Le plaidoyer en mode « creative ambush » : lavage des mains et virus de la corruption

Dans le cadre de son accompagnement auprès de Transparence International France pour sa campagne de plaidoyer « Avec la transparence, la démocratie avance » en direction des candidats à la présidentielle 2012, LIMITE a déployé ce week-end une campagne ludique et créative de rebond (« ambush marketing ») par rapport à la journée mondiale pour le lavage des mains.

Destinée à poursuivre la stratégie d’influence de TI France auprès des « impétrants » à l’Elysée (à ce jour seuls Arnaud Montebourg, Frédéric Nihous, Martine Aubry, Manuel Valls et Jean-Marc Governatori se sont engagés) et à booster la notoriété et la signature de ses 7 propositions pour une véritable éthique de l’action publique, cette opération intitulée « Avoir les mains propres, c’est vital aussi pour la démocratie ! » permet de rester sur le fond des sujets de l’ONG de lutte contre la corruption et l’opacité mais en montrant un visage moins institutionnel et plus punchy.

LIMITE a donc créé pour l’occasion des visuels pour identifier les virus contagieux à combattre car ils contaminent notre système et notre classe politiques, et à assurer la viralisation sur les réseaux sociaux de cette campagne ponctuelle :

Retrouvez cette campagne sur le blog de plaidoyer de Transparence International France

Réseaux sociaux et collecte de fonds : 10 commandements pour réussir

C’est le thème des 6e Rencontres de la Philanthropie organisées par la Mutuelle Saint-Christophe le mardi 25 octobre, en partenariat avec l’Association Française des Fundraisers (AFF) et le Crédit Suisse. Les opportunités et les risques d’une intégration des réseaux sociaux dans les stratégies de collecte des associations, fondations et ONG seront présentés et développés par Frédéric Bardeau, VP fondateur de l’Agence LIMITE, et Hélène Bongrain-Meng, Directrice du Développement des Ressources de l’Institut Curie, avant de laisser la place à des échanges avec la salle, suivis d’un cocktail.

Pour plus d’information et pour confirmer votre présence (avant le 17 octobre 2011), envoyez un mail à service.developpement@msc-assurance.fr ou appelez au 01 56 24 76 84.

Du danger du buzz à tout prix !

C’est un fait : la publicité a de plus en plus de mal à retenir l’attention des gens et surtout à les séduire. La « zap-attitude » est passée par là et le web 2.0 ne lui a pas non plus facilité la tâche en faisant notamment exploser la prescription… Alors pour sortir du lot, beaucoup ont tendance à croire – à tort – que la seule échappatoire qu’il reste, c’est le buzz.

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Une campagne de e-fundraising, une vraie !

Une page de don en ligne exemplaire, une transparence claire et nette, un bilan des actions, des soutiens prestigieux, du buzz en veux tu en voilà : tout y est ! Mais qui est donc l’émetteur de cette campagne de e-fundraising ? Une association connue de tous ayant une fois par an un créneau TV institutionnel ? Une ONG présente dans plus de 50 pays depuis plus de 50 ans ? Une fondation disposant d’un budget marketing communication conséquent ?

Campagne de financement 2011 de la Quadrature du Net
Campagne de financement 2011 de la Quadrature du Net

Non, il s’agit de la campagne d’appel à collecte de la Quadrature du Net, une vraie démonstration et un exemple pour tout le secteur caritatif : une marque, une porte parole, un logo, des actions de plaidoyer et de RP, de la cohérence mais surtout des actions !

Alors qu’attendez vous ? Inspirez vous de la Quadrature du Net, et soutenez là aussi !

Présentation de l’étude IFOP – LIMITE sur les e-donateurs le 14/12 @ La Cantine

Bien que, grâce à l’augmentation du don moyen et aux aides fiscales, la collecte de fonds continue de progresser, le nombre donateurs français tend à se réduire. L’enjeu du renouvellement des troupes est essentiel pour le secteur associatif français. Personne ne doute que, comme dans les autres pays et d’autres secteurs, Internet ne soit central dans cette transformation.

Mais à quelle hauteur, comment et quand investir sur Internet ? Et pour quels objectifs ?

