Journée internationale des personnes âgées : quelle différence entre l’esprit TBWA\Corporate\Non Profit et la vieillesse de Publicis Consultants!

En cette veille du 1er octobre devenue plus médiatique depuis la canicule de 2003, deux associations mènent campagne pour nous mobiliser auprès de nos aînés : d’un côté, les petits frères des Pauvres avec « Les fleurs de la Fraternité », conçue par TBWA\Corporate\Non Profit, et de l’autre, la Fondation Hôpitaux de France, réalisée par Publicis Consultants.

Quelle différence de vision de la communication grande cause entre ces deux campagnes, qui traduisent aussi des visions quasiment opposées de la question des personnes âgées dans notre société et de ce qu’il faut faire pour les aider!

La campagne de Publicis Consultants reste sur le constat d’il y a 10 ans, lorsque les petits frères des Pauvres avaient commencé à communiquer sur ces sujets avec EuroRSCG pour faire émerger la cause, et proposent une vision très passive et négative du quatrième âge, qu’elle présente plus comme une « tranche de mort » (formule d’Alain Mergier) que comme un moment de vie. Son objectif est de collecter de l’argent et elle utilise pour cela le levier de la culpabilité. Elle présente les personnes seules, déprimées, et presque sans couleur, déjà un peu éloignées. Il n’est pas sûr, comme l’a récemment démontré l’étude Ifop que nous avons réalisé pour lancer le produit d’épargne dépendance Autonomis de Banque Populaire, que ce type de communication ne renforce pas le déni du public sur ce sujet pas facile.

La campagne de TBWA\Corporate\Non Profit, dans le droit fil des campagnes portraits lancés début 2003 et de nombreuses fois récompensées depuis lors, propose au contraire une vision de la vieillesse comme une tranche de vie au cours de laquelle on peut encore faire des projets. Elle présente les personnes âgées dans la nature et avec des couleurs et du mouvement, dans un moment de vie et de joie. Elle a pour but de recruter des bénévoles et d’inciter le public à aller vers les personnes âgées de son entourage, en leur offrant des fleurs que l’association leur donne. Elle s’inscrit tout à fait dans le constat que, comme le propose aussi la Fondation de France dans ses programmes personnes âgées, c’est en les aidant à faire des projets en toute autonomie et dans la dignité, à continuer à prendre des risques, à inter-agir avec les autres générations, qu’on peut transformer ce quatrième âge en « tranche de vie ».

Inutile de préciser de quel côté va notre recommandation… et notre coeur :-)

La voix du e-donateur – épisode 2

Au programme de ce 2ème épisode de la voix du e-donateur, qui se fait l’écho des réactions et des buzz qui concernent la collecte de fonds et le don en ligne des associations, ONG et fonds / fondations :

> Le carton intégral réalisé par la vente aux enchères sur eBay des créations publicitaires Rock & Roll de BDDP Unlimited pour la Fondation Abbé Pierre qui ont fait le buzz sur les blogs et sur Twitter en France mais aussi ailleurs dans le monde (elles sont visibles ici)

> En revanche, la crise et le scandale du moment dans le secteur caritatif, c’est le rapport de la Cour des comptes sur les finances de la Société Protectrice des Animaux (SPA) dont nous avons parlé ici, et qui déclenche des réactions indignées sur le web social. Le Figaro.fr y consacre même un article.

> L’autre gros bad buzz, mais politique cette-fois, c’est celui du site web desirsdavenir de Ségolène Royal qui s’étend même à « la voix du e-donateur » puisque les internautes critiquent au sein du module Paypal « nu » qui permet de faire un don en ligne à Ségolène : la possibilité de payer avec sa carte Cofinoga (promotion du surendettement) et l’ambiguité de la saisie du montant qui engendre de fait non pas un seul prélèvement mais un prélèvement automatique sur une base mensuelle (exemple : 50 euros = 50 euros par mois)

> Au chapitre « ce ne sont pas des associations caritatives mais ils collectent en ligne », on signale l’affaire ZATAZ qui a suscité quelques solidarités avec le webzine de sécurité tant la condamnation confine à l’absurdité

> En bref : les étudiants de Sciences po sont surpris d’être sollicités dès l’obtention de leur diplôme pour financer l’association des anciens, Pizza Hut communique via son compte Twitter auprès de ses clients sur l’action de Christina Aghuilera contre la faim dans le monde et la Quadrature du Net reçoit des soutiens bien mérités pour son combat contre Hadopi 2 et Loopsi bientôt

A bientôt pour un nouvel épisode de la « voix du e-donateur » et n’oubliez pas que l’on parle de vous tous les jours sur la toile, et qu’il vaut mieux le savoir que le découvrir !

