LIMITE sponsor du Crisis Camp Paris 2 (Internet d’urgence) @ La Cantine le 1er octobre

A la suite du séisme en République d’Haïti et de la mobilisation spontanée des internautes rompus à l’utilisation du microblogging  (Twitter, liveblogging…), des réseaux sociaux (groupes Facebook) et des pratiques les plus en pointe du Net (OpenStreetMap), des barcamps de crise, des « Crisis Camps » se sont tenus dans diverses villes d’Amérique du nord : Washington, Boston, San Francisco, Montréal…

Crisis Camp Paris 2

Ces camps dont l’objectif est la mise en commun des ressources, sont une première ébauche de l’Internet d’Urgence, pour préparer les réponses notamment aux catastrophes naturelles et ils ont vocation à réunir les bénévoles, les académiques, les ONG, les entreprises, les collectivités territoriales et autres géographes, cartographes, humanitaires, secouristes, développeurs, journalistes, internautes activistes… autour des usages des nouvelles technologies d’information et de communication par et pour les citoyens et les communautés en cas de crise.

LIMITE sponsorise et participe activement au Crisis Camp 2 qui se déroulera à Paris @ La Cantine le 1er octobre de 16h à 20h et vous invite à y participer et en parler autour de vous !

Plus d’infos sur le Crisis Camp Paris sur le site de La Cantine et pour s’inscrire c’est là

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Une satisfaction sans limite…

Etudiante à Science Po Bordeaux en master «  communication publique et politique », je profite de la trêve estivale pour faire des stages de découverte de mon futur milieu professionnel. Séduite par la présentation de l’agence Limite par Laurent Terrisse lors d’un séminaire « acteurs de la communication » à Sciences Po en mars dernier, je décide d’y demander un stage d’un mois afin d’en savoir un petit peu plus sur la communication éthique et responsable. A l’issue de ce stage, les satisfactions que j’en retire me donnent envie de témoigner de mon expérience, courte certes (trop d’ailleurs!), mais très enrichissante.

Ma première satisfaction est l’encadrement dont j’ai bénéficié tout au long de ce stage : des professionnels qui n’hésitent pas à consacrer du temps pour accompagner le (ou la) nouvel(le) arrivant(e) le temps que les repères soient pris et les missions comprises, me semblent suffisamment rares pour qu’ils soient signalés et, par ce billet, remerciés.

Ma deuxième satisfaction a été de constater in situ que le fonctionnement de l’agence était bien conforme aux exigences qu’elle affiche et aux principes qu’elle revendique dans sa charte. Si l’on affirme que l’on fait de la communication éthique et responsable, il est indispensable que cela se traduise concrètement. Que ce soit le bilan carbone de l’agence, effectué tous les ans, l’appartenance au club des publicitaires Eco-Socio-Innovants, le café acheté équitable ou les filtres recyclables, pour ne donner que quelques exemples, à chaque niveau Limite s’engage et c’est ce que je trouve remarquable.

Ma dernière satisfaction, chronologiquement antérieure à toutes les autres, remonte à la réception de ma convention de stage. En la parcourant pour connaitre les missions qui me seraient confiées lors de ma venue, je suis surprise de ce que je découvre dans la partie gratification. Légalement, une entreprise n’est tenue de rémunérer un stagiaire que si la durée du stage est supérieure à deux mois, ce qui n’était pas mon cas. Et le montant fixé par la loi s’élève à 417, o9 euros ( au 1 er janvier 2010). Or je lis que je recevrai 850 euros net à l’issue de mon stage, plus tickets restaurants,… La lecture de la charte de l’agence une fois sur place m’apprendra que celle-ci s’engage à verser cette somme mensuellement à ses stagiaires, quelle que soit la durée de leur stage, …

Pour conclure, quelques mots pour dire combien il est agréable de trouver aujourd’hui une entreprise qui fait le nécessaire pour intégrer ses stagiaires afin que ceux-ci se sentent bien, non seulement en interne, au sein de l’équipe qu’ils rejoignent, mais aussi en externe, en leur donnant les moyens de vivre décemment grâce au versement d’une réelle gratification.

De manière plus générale, une entreprise qui dit ce qu’elle fait, c’est habituel. Mais Limite va plus loin : elle fait ce qu’elle dit, il faut le souligner.

Sarah

Parking Day : on y était!

parkingday

Aujourd’hui, les voitures ont laissé la place aux artistes dans les rues de Paris!