Une étude récente de France Générosités, réalisée sur la base des déclarations de ses organisations membres, constate que celles-ci n’ont enregistré que 1,9% de leurs dons par Internet. Comment expliquer cette faible part d’Internet dans la collecte de fonds caritative française, en retrait par rapport aux progressions rapides que plusieurs fundraisers français et nous-mêmes avons constatées depuis 2008 :
- contradiction entre le déclaratif des « e-donateurs » et leur passage à l’acte de don, comme semble l’indiquer l’étude menée par Mediaprisme sur la base de 2180 répondants de sa communauté d’internautes « Emailetvous » ?
- décalage entre les attentes et les pratiques des « e-donateurs » et ce que leur propose la moyenne des organisations collectrices ?

Alors que l’étude IFOP démontre que 7% des Français se déclarent « e-donateurs » : qui sont ces donateurs en ligne, quels sont leurs comportements et en quoi sont-ils différents, ou non, de ceux des donateurs des autres canaux ? A quelles logiques et attentes faut-il se préparer à répondre instantanément, dans un contexte d’évolution des comportements de consommation dont les industries de la musique, de l’édition, de la presse et de la VPC ont expérimenté les conséquences à leurs dépens ou à leur avantage ? La progression du don en ligne est-elle plus rapide pour les organisations qui mettent en œuvre les stratégies de e-fundraising les plus pro-actives ? Les e-donateurs ont-ils les mêmes préférences en termes de marques et de causes associatives que l’ensemble des donateurs ?

C’est à toutes ces questions que propose de répondre l’étude conduite par l’IFOP pour LIMITE auprès d’un échantillon représentatif de la population française (méthode des quotas), des « e-donateurs » et de 100 organisations françaises faisant appel à la générosité du public via Internet.

Elle se décompose en 4 volets :
- une comparaison systématique des présences Internet selon 6 familles de critères objectifs,
- un sondage sur la fréquence des dons en ligne auprès des Français,
- un sondage réalisé auprès des Français se déclarant « e-donateurs »,
- une enquête par questionnaire et par téléphone auprès des associations.

L’intégralité des résultats sera présentée et analysée par Jérôme Fourquet, Directeur du Département Opinions de l’IFOP.

Le 14 décembre 2010 à 14h30 précises @ La Cantine
(12, galerie Montmartre, 151 passage Montmartre, Passage des Panoramas, 75002 Paris)

Places limitées, détails et inscription sur http://bit.ly/etudeIFOP-LIMITE

Digital Death : ces stars qui font la grève du statut Facebook

Que se passe-t-il quand Lady Gaga annonce sa mort sur Facebook ? Son « sacrifice digital » est plébiscité par quelques 50,557 personnes. Pour défendre la lutte contre le Sida, de nombreuses stars américaines ont ainsi décidé d’arrêter toute utilisation des réseaux sociaux. Pas de nouvelles de la célèbre Gaga avant que ses fans aient « racheté » sa vie, en faisant un don à l’association qui lance la campagne, Keep A Child Alive.

Comment traduire dans l’univers virtuel la mort physique ? Nous le savions depuis un certain temps, les réseaux sociaux rencontrent le problème de la mort de leurs membres. Surfant sur cette thématique, l’association de lutte contre le Sida KCA a mobilisé de nombreuses stars qui ont promis de ne pas faire usage de leurs avatars avant que la somme d’un million de dollars ne soit récoltée. La grève du statut Facebook.

Image de prévisualisation YouTube

> Star 2.0 : l’ava(s)tar qui s’engage ?

Cette campagne est menée uniquement sur Internet, et repose sur l’utilisation des avatars de personnalités. Leur existence sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter), leur image virtuelle, est instrumentalisée. Plus qu’une simple compagne virale, ce sont ces avatars en tant que tels qui sont mis en scène. Voici venu le temps des « avastars », aussi connus que leur pendant « dans la vraie vie »* ?

Pourquoi alors parler de « sacrifice » ? Parce que de réelles communautés existent autour des fan pages de Lady Gaga, Alicia Keys ou encore Justin Timberlake. Cet engagement fait donc sens pour les fans, qui suivent les personnalités notamment parce qu’ils peuvent ainsi voir leur pensées, suivre leur quotidien, et pourquoi pas même entrer en contact avec elles.