Handicap International : le point de vue fundraising

Suite au billet sur Handicap International, je me suis fait sermonner par l’une des meilleures spécialistes de la collecte de fonds qui pense que, comme souvent quand des communicants se mêlent de fundraising, j’ai commis un « pêché d’orgueil » en rapportant et commentant les propos de ce donateur mécontent.

Elle souligne
- que ce mailing qui est envoyé aux donateurs fidèles de l’Association invite ceux-ci à revêtir le T-shirt qu’elle leur offre pour participer à l’opération Pyramide de Chaussures et que, donc, ce message a bien un sens et une justification forts,
- qu’il est très rentable, ce qui signifie que beaucoup de donateurs ont une réaction très différente de celui que nous citons,
- que ce qui serait stupide, ce serait de perdre l’argent des donateurs et de réduire le budget d’intervention sur le terrain de l’association en faisant un mailing moins efficace et que celui-ci est sans doute régulièrement « challengé » contre de nouveaux

Dont acte, ceci prouve que la com d’une association doit avancer sur deux pieds : celui de la collecte de fonds pour lui permettre d’agir et celui de la com pour soutenir son action par une marque aimée et comprise.

Il sera donc intéressant, dans cette chronique de « La voix du e-donateur », de soumettre systématiquement cette parole de ceux qui soutiennent le secteur au regard croisé d’experts de ces deux techniques.

Un donateur « démissionne » de Handicap International

Un de nos lecteurs, personnalité influente du monde de la communication, ayant lu le billet « La voix du e-donateur » de Frédéric, nous envoie le commentaire indigné suivant, suite à la réception d’un mailing papier de Handicap International, dont il est un donateur fidèle depuis des années.

Le mailing à l'origine de la réaction du donateur

Le mailing en question (cliquez pour agrandir)

« Choking ! … ou voici comment on perd un donateur régulier… Je viens de recevoir un mailing de Handicap International, scandaleux, constitué d’un teeshirt fabriqué en Amérique du sud, évidemment pas en coton commerce équitable le tout dans une enveloppe énorme, donc lourde et même en envoi en nombre cela doit représenter un coût non négligeable ! Evidemment, Handicap International est dorénavant blacklisté chez moi et j’ai bien l’intention de faire du buzz sur le sujet. Je connais la théorie marketing des remontées de mailing, mais ceci n’est plus de notre époque. Il faut se moderniser, en plus tous les journaux annoncent la fin de la période bling bling. Segmentation, multicanal, digital ont un sens, surtout pour des associations qui ont crucialement besoin de renouveler des panels vieillissant. Changez d’agence de communication et envoyez vos collaborateurs de « com » en stage Dr R. (il parle d’un patron de l’association ndlr). Vous me direz, tant mieux pour les autres Associations que je vais continuer à suivre, elle se partageront ce que je vous envoyais… »

C’est ce qui s’appelle ne pas être content !

Nous avons tâché de lui expliquer que ce n’était pas de bonne grâce que les dirigeants associatifs employaient ces méthodes qui rendent possible l’action de la plupart des grandes ONG. Comme le disait un fundraiser réputé, lors du séminaire de l’Association Française des Fundraisers, le problème c’est que quand on teste un message « intelligent » (sobre et informatif) contre un message « con » (avec plein de gadgets et de trucs de marketing), c’est le message « con » qui, statistiquement, gagne auprès des donateurs classiques. Et ce sont ces derniers (entre 20 et 25% de la population) qui font vivre la plupart des grandes associations caritatives (il est vrai, dans une proportion de plus en plus importante, par leurs legs…).

Seulement voilà : pour un donateur classique conquis ou reconquis au moyen de ce type de message, combien de dégoûtés chez les autres ?

Et je forme une hypothèse : les plus dégoûtés ne sont-ils pas parmi ceux-là mêmes sur lesquels, aujourd’hui, toutes les grandes associations et fondations, fondent de grands espoirs de développement : ces jeunes seniors cultivés et fortunés qui peuvent avoir envie de devenir philanthropes ?

