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Francis Charhon (Fondation de France) au forum d’actualité du CIAHPD en Sorbonne mercredi 7
« La philanthropie internationale au XXIe siècle. Les fondations représentent-elles la solution d’avenir pour le financement des politiques humanitaires et de développement ? L’expérience de la Fondation de France »
C’est le thème du prochain Forum d’actualité au titre de l’année universitaire 2011/2012 du Pôle ONG et Humanitaire du Master-Pro Coopération Internationale, Action Humanitaire et Politiques de Développement (CIAHPD) de l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne. Il aura lieu mercredi 7 décembre 2011 à 18:30 en présence de Francis Charhon, Directeur Général de la Fondation de France, l’animation est assurée -pour ADECOOP- par Jean Karinthi et -pour le Master- par Philippe Ryfman, professeur et chercheur associé au Département de Science Politique de la Sorbonne.
Un débat suivra les interventions.
« L’échec des OGM en France : la communication est-elle responsable ? »
C’est le sujet de la prochaine agora de Syntec Conseil en Relations Publiques qui se déroulera le vendredi 18 novembre, de 8h30 à 10h30 au siège d’Axa à Paris (25 avenue Matignon, 75 008).
#BAD11 : NON A LA BADLIMENTATION !!!
A l’occasion, dimanche 16 octobre, du « B.A.D. 2011 » (ou « Blog Action Day » = journée mondiale des blogueurs) consacré à l’alimentation. Voici notre contribution :
L’alimentation : LE sujet connect de la communication sociétale des années 2010 ?
Alors que le système mondial Fairtrade de commerce équitable labellisé (dont fait partie Max Havelaar France) vient de voter le 14 octobre en Allemagne une réforme de ses statuts permettant une gouvernance à parité totale entre organisations de petits producteurs du Sud et élus des associations de labellisation du Nord*, plus que jamais, la régulation de l’alimentation contre les spéculations et les fraudes repose sur l’information et la mobilisation croissantes de ceux qui produisent et de ceux qui consomment.
Créé dans les années 80, le mouvement qui donne sa légitimité au label Fairtrade Max Havelaar repose sur cette vision : nourrir en toute sécurité sanitaire 7, 8 peut-être 10 milliards de personnes ne sera possible que si les agriculteurs et transformateurs engagés durablement sur leur territoire établissent un lien de solidarité et de résistance avec les consommateurs et les acteurs de la société civile éclairés et responsables.
Un label comme celui de Fairtrade, s’il correspond bien à des réalités (prix minimum garanti quelles que soient les fluctuations du marché, avances ou garanties financières sur récoltes, soutien aux organisations collectives qui protègent les agriculteurs familiaux contre les pressions économiques et politiques, prime d’aide au développement permettant de payer des biens collectifs, agriculture durable et diversification des ressources…), dépend de façon vitale de sa communication.
Comme dans d’autres domaines, les moyens dont disposent les grands acteurs de l’industrie agro-alimentaire pour faire passer leurs arguments (et parfois masquer les critiques) sont considérables par rapport à ceux dont disposent des ONG, même quand leur notoriété laisse penser qu’elles sont puissantes, comme dans le cas de Fairtrade Max Havelaar (voir le rapport d’activité de Max Havelaar France en PDF). Mais les associations ne sont pas sans atouts pour toucher l’opinion. Du moment qu’elles ajoutent à leur capital de confiance quelques pincées d’inventivité, d’audace, d’esprit « 2.0 »… et de professionnalisme.
Communiquer sur l’alimentation : une cause, parfois un combat, toujours des savoir-faire spécifiques.
Quand on regarde les clients et campagnes actuelles de LIMITE (voir notre nouveau site de présentation), on découvre combien l’alimentation est devenue un enjeu transversal à de nombreuses causes. Commençons notre petit tour de piste.
On pense, bien entendu d’abord, aux communications pour de l’aide d’urgence, comme la Fondation de France, le Secours Islamique France, Médecins du Monde ou Plan en mènent lors des grandes catastrophes, certains d’entre eux en ce moment pour la Corne de l’Afrique avec des difficultés que nous avons analysées via une étude IFOP. La Fondation Abbé Pierre nous rappelle aussi chaque année que l’urgence alimentaire existe aussi en France, et en ce moment que c’est également lié au mal-logement.
Atteindre l’autosuffisance alimentaire, développer son autonomie économique est également au cœur des communications que nous développons pour l’Agence Française de Développement, pour Coordination Sud, le GRET ou pour Planète Finance.