La logique d’engagement des stars repose donc sur le manque. Au lieu de partir sur le terrain en Afrique (comme Marion Cotillard) ou de faire une chanson avec ses amis du star system (on se souvient de We are the world), ces avastars sacrifient pour un temps leur présence digitale pour démontrer leur engagement.

> Le transfert de fans : si vous m’aimez, aimez ce que j’aime

A l’inverse de nombreuses compagnes non-profit, il s’agit dans un premier temps de mobiliser des fans de stars, et non de recruter directement des donateurs convaincus de l’importance d’une cause. L’appel des stars est clair : il faut « racheter leur vie ». Bien entendu, les internautes sont conscients de l’engagement que cache cette demande, et c’est en acceptant de jouer le jeu qu’ils font un don.

C’est donc sur un principe de « don / contre-don » que les fans en manque de news sont invités à acheter la dose d’informations dont il sont privés. Pour retrouver Lady Gaga ou Justin Timberlake dans son newsfeed, il faut donner. S’adresser aux fans de cette façon est d’autant plus pertinent que ce sont eux, par définition, qui sont prêts à dépenser de l’argent pour obtenir quelque chose de la part de leur artiste préféré -ce « quelque chose » n’étant plus depuis longtemps nécessairement un CD, voire même un fichier mp3.

Alors pourquoi ne pas démontrer son attachement à l’artiste en supportant la même cause que lui ? Surtout si en échange il est possible de retrouver un avastar loquace et d’une certaine façon, une reconnaissance par la star du soutien apporté par ses fans. Si vous aussi vous voulez sauver Mlle Keys, tapez « ALICIA » sur votre mobile et envoyez-le au 90999.

> Une mécanique de don centré sur l’individu connecté

Dans ce genre de campagnes, la frontière entre « fan » et « militant » devient ténue. Faire un geste pour son artiste préféré revient à faire un geste pour une cause. Les « ambassadeurs » jouent sur une dynamique de manque, mais qui s’appuit sur une relation personnalisée au potentiel donateur : il faut sauver l’avastar, et tout le monde peut le faire, en un clic -ou deux, allez.

Les actions proposées aux fans sont alors cohérentes avec les comportements des fans sur les réseaux sociaux : il est d’abord possible de suivre la voie de « stars suicidés » et sacrifier sa propre vie digitale (permettant la viralisation de la campagne). Une fois l’engagement pris d’arrêter tout tweet ou autre mise à jour de statut, votre avatar léthargique devient lui aussi un prétexte au don : vos amis peuvent vous sauver de la mort numérique pour une somme que vous avez-vous même déterminée. Exercice difficile, et intéressante mécanique d’engagement qui mobilise non plus des fans de stars mais simplement vos amis : alors, à combien évaluez-vous la valeur de votre présence on-line ?

Autre possibilité pour donner, faire bien entendu un don pour sauver directement votre star préférée. Dans les deux cas, un simple sms permet de donner 5 ou 10 dollars pour (nous sommes aux Etats-Unis, le fundraising est courant sur les téléphones mobiles).

Le bilan ? En six jours de campagne, le site affiche près de 300 000 de dollars de dons et plus de  3 500 sacrifices virtuels. Dès lors, difficile de parler de l’inutilité du slacktivism..

[UPDATE 07/12] En moins d’une semaine, voici le cercueil plein de plus d’1 million de dons. Une belle réussite! On aimerait savoir quels ont été les investissements initiaux, voir même comment les stars auraient pu monétiser autrement ce « temps de twitts disponible »…

Nicolas Danet

(Twitter : @NTenad)

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*Virtuel vs. Actantiel : le virtuel, tout comme l’actantiel (la « vraie vie ») sont tout autant réels. La preuve ? 183 millions de dollars.

« Facebook, Twitter : je t’aime moi non plus ! » Du bon usage du slacktivism par les ONG.

