bouton de don, elles ne mobilisent pas explicitement (encore) pour les « réfugiés nucléaires » dont les images commencent à circuler sur le web (Fondation Nicolas HulotGreenpeace et WWF).
Help Japan
All profits made by the sale of this poster will be donated to help relief efforts in Japan.
On aurait pourtant pu penser que des communautés impliqués au Japon (entreprises qui y sont présentes, filiales d’entreprises japonaises présente en France, la diaspora via les restaurants ou importateurs d’objets, …) se mobiliseraient ou seraient mobilisées par des ONG ou des internautes. Seule la Maison du Japon à Paris annonce sur sa home une prochaine information sur le sujet et on peut penser que l’initiative suivante sera peu reprise en France : « toutes les boutiques du Groupe Fast Retailing, soit environ 2 200 magasins à travers le monde pour les marques UNIQLO, g.u., Comptoir des Cotonniers, Princesse tam.tam et Theory vont mettre en place un système de collecte de dons pour les clients qui souhaitent soutenir les victimes de cette tragédie. Nous garantissons que ces fonds seront transmis aux victimes pour répondre à leurs besoins »(plus d’infos).

Ce sont finalement les world-companies d’internet, Google, Apple via iTunes, Facebook, Twiter, qui ont été immédiatement présentes. Mais non sans risques de retours de bâtons, soit parce que ces entreprises cotées sont aussitôt soupçonnées de sensationnalisme (solutions pour localiser des victimes sur une carte), ou d’utiliser le fundraising sponsorisé pour doper la fréquentation d’un de leurs services encore peu connu (comme dans le cas du moteur Bing).

Sans doute est-ce ainsi la démonstration que, si internet est un formidable moyen de mobilisation instantanée, transfrontalière et intercommunautaire, les fundraisers ne doivent jamais oublier que la confiance repose sur le désintéressement de l’organisation qui reçoit les dons et que, de même qu’un pays met des années à se reconstruire, cette confiance se construit dans la durée.

Et si les solutions pour réconcilier cette immédiateté et cette durée, ces compétences humanitaires et technologiques, se trouvaient du côté d’une alliance entre les ONG classiques et des acteurs engagés du web : nous on y croit et c’est dans ca cadre qu’on travaille dans le cadre des Crisis Commons au développement du Crisis Camp Paris et à informer (la page Live Blog Japon), à faire du prosélytisme comme cela sera le cas la semaine prochaine lors de l’exercice de simulation « tsunami » dans La Caraïbe française (CARIBE WAVE 11/LANTEX, plus d’infos ici en PDF) que le Crisis Camp Paris va relayer et à la fin du mois de mai où nous allons participer à l’organisation du European Crisis Camp Summit qui aura lieu à La Cantine pour partager et faire se rencontrer le monde de l’urgence, les geeks et les médias.

La situation évoluant à chaque minute, nous compléteront cet article au fur et à mesure des informations (avec notamment demain une mise à jour sur « tout ce qu’on pourrait faire avec Internet pour les Japonais » par Olivier Blondeau du LIMITE Lab), n’hésitez pas à nous signaler des initiatives ou à compléter l’article dans les commentaires.