De la mobilisation ou de la dénonciation en passant par l’andragogie**, le spectre des registres de communication sur le sujet alimentation s’étend également à la défense des droits des malades (voire des victimes de crises sanitaires), comme avec le CISS (Comité Inter-associatif pour la Santé) et à la prévention, par exemple contre les cancers, avec l’Institut Curie, ou contre les maladies cardio-vasculaires avec la Fédération Française de Cardiologie.
La question de l’impact environnemental de certaines méthodes de production agricole ou de certains produits est régulièrement un thème de mobilisation de Greenpeace, de Générations Futures et du WWF, mais aussi de promotion de nouveaux modes de vie et de production, comme avec l’association des Colibris, ou Planète liège, lequel nous incite à allier le plaisir (avec modération) et l’écologie (sans) en choisissant des vins bouchés au liège grâce auxquels nos belles forêts de chênes de la Méditerranée sont entretenues.
Et pour finir ce tour d’horizon de la communauté des clients et partenaires de LIMITE, il ne faut pas oublier que l’accès à une alimentation saine et en quantité suffisante est l’un des droits fondamentaux de la DUDH (voir l’article 25) et que les ONG comme Human Rights Watch ou la FIDH (mouvement mondial des ligues des Droits de l’Homme) obligent souvent les Etats à assumer leurs devoirs en la matière, lorsque les associations ne peuvent plus agir.
Tout ça pour dire que, chez LIMITE (outre les discussions passionnées à propos du menu et du tri des déchets du déjeuner d’agence du lundi***), l’alimentation est une cause à part entière, cause d’engagements de chacun, mais surtout, c’est ce qu’on nous demande, cause de campagnes qui font bouger.
* L’équipe, les élus, les militants, les entreprises et les associations engagés dans Max Havelaar France se sont beaucoup investis pour que les trois réseaux de petits producteurs d’Afrique (Fairtrade Africa), d’Amérique latine (CLAC) et d’Asie (NAP) puissent être pleinement « co-pilotes » du système Fairtrade, à parité et avec les mêmes droits que les associations nationales de labellisation comme Max Havelaar en France. En tant que Vice-Président de cette dernière, Laurent Terrisse a fait partie de la « task force » de cinq personnes qui a permis le travail collaboratif entre l’ensemble des pays du Nord et du Sud à la suite duquel Fairtrade devient la première ONG mondiale co-dirigée à parité par des élus des producteurs du Sud et des consommateurs du Nord (50% des places chacun à l’Assemblée Générale et idem au Conseil d’Administration).
** Andragogie : à l’inverse de la pédagogie, l’andragogie considère l’apprenant en adulte et prend en compte ses besoins, ses centres d’intérêt, son expérience. L’andragogie est ainsi un processus d’investigation active et non de réception passive d’un contenu.
*** LIMITE souhaiterait que ses déjeuners d’équipe hebdomadaires soient aussi responsables, sains et goûteux que pratiques. Nous cherchons à contacter une organisation qui pourrait nous préparer et livrer chaque lundi nos presque 20 repas et que cette prestation ait un impact social (et si possible une valeur ajoutée écologique…). Toute suggestion (locale) sera la bienvenue.
Le collectif des publicitaires éco-socio-innovants devient l’Association pour une communication plus responsable

Créé en avril 2008 par 9 patrons d’agence (Laure Maud, Stéphanie Gentilhomme, François Collet, Philippe Barre, Laurent Terrisse, Alexandre Pasche, Vincent Dulout, Daniel Luciani, Sauveur Fernandez), le collectif des publicitaires éco-socio-innovants devient l’Association pour une communication plus responsable. Doté d’une structure loi 1901, le collectif va pouvoir mieux s’organiser, plus mobiliser et peser en tant qu’organisation de professionnels engagés.
Cette évolution propose à l’ensemble de la profession une nouvelle vision des pratiques des différents métiers de la communication. Free-lance, dirigeant ou salarié d’agence, étudiant, journaliste, chercheur et association : tous ceux qui comme nous souhaitent mettre nos métiers au cœur de la transition écologique, sociétale et numérique de notre société sont invités à nous rejoindre.
Retrouvez les propositions pour réformer la communication et lui permettre de retrouver son rôle d’aiguillon social : elles sont actuellement soumises à vos avis + toutes les idées neuves sont les bienvenues. Une version définitive du programme verra le jour une fois ces propositions débattues.