Depuis quelques mois se déroule un fil de discussion impressionnant autour du « slacktivism » qui caractérise des formes d’engagements politiques, humanitaires, etc.  assez lâches que l’on voit se développer à la faveur du succès des réseaux sociaux et dont Facebook est l’exemple emblématique. Pour simplifier la question, il s’agit de savoir si cliquer le bouton « J’aime » peut constituer une forme d’engagement  pertinente : d’où l’expression « Clicktivism » qui est un autre synonyme de cette modalité d’engagement que certains qualifient « d’engagement mou ». Ce débat n’est certes pas nouveau, ni dans sa formulation (« la révolution ne sera pas tweetée » renvoie au fameux slogan de Gil Scott Heron : « la révolution de sera pas télévisée »), ni dans les problématiques qu’il pose (la question du rôle de la technologie et des médias –quels qu’ils soient- dans leur rapport à l’engagement et à la mobilisation).

Le débat sur le « slacktivism » : une réification de la figure du militant ?

Ce débat autour du l’engagement par internet sous la forme du « slacktivism » avait trouvé toute son actualité à l’occasion des événements qui se sont déroulés en Iran en juin 2009 à l’occasion des élections présidentielles et en particulier du rôle joué par le site de micro-blogging Twitter (Voir l’article - #iranelection #gr88 #neda Please RT : mais qu’a donc fait Twitter en Iran ?). Dans le prolongement de ces événements, tous les commentateurs, qu’ils soient techno-euphoriques ou techno-prophétiques, y  sont allés de leur analyses, parfois toutes aussi caricaturales les unes que les autres.

C’est sans doute au journaliste anglo-américain Malcolm Gladwell que reviendra la palme des commentaires les plus fantaisistes à ce sujet ; commentaires repris abondamment par la presse internationale et, chose plus étonnante, par le blog français Internet Actu (voir l’article Réseaux contre hiérarchies, liens faibles contre liens forts). Comparant le mouvement non violent noir américain, les mouvements d’inspiration terroriste des années 50 à 70, ce « penseur chic et un peu toc » comme le qualifiait un article du New York Magazine repris par Courrier International en février 2009, expliquait que les formes d’engagement émergentes à travers les réseaux sociaux ne ressemblaient pas aux formes d’engagements plus traditionnelles in real life et donc celles donc qui vont du NAACP aux RAF (Fraction Armée Rouge), dés lors que les jeunes ne faisaient que cliquer « J’aime » telle ou telle cause sur Facebook. On s’étonnera que cette analyse sur les formes, répertoires et trajectoires de mobilisation puisse aujourd’hui encore avoir un quelconque crédit tant elle apparaît désuète : en clair, un « vrai militant » est celui qui soit se fait frapper par la police sans rien dire, soit quelqu’un qui prend les armes, détourne un avion ou prend en otage un chef d’Etat pour l’exécuter ensuite ; le reste n’étant qu’activisme mou et autre « engagement distancié ».

On s’amuserait presque de cette « ruse de l’histoire » qui voulu que quelques heures après la publication de ce billet sur Internet Actu, des dizaines de milliers de jeunes lycéens, qui s’étaient organisés par Facebook, MSN ou par SMS sortent dans la rue pour contester la réforme des retraites du Gouvernement et que les mêmes qui parlaient de « slacktivism » soient épouvantés par ces technologies qui produisent du chaos, de la violence et de la contestation sociale (on s’était de la même manière inquiété en son temps du rôle joué par les Skyblog lors des émeutes de banlieue en France en 2005 ( voir l’article « R@caille digitale ou les émeutes de banlieue n’ont pas eu lieu »). On ne s’en amusera cependant complètement car il est difficile d’oublier que c’est à nos enfants que l’on injoncte de fait, pour qu’ils puissent obtenir leur certificat de bons et de vrais militant,  le port d’une arme ou à tous le moins l’opposition frontale à une répression du mouvement social particulièrement violente.

Qu’est que s’engager ?

Au-delà de ces analyses à l’emporte pièce, il convient aujourd’hui de se poser la question du rôle que peuvent jouer les réseaux sociaux et autres sites de partage dans la mobilisation en évitant de réifier des formes de militantisme qui n’ont jamais existées, car il convient d’en être convaincu, on ne nait pas militant, mais on le devient au terme d’histoires, de trajectoires nourries de rencontres, d’expériences, etc. Toute personne qui a eu l’occasion de fréquenter un syndicat, un parti ou une association sait que la mobilisation, l’entrée dans une trajectoire de bénévole ou de militant passe très souvent par des étapes qui ne se résument pas à une vision essentialiste ou dichotomique du militantisme. Et à cet égard, de la même manière que distribuer un tract devant une entreprise à 6 heures du matin, il n’apparaît pas choquant (froid en moins :) que quelqu’un qui clique « j’aime » sur une cause pour en assurer une large diffusion sur Facebook de ce même tract.