A l’occasion du Parking Day, LIMITE s’est rendu quai de Jemmapes, où l’on pouvait croiser entre autres Terra Eco et Radio Nova, aux côtés de Cyril Atef de Bumcello qui taquinait le tambourin.

Créée en 2005 à San Francisco par le collectif d’artistes REBAR, cette journée mondiale se veut une réappropriation ludique et poétique de l’espace public.

Une belle initiative, qui permet à la fois de poser la question de la place de la voiture et de l’expression créative dans la ville.

Plus d’infos sur le blog Ecolo info et sur Parkingday.org

Webreakfast LIMITE n°1 : Plaidoyer, mobilisation et collecte de fonds : nouveaux outils et usages

Le 28 septembre de 8h à 10h au 224 rue Saint Denis dans le 2ème
Animé par Frédéric Bardeau et Olivier Blondeau

Plaidoyer, mobilisation et collecte de fonds : nouveaux outils et usages pour les associations, ONG, fondations, partis, syndicats et activistes

Avec le drame en Haïti, 2010 aura été l’année d’Internet et du mobile pour la mobilisation et la collecte de fonds, mais ce succès quantitatif et événementiel est également à analyser au regard des nombreuses critiques qui s’expriment  vis-à-vis de ces technologies et de leurs usages en matière de mobilisation : surveillance et censure des réseaux, protection de la vie privée, rapport parfois ambigu à des entreprises du secteur privé comme Google ou Facebook, contrôle et propriété des contenus générés par les utilisateurs, efficacité des campagnes dont il est parfois difficile de mesurer avec précision la portée réelle au-delà d’Internet…

Si certains ont pu penser que la révolution en Iran passerait par Twitter, ce qu’il est désormais convenu d’appeler le « clickactivism », c’est-à-dire les formes d’investissement et de mobilisations qui n’engagent que très peu ceux qui y participent, font polémique. Cet « activisme fainéant » ou cet « engagement distancié » qui voit les personnes s’inscrire à un groupe Facebook ou cliquer sur l’icône « J’aime » pose des questions de fonds sur l’usage que les associations et les ONG peuvent ou doivent faire des nouveaux médias. En effet, s’agit-il de s’inscrire dans une logique de marketing pur ou plutôt de promouvoir chez les utilisateurs d’Internet une capacité d’agir (un « empowerment ») qui  leur permette de s’impliquer dans une campagne et d’en assurer le succès ?

Cette question interroge l’ensemble de la chaîne des acteurs qui produisent des outils de mobilisation -des agences qui conçoivent ces campagnes aux ONG, activistes ou associations qui les utilisent : une campagne qui a recours à ces médias est-elle uniquement un outil de marketing qui ferait « buzzer » l’organisation et dont les retours attendus ne seraient qu’une « audience » ou  doit-elle solliciter et renforcer la capacité d’agir des citoyens ? N’y a-t-il pas au final une manière de concilier la nécessaire audience qu’il faut donner à une campagne avec l’implication concrète des citoyens : on parlera alors de « User Generated Content », de « crowdsourcing » et même parfois de « crowdfunding » ou de « micro-voluntarism », etc.

De nombreux exemples nous montrent que lorsque l’on sollicite les internautes pour qu’ils s’impliquent plus activement dans une campagne (en produisant du contenu et/ou en participant à son travail de diffusion par exemple, en participant à la création de base de données et de don  par un travail que l’on qualifie aujourd’hui de « micro-volontarism », etc.) les résultats peuvent aller bien au-delà de ceux escomptés à l’origine du projet car ces outils suscitent chez les citoyens et les donateurs de nouvelles envies d’agir et d’être solidaire.

C’est autour de ces problématiques liées aux formes d’engagement et de mobilisation que nous vous convions à ce premier petit Webreakfast de l’Agence LIMITE. Les webreakfasts LIMITE sont des moments d’échanges informels où toutes les questions des présents sont abordées « en live », ils sont exclusivement réservés aux services marketing, collecte, communication et Internet des associations, ONG et fondations.

Les places étant en nombre limité, n’attendez pas pour vous manifester en remplissant le formulaire qui se trouve ici.