Pour nous rejoindre, rendez-vous sur la nouvelle plateforme du collectif (qui remplace l’actuel ning ). Ce nouvel outil est à la fois une porte d’entrée sur l’association et un espace de réflexion et de travail pour les membres actifs*.
L’adhésion à l’association vous permettra :
> d’avoir accès au réseau des publicitaires éco-socio-innovants
> de voter et participer aux Assemblées générales
> de participer à l’élaboration des textes, plateformes politiques, projets et actions publiques…
> de participer à nos événements
et !
> de valoriser votre engagement avec une très jolie carte d’adhésion, un pied de mail valorisant et un logo à mettre en avant dans vos présentations ou dans vos réseaux.
Rejoignez-nous en adhérant à l’Association pour une communication plus responsable* !
(voir conditions d’adhésion ci-dessous)
contact : adhesion@collectifcomresponsable
* Conditions d’adhésion
5 € étudiants et chômeurs
10 € pour les pros individuels et les free
100 € pour les agences - 10 personnes
200 € pour les agences + 10 personnes
Il est possible d’être membre de l’association tout en contribuant au collectif Adwiser ou aux travaux de l’AACC.
Trop de pub tue-t-elle la pub ?
Voilà la question que posera l’un des ateliers, animé entre autres par Laurent Terrisse, proposés par l’Université d’été de la communication pour le développement durable d’ACIDD/Comité 21 qui a lieu les 30 et 31 août dans le Sud de la France.
A cette occasion, les membres du Collectif des publicitaires éco-socio-innovants (dont LIMITE est membre fondateur) présents sur place présenteront leur programme de réforme des règles et pratiques professionnelles de la communication : 4 séries de mesures (sur l’organisation de la profession, le contenu des messages, la production et la diffusion des campagnes et médias) qui tirent les conséquences de l’impact de la communication sur la société et proposent de la mettre au service d’une consommation et de modes de vie plus responsables.
Affaire à suivre…
Cliquez ici pour télécharger le programme.
* Trop de pub tue-t-elle la pub ? Va-t-on vers des restrictions, voire des interdictions ?
La pression publicitaire croissante liée à la crise économique, le manque de créativité, rendent-ils le consommateur publiphobe ? 80% des personnes interrogées par l’agence Australie (fin 2010) l’assimilent à « une source d’ennui ». Pourrait-on aller vers des interdictions ou des restrictions de publicité ?
Pékin vient de lancer la chasse aux publicités promouvant l’hédonisme et le luxe à outrance.
Certaines formes de publicité, comme la publicité extérieure critiquée pour particulièrement défigurer les entrées des villes, sont de plus en plus limitées, voire interdites. Le Vermont, le Maine, Hawaï et l’Alaska ont interdit les panneaux publicitaires dans l’espace public, tout comme 1300 municipalités : Sao Paulo les a complètement interdits…
Intervenants :
Christophe Bultel, Professeur assistant, département stratégie, Responsable du pôle
« Communication et Marketing Responsables » de l’Institut pour la Responsabilité
Globale dans l’Entreprise d’Audencia Nantes School of Management
Laurent Terrisse, Président, Agence LIMITE
Animation :
Delphine Masson, Journaliste
Intervention de LIMITE au séminaire AFF de la collecte de fonds
LIMITE n’est pas une agence de fundraising, mais une agence de communication responsable, qui conçoit des campagnes qui génèrent des interactions, des contacts, des prospects et des donateurs. C’est à ce titre que l’agence intervient chaque année dans l’incontournable séminaire de l’Association Française des Fundraisers (AFF), le plus souvent sur des problématiques qui touchent à Internet. En effet, à travers ce média (ou canal ou espace), les frontières entre communication et marketing volent en éclats.
L’année dernière, nous avions partagé en séance plénière, aux côtés d’Hélène Bongrain de la Fondation Abbé Pierre (maintenant Institut Curie) et d’Anne-Marie Schmidt de Greenpeace, nos « cas clients » et bonnes pratiques dans le domaine de la « e-collecte ». Cette année, l’AFF nous a donné l’occasion d’animer 2 ateliers privés, ce dont nous la remercions au passage, et nous a demandé de nous concentrer sur des aspects plus méthodologiques pour démontrer, non pas « pourquoi faut-il placer Internet au cœur de sa stratégie Internet ? » mais « comment ? », et c’est l’exercice auquel nous nous sommes livrés devant une trentaine de participants à 2 reprises durant le séminaire.