Il n’apparaît pas plus choquant, à moins de réifier des formes d’engagements orthodoxes, que des utilisateurs de Twitter se mobilisent pour envoyer des outils d’anonymats à des internautes dont les gouvernements surveillent les communications ou qu’ils diffusent partout dans le monde le flux des informations en provenance de ces pays. Il apparaîtra de la même manière nullement choquant que des activistes écologistes tiennent, par Twitter et en temps réel, leurs contacts au courant de leurs actions visant à retarder l’avancée d’un train chargé de déchets nucléaires.  Cliquer « J’aime » sur un groupe Facebook pour promouvoir une cause et la signaler à son réseau de relation, n’est pas, loin s’en faut un acte anodin, embarquer (« embeder ») une vidéo sur son compte Facebook ou son blog, la commenter, la noter, non plus.

Détecter les signes d’engagement dans les réseaux sociaux et leur apporter une réponse

Mais c’est sans doute là que la responsabilité la plus grande incombe à l’organisation : toute la question qui se pose à elle est en effet d’être en capacité de détecter les signes de cette mobilisation diffuse pour pouvoir ensuite l’orienter vers des formes d’action plus organisées. Si beaucoup d’organisations, d’associations, d’ONG se félicitent d’avoir un grand nombre de « followers » sur Twitter, d’ « amis » ou de personnes qui « aiment » leur dernière campagne, sur Facebook, bien peu se posent la question qui consiste à savoir ce qu’elle peuvent faire avec ce potentiel de bénévoles et de militants. Cette attitude fait penser à une pratique ancienne du PCF, le « défrichage » qui consistait à faire remplir des talons d’adhésion à la Fête de l’Humanité pour annoncer le chiffre lors du meeting du dimanche soir du Secrétaire Général et ne jamais reprendre contact avec ces personnes qui avaient pourtant signer un bulletin d’adhésion.

On s’étonnera ainsi que nombre d’associations oublient, ne serait-ce que de remercier sur les différents supports sur lesquels ont été relayé leurs campagnes, les personnes qui ont contribué à en assurer la publicité et la diffusion. On s’étonnera encore plus qu’il ne leur soit pas proposé de s’abonner à une newsletter permettant ainsi de garder un lien plus étroit avec eux permettant de les inscrire dans un processus d’adhésion, sous une forme ou une autre, à la vie de l’association. On parle aujourd’hui beaucoup de community management ou de « gestion de la relation client ». Sans aller jusqu’à avancer qu’il y a une parfaite homologie entre ce champ qui émane du marketing et celui du monde des ONG, il convient de réfléchir, à la faveur du développement de ces outils (et notamment ceux de la relation clientèle) comment les utiliser pour permettre à des publics de s’inscrire dans une trajectoire de mobilisation autour d’une cause, d’une campagne, d’un problème public ou d’une organisation.

Loin des déclarations réifiantes et souvent déceptives vis-à-vis des nouveaux médias, de leur rôle qu’elles peuvent jouer pour les associations, les ONG ou les fondations, il convient de prendre la mesure du potentiel de mobilisation qu’elles recèlent dés lors qu’elles sont utilisées de manière cohérente dans le cadre d’une politique propre à une organisation. Il s’agit moins de se poser en effet la question de la nature de ces outils que de les utiliser de manière à permettre aux publics de s’inscrire dans des trajectoires d’engagement qui leur convient : qu’il s’agisse de formes de bénévolat, de militantisme ou de don, considérant chaque type d’action comme étant potentiellement une voie d’accès à la cause et à son organisation.

Webreakfast LIMITE n°3 : 10 best practices en e-fundraising pour la fin de l’année

Vous n’étiez pas à l’International Fundraising Congress (IFC) d’Amsterdam ? Vous avez raté les différents livetwitt qui ont été réalisés en direct des Masterclass et des sessions ? Vous ne savez pas ce qu’est l’IFC ou Twitter mais vous voulez quand même savoir quelles sont les 10 techniques les plus chaudes pour réussir sa collecte de fin d’année et préparer la prochaine crise / urgence ?

