Si vous avez raté la polémique, Jean-Marc Morandini a fait un papier là.
Les limites du respect de la dignité des personnes : regardez ce film qui ne sera pas diffusé, alors que c’est un des plus beaux qui aient été réalisés pour mobiliser le public sur la cause Alzheimer. Outre sa qualité, son efficacité ne fait aucun doute à mes yeux : il est de nature à faire comprendre au public qu’il faut agir contre ce fléau.
Ce que dit la soeur d’Anne Roumanoff, qui a fait pression sur l’association pour qu’elle ne la diffuse pas à l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre cette maladie (le 21 septembre) est absurde, les malades n’y sont pas présentés comme des monstres, mais simplement effrayants, méconnaissables pour leur entourage, ce qui correspond à ce que beaucoup de mes amis, proches d’une victime, m’ont confié.
L’Association aurait dû le faire évaluer auprès de familles et de malades dans le cadre d’une étude quali. Elle n’aurait, bien évidemment, jamais dû céder et encore moins présenter des excuses! Si une instance morale supérieure de la publicité, indépendante et paritaire, existait, elle aurait pu obtenir un arbitrage objectif et on évitait ce gaspillage. Car n’oublions pas que c’est l’agence Saatchi & Saatchi qui paye les pot cassés.