Du fait de notre double positionnement d’agence conseil en communication et d’expert en stratégie digitale, le « comment » pour LIMITE consiste à s’appuyer impérativement sur les piliers suivants, pour bénéficier de l’effet de levier intrinsèque d’Internet et gagner des parts de voix pendant qu’elles sont encore bon marché :
- une stratégie digitale doit être une déclinaison connectée et intégrée à la stratégie générale de l’organisation, à la fois aux plans stratégique, communication et marketing : si cela paraît être une évidence, LIMITE a les compétences, les outils et les méthodes pour le rendre concret et opérationnel (comité Internet, KPI…)
- une stratégie digitale embrasse le web et le mobile bien entendu, mais aussi le système d’information, le e-CRM (le 360° numérique) et surtout les synergies fortes qu’Internet possède avec les actions marketing/communication « offline » et le terrain
- une stratégie digitale se doit d’être découpée en 3 tiers en termes d’efforts humains et budgétaires :
- 1/3 pour les présences web (hébergement, exploitation, maintenance technique, fonctionnelle et graphique des sites de l’organisation et de ses espaces sur les réseaux sociaux)
- 1/3 pour les contenus et l’animation éditoriale (création, mises à jour, modération, newsletter, sollicitations prospects, emailings de fidélisation…) en lien avec l’actualité de l’organisation (communication pub, RP) et les actions marketing (MD, téléphone…)
- 1/3 pour la gestion des différents éléments liés au trafic : référencement naturel, référencement payant (achat de mots clés, campagnes Facebook, affiliation, emailing)
- une stratégie digitale présente des règles du jeu et des contraintes spécifiques :
- il ne faut pas hésiter à échouer le plus vite possible. Qu’est-ce que cela implique ? se lancer, tester, ajuster ; être ainsi en béta permanente. Eviter donc de dépenser tout son budget dans le lancement et prévoir des réserves, non seulement pour l’animation, mais aussi pour les évolutions et optimisations…
- ne pas minimiser les spécificités de l’exécution (technique, fonctionnelle, graphique, éditoriale, virale), ou encore l’adéquation entre les ressources allouées et les objectifs poursuivis. L’exécution est tout aussi importante que le fond (posture, message, tactique de diffusion).
La fin de l’année se prépare maintenant, n’hésitez pas à nous solliciter cet été pour réfléchir à votre stratégie digitale : on est là !
Cookies or not cookies ? L’arbre qui cache la forêt… du web responsable
Dans le cadre du groupe de travail AFNOR qui planche sur la transposition de la nouvelle norme ISO26000 sur la responsabilité sociale des entreprises aux métiers de la communication, le chantier de la communication numérique(après ceux de la pub, de l’événementiel, des agences, etc) est désormais sur les rails !
Et comme il fallait bien que quelqu’un commence, et bien c’est Emilie Brun et… bibi qui nous sommes coltiné l’exercice délicat de lister les points d’attention « éthiques » qui devraient être discuté au sein du groupe qui réunit, à l’initiative de l’Afnor, pour une fois vraiment l’ensemble des parties prenantes de nos métiers, les annonceurs (UDA), les agences (AACC, ANAE‚…), et même le Collectif des Publicitaires éco-socio-innovants et l’Alliance pour la Planète.

Ce sont les principes fondateurs (universalité, accessibilité, neutralité, open source‚…) qui guident notre passion, pour Internet, et c’est dans cet esprit que nous y travaillons avec les clients publics, marchands et non marchands qui font confiance à LIMITE. Comme pour la pub, etc, mettre la barre le plus haut possible pour la grille d’application d’ISO 26000 à la communication numérique, afin de partir de la plus vaste ambition, plutôt que dans une logique étriquée de lobbying défensif contre les régulations dont nos professions ont pourtant tant besoin.
C’est dans cet esprit « qui peut le plus peut le moins » (à partir duquel la grille d’application d’ISO26000 proposera les trois niveaux a) respect des loi + b) respect des standards recommandés par la profession + c) objectifs de progrès) que nous avons travaillé les points structurants de ce référentiel sociétal : matériels, logiciels, contenus, services, sécurité et santé au travail, droits de l’homme, environnement.