Full disclosure : Toutes les vérités informatiques sont elles bonnes à dire ? (Cercle Asimov – La Cantine)

LIMITE aime « LawTech : la rencontre des communautés du droit et de la technologie. »

Organisé par le Cercle Asimov, cet événement vous invite à participer à un faux jugement qui traitera d’un vrai sujet numérique : « le full disclosure » (la divulgation publique d’une faille aux fins de sécurité informatique). Durant cette parodie de justice, des vrais avocats plaideront et défendront chacune des parties, devant un vrai public qui rendra son jugement en toute équité : vous même ! Des annonces de vraies failles ne sont pas à exclure au cours de l’audience….

Le 30 Septembre 2010 de 19h30 à 21h30 à la Cantine, 151, rue Montmartre, Passage des Panoramas, 75002 Paris (métro Grands Boulevards ou Bourse) - Informations et inscriptions @La Cantine

Le cas sur le blog du Cercle Asimov

Cercle Asimov

Venez nombreux @La Cantine le 30 septembre 2010, 19h30 : vous serez les témoins et les juges du dénouement de cette affaire, affûtez vos arguments !

Saga Le Chat Eco Efficacité 4/4 : les contributions de nos confrères spécialisés en communication responsable

La copie stratégie responsable, appliquée à une marque de voiture, de peinture, de lessive ou à une collective, ne garantit pas la réussite d’une campagne. Ça, c’est le savoir faire et le talent des agences, des créatifs… et des annonceurs ! Et chacun ne manquera pas d’émettre son « j’aime/j’aime pas » à propos de ces quatre exercices : de toute façon, ces campagnes « in vitro » n’ont pas été menées jusqu’au bout, comme leurs originales et avec les moyens dont celles-ci ont pu disposer. On ne connaîtra donc jamais l’impact qu’elles auraient eu sur leur public…

La pub revisitée selon l’approche LIMITE telle que mise en page par Terra Eco

En revanche, une chose est certaine : ces marques auraient pu gagner beaucoup plus en confiance auprès de leur public et évité beaucoup d’ennuis et de frais si leur pub avait été conçue en suivant les 4 pilliers et 3 principes de la communication responsable.

Pub originale                                           Pub revisitée par Eco&co



Si, au lieu d’adopter le positionnement curieux d’un aérosol pour asthmatique, le 4×4 d’Audi avait, avec Eco&co, flatté l’âme aventurière de ses riches propects en soulignant que ce véhicule et adapté aux conditions extrêmes ; si France Betteraves avait, avec Sidièse, acté dans son message que l’atout du bioéthanol n’est pas qu’il est « écologique » mais qu’il est renouvelable ;  si Ripolin, au lieu de jouer grossièrement sur la sémantique en parlant nature et en montrant des feuilles, avait, avec Inoxia, été transparent sur ses progrès et ses limites, tout le monde, ces marques les premières, n’y aurait-il pas gagné?

Ce qui est amusant, c’est de voir les différences de réactions des annonceurs, depuis l’attitude de forteresse assiégée du responsable communication d‘Audi, qui acte en quelque sorte la défaite et la disparition annoncée de ce type de produits, en passant par la confédération des betteraviers qui s’en tient à on « Q&R de gestion de crise », jusqu’au dircom Europe de l’Ouest d’Henkel et à la directrice produit de Ripolin, qui montre que leurs marques ont su écouter leurs publics comme des personnes, et bouger leur com pour poursuivre le dialogue.

Pub originale                                           Pub revisitée par Sidièse



Car enfin de compte, c’est cette prise de risque de l’ouverture, cette capacité à entrer en dialogue avec ses publics, cette « générosité » de mettre une part de son investissement com au service de tous qui fait la force d’un engagement de marque sur un positionnement éthique.

Pub originale                                           Pub revisitée par Inoxia



Comme le remarque Patrick Viveret dans son débat du dossier Greenwashing de Terra Eco avec Laurent Habib, le « Brand Program » d’Euro RSCG est, comme « l’EcoPublicité » de Havas, une méthode « propriétaire », packagée par leur groupe pour capter des clients en les enfermant dans un processus commercial de type hyper-agence à laquelle on s’engage à acheter toutes les prestations. Ce type de méthode a des vertus pédagogiques mais fleure un peu les années 2000.

Les années 2010 sont au partage et à une certaine gratuité, créateurs de valeur pour tous et de succès pour ceux qui ont des idées. C’est pourquoi la « Copie Stratégie Responsable » du Collectif des publicitaires éco-socio-innovants est open-source. Si les agences font confiance aux annonceurs, les consommateurs feront confiance aux marques.