Alors inscrivez vous vite au 3ème webreakfast LIMITE (place limitées) qui aura lieu le mardi 16 novembre 2010 de 9h à 12h à la Maison des Associations du 2ème arrondissement (23 rue Greneta), et qui portera sur le e-fundraising et la collecte de fonds via l’Internet (fixe et mobile) : c’est ici.

Il s’agira, notamment dans le prolongement des présentations qui ont eu lieu à l’IFC et notamment de sa Masterclass « Taking digital to the next level : digital fundraising cutting-edge techniques » qui a vu intervenir des orateurs de l’UNICEF, de Facebook et des consultants spécialisés en collecte numérique, de débattre des best practices internationales qui sont transposables dans le contexte de l’Internet français et de la collecte de fonds en France.

Le webreakfast s’ouvrira sur une synthèse des principaux points abordés à Amsterdam, pour ensuite ouvrir la discussion sur des cas pratiques : l’utilisation de la vidéo, l’achat de mots clés en phase d’urgence, l’emploi réussi de Facebook en fundraising, les 10 technologies numériques stratégiques qui changent la collecte de fonds, l’importance des « free agents » et de la parole des victimes / bénéficiaires, le storytelling donateur en fidélisation, les textos comme outil de communication et de fundraising, 10 conseils pour une collecte « donor-centric », la collecte numérique n’est pas une collecte comme les autres, 5 chiffres qui font réfléchir, …

Intervenants : Frédéric Bardeau, Olivier Blondeau, Nicolas Danet

International Fundraising Congress d’Amsterdam : on y sera et ça va être très numérique !

Je viens de recevoir le programme définitif de cet événement annuel entièrement dédié au fundraising.

International Fundraising Congress

Pendant 4 jours, ça va être le haut lieu mondial de la collecte de fonds, avec les meilleurs (les américains, les scandinaves et de plus en plus les asiatiques), les plus en pointe et donc aussi les meilleurs e-fundraisers du monde. Il y aura des clients, des prospects, des concurrents et des partenaires, la crème de la crème du fundraising français et mondial. Il y aura même David d’Euro American donc c’est pour vous dire le niveau…

Laurent (Terrisse) m’a dit : « je ne suis jamais revenu sans une tonne d’idées, le meilleur congrès que je connaisse, au point de vue qualité des ateliers, organisation » donc c’est pour dire comme j’ai hâte, surtout que je me suis incrit à un Master class où l’on sera 35 e-fundraisers de plus de 15 nationalités et dont le thème est : « Taking digital to the next level–cutting edge techniques. »

La responsable du Master Class, quelqu’un de l’UNICEF, vient d’envoyer un email aux participants pour leur demander ce qu’ils aimeraient voir aborder comme thèmes et surtout les raisons pour lesquelles chacun c’était inscrit à ce Master Class, voici un copié collé de ce que j’ai répondu :

« Dear Anita,

I’am the associate director of LIMITE, a French 360 communication & fundraising agency dedicated to nonprofit organizations, and I’am the expert in charge of all the agency digital issues (internal/clients)

The reason I choose this masterclass is to explore countries & people & techniques & visions on how:
1) digital is currently becoming the new main basecamp of com+fundraising strategies
2) Internet (fix+mobiles) is mixing with « offline » media (radio/TV), techniques (DM) and actions (ground/street)

So I’am not interested in evangelization or pegagogy because I’am already convinced, and more over I’am deploying 360 online strategies + on/offline plans for more than 5 years so I’am aware of best practices and bug efundraising techniques KPI => but I’am starving for cutting edge techniques and steps to go further, I can mention: mobile actions & fundraising, augmented reality & location based activism, decentralized and crowdsourced fundraising…

Hope this can help
Can’t wait for Tuesday
;-)

Best regards

Frederic »

Donc chers lecteurs si d’ici mardi vous avez des questions ou des thèmes que vous aimeriez que je propose d’aborder pendant la session, n’hésitez pas…

Et bien entendu il y aura un live twit en temps réel, un compte rendu des discussions sur ce blog et un webreakfast dédié en forme de débriefing juste après les vacances de la Toussaint.

Vivement mardi !