Naturellement, à l’examen en séance de ce travail préalable, les différences de perceptions sont apparues entre les parties prenantes du groupe de travail. L’UDA a d’abord invoqué « l’extrême technicité du domaine Internet » et donc la nécessité de se « faire assister d’experts » et de ne pas céder « aux clichés et aux conclusions faciles », soulignant “qu’un travail considérable a été réalisé » par l’UDA sur les cookies”.
Les cookies sont ces petits bouts de code que les sites web placent sur votre ordinateur pour « faciliter » votre reconnexion ou plus simplement pour vous reconnaître quand vous revenez, ou quand vous vous rendez sur un site partenaire, ou quand vous avez cliqué sur une bannière publicitaire, une annonce Google Adwords‚…
Le souci avec les cookies c’est que ces dispositifs ne sont pas mentionnés et décrits par ceux qui les emploient, et surtout qu’ils sont placés à l’insu des internautes, il n’y a pas « d’opt’in » (acceptation préalable). Autre type de souci, le rapprochement des données fournies par les cookies (comportementales) de données d’inscription et un site (prénom, nom, lieu, âge‚ …) voire de données comme l’adresse IP qui n’est pas uniquement une donnée technique mais aussi et surtout une donnée personnelle comme la Commission Européenne (Groupe de l’Article 29), la Cour Européenne de Justice, la CNIL française et toutes ses homologues européennes le reconnaissent.
Donc il est bien clair que si l’UDA avance bien sur certains dossiers (voir par exemple la charte éthique pour les études fondées sur l’observation du web social), les grands annonceurs et leur syndicat considèrent que le sujet « adresses IP et cookies » est « hors sujet » et sadonc leur position sur les cookies est d’exclure « l’opt’in », position radicalement opposée à celle des consommateurs. En France, l’IAB et le TASC (The Ad serving Club) ont d’ailleurs déjà obtenu l’assouplissement de la transposition d’une directive européenne (“paquet télécom”), ce alors même que l’IAB et la Digital Advertising Alliance proposent que le ciblage comportemental soit signalé par une icône (voir ici) et que les initiatives émanant du monde du web, qu’il soit commercial ou opensource (Safari d’Apple, Firefox 4 de Mozilla et Chrome de Google) convergent vers des navigateurs web qui permettent de refuser les cookies, de les « opt-out » (Chrome) ou d’envoyer via un bouton un message “Do not track”.
A l’issue de cet échange, l’AACC a déclaré qu’elle allait faire appel à l’expertise de sa délégation interactive. Ne serait-il pas également judicieux, dans la logique qui est celle de la Commission nationale de normalisation, d’interroger aussi à ce sujet les internautes soucieux de sauvegarder leurs données personnelles et les organisations qui les représentent ? Ou même de se rapprocher des positions d’acteurs clés et compétents que sont les fournisseurs de navigateurs web ?
Il est vrai que lors de la dernière réunion plénière du groupe de travail d’application d’ISO26000 aux métiers de la communication, le 24 janvier 2011, Christian Brodhag (Afnor, coordinateur des groupes de travail ancien délégué interministériel au DD), avait mis en cause la représentativité des ONG sensées représenter le grand public et suggéré la méthode anglo-saxonne consistant à confier aux entreprises d’un secteur le soin de déterminer quelles sont les organisations représentatives des publics pouvant être impactés par leurs activités et produits !
Et, pendant qu’on y était, puisqu’on parlait des cookies (au passage pour les enlever, les refuser ou mieux les gérer, c’est ici), on a pas parlé de tout le reste et dressé la <liste-à-la-prevert.com> suivante qui n’est absolument pas classée par ordre de priorité :
- les éléments clés d’une stratégie green-IT (matériels, ordinateurs, réseaux, déchets)
- le bilan carbone des sites web et des solutions d’hébergement pour en finir avec la tarte à la crème de « l’hébergement vert » et assurer la promotion de la virtualisation par exemple
- l’open-source comme standard de développement, contre les technologies propriétaires ou à licence (dont flash), et pour une accessibilité aux mal voyants et aux handicapés, et l’universalité du portage dans toutes les langues, tous les appareils…
- la politique de rémunération des sous traitants qui « développent » en offshore et des développeurs free-lance
- la défense de la neutralité du réseau, véritable droit inaliénable et consubstantiel au projet Internet, qui est menacée par les dispositions du Gouvernement (Hadopi, Loopsi voir la Quadrature du Net et les articles d’OWNI), les pratiques de certains opérateurs ou constructeurs de matériels, le business du Deep Packet Inspection…
- l’extraction africaine sanguinaire du coltan dont tous nos téléphones et ordinateurs sont remplis
- la fracture numérique, qu’elle soit technologique, sociale ou financière, ainsi que la lutte contre l’illectronisme
- la déontologie et les problèmes éthiques posés par l’utilisation des réseaux sociaux par les annonceurs, en particulier de Facebook
- le fait de payer des blogueurs pour rédiger des articles favorables sans que cela ne soit transparent pour le lecteur, ou d’intervenir de manière masquée dans les espaces d’échanges pour faire de la promotion ou de la publicité (astroturfing)
- la proscription absolue des méthodes non légitimes de référencement naturel (spamdexing, fermes à contenus)
- etc, etc… car c’est pas les sujets qui manquent et au passage on vous signale cet excellent article sur le “e-marketing intrusif”
Donc vivement la prochaine réunion et curieux de voir le résultat de la dernière, en tout cas, on sera là ! Et comme nous sommes en train de préparer un “Manifeste du web responsable” qui formalisera les bonnes pratiques éthiques en matière de communication et de marketing numériques que nous nous appliquons et que nous souhaiterions proposer aux agences et prestataires => si vous avez des idées ou si vous voulez travailler avec nous : dites le nous via les commentaires ou sur directement par mail.
Un bon webdoc sur le mal-logement
L’agence a découvert hier, en avant-première, le web documentaire réalisé par Samuel Bollendorff et Mehdi Ahoudig et produit par Textuel La Mine pour la Fondation Abbé Pierre : « À l’abri de rien ». Un webdoc, associant l’audio à la photo, autour de douze témoignages reflets de la diversité des situations de mal-logement en France.
© Textuel La Mine
Une nouvelle fois, Samuel Bollendorff (membre du Comité d’éthique de LIMITE), s’attaque à un sujet difficile en utilisant la technique du web documentaire.
L’internaute est un zappeur/cliqueur invétéré… Oui, sauf quand on lui propose du contenu riche. C’est ce que confirme l’explosion des infographies et des webdocs qui transforment des infos complexes en contenus attractifs. « À l’abri de rien » est, à ce titre, un bon exemple d’une com très réussie pour faire comprendre ce qu’est le « mal-logement », une notion souvent présentée de manière réductrice.
Bref, une réalisation au service du fond, le genre de chose qu’on aime bien !
Les Caisses d’Epargne affirment leur engagement sociétal avec LIMITE
Choisie en septembre 2010 à l’issue d’une compétition menée pendant l’été, l’Agence LIMITE a conçu avec la Fédération Nationale des Caisses d’Epargne (FNCE) une campagne destinée à rappeler l’engagement de cette grande banque coopérative.
L’accroche « Pour la Caisse d’Epargne, l’humain sera toujours une valeur sûre » exprime la réalité de cet engagement (imaginaire vrai*), puisque la Fédération Nationale des Caisses d’Epargne communique… après avoir agi, comme le prouvent les centaines de projets soutenus que l’on peut découvrir sur le site internet. Dans cette même logique, le visuel valorise ces anonymes qui s’investissent de multiples façons dans un même esprit d’initiative (empreinte immatérielle positive*), en ne les réduisant pas à un rôle social particulier – clients ou sociétaires, mais en privilégiant la force et l’autenthicité de leur engagement personnel (homme multidimensionnel*).
Le plan média, qui privilégie la proximité, repose essentiellement sur des insertions en presse quotidienne régionale les 16 et 17 décembre 2010. Mais, le concept de la campagne a été imaginé pour pouvoir se déployer dans la durée, sur différents supports, en particulier dans les agences des Caisses d’Epargne.
> Télécharger le communiqué de presse
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* Piliers de la « Copie-Stratégie Responsable » développée par le Collectif des publicitaires éco-socio-innovants :
• Imaginaire vrai© : la publicité doit s’appuyer sur les spécificités réelles du produit, du service ou de l’entreprise.
• Empreinte immatérielle positive© : encourager la marque à mettre en scène des idées, des valeurs, des territoires qui font évoluer positivement les mentalités et les pratiques liées à l’environnement, la diversité, les droits humains, le bien-être.
• L’homme multidimensionnel© : la publicité verte et éthique s’adresse à l’homme dans toutes ses dimensions : l’individu, le citoyen, le consommateur, l’actionnaire, le salarié…