Les organisations caritatives se trouveraient ainsi, si cette théorie se vérifiait, devant une contradiction : plus elles font ce qu’il faut pour conserver un mécénat populaire « juteux », plus elles abîment leur image auprès de ceux qui peuvent leur fournir les relais de croissance de demain. On ne peut pas s’empêcher d’être un peu opportunistes en concluant que cette problématique très corporate annonce la nécessité pour chaque grande marque associative de recommuniquer plus globalement sur le sens de son action, et non pas seulement sur le fric.

Que nous disent nos clients ?

1) Ils ont besoin de booster leurs collectes de fonds en obtenant le maximum de visibilité et d’adhésion à leur « marque associative », afin qu’elle s’impose, face à ses concurrentes au sein de la même cause, ou parmi les nombreuses causes qui communiquent de plus en plus agressivement.

C’est pourquoi nous les aidons à faire « tilt » :

-       à mettre en place des campagnes pub impactantes et ciblées, avec les meilleurs créatifs pub de la place de Paris, chez nous ou avec des grandes agences amies (c’est le principe du « Limite Inside »), le tout dans des budgets de quelques milliers ou dizaines de milliers d’euros et avec une vraie visibilité grâce à de vraies stratégies médias qui permettent d’optimiser 5 à 7 fois le budget disponible.
Plan - Because I am a Girl

-       à monter, pour quelques dizaines de milliers d’euros grâce à l’aide des meilleurs scénographes de rue tels que Yvan Hinnemann et de réseaux militants activistes amis, des « happenings » sur la voie publique ou dans de lieux scénarisés, leur permettant d’accéder aux grands médias par des images frappantes et, au moyen de vidéos de making-of de ces actions, de créer le buzz autour de leurs appels.
Fondation de France - 40ans
-       à orchestrer des campagnes multimédia de soutien aux collectes de fin d’année sur la base de gros dispositifs de partenariats + rp on et off-line garantissant à leur cause une « masse critique médiatique » qui les impose dans l’esprit d’un grand nombre de donateurs et prescripteurs au moment où les mailings arriveront dans leurs boites à lettre, en créant un rendez-vous annuel dans le paysage caritatif français.
donocoeur-ffc-logo

=> équipes créatives autour de Laurent Terrisse, studio autour de France Tertrain, relations presse autour d’Elysabeth Ebel (Yeswecan), événementiel autour de Yvan Hinnemann ou de Stéphane Abitbol (S’cape)

2) Ils ont besoin de ne pas rater le rendez-vous d‘internet et de s’y faire leur place et leur culture, dans un contexte de frilosité en matière d’investissement et d’innovation.

C’est pourquoi nous les aidons à passer à la vitesse Internet, et donc :

-       à cartographier leurs univers sur Internet pour être au courant de ce qui se dit d’eux, des mouvements d’opinion et des signaux faibles, mais surtout à aller chercher leurs publics là où ils sont (un site Internet, c’est le minimum mais il ne sert à rien sans trafic qualifié et sans conversions des visiteurs)

-       à élaborer, pour quelques centaines ou milliers d’euros par mois selon l’ampleur des besoins, de vraies stratégies on-line globales et 360°, en croisant des capacités à travailler avec des développeurs et des « geeks », une vraie culture internet « native » et une expérience stratégique et créative d’agence de communication capable de traduire la convergence du marketing, de l’image et de l’information en dynamiques de campagne.
Human Rights Watch - Menace sur les droits humains

-       à monter, pour quelques milliers ou dizaines de milliers d’euros de pures campagnes web pour faire du buzz et déclencher des médiatisations ou des interpellations de cibles décideurs à partir d’internet.
CRAN
-       à créer, tester et développer, par prises de risques progressives en ajoutant « en temps réel » de l’argent uniquement là où « ça marche », des dispositifs de collecte en ligne fondés sur ce qui marche vraiment : négociation de gracieux en display, opérations viral et rp 2.0, orchestration de montées en puissance sur le web en miroir des campagnes off-line, politiques d’achat de mots clés (Google Grants et Adwords) et dispositifs de co-registration pour collecter des adresses optin, campagnes d’emailing ciblées, conception de sites aspirateurs de dons, couplages intelligents entre papier-téléphone-web, webmastering et community management, fidélisation on-line incluant des programmes relationnels basés sur des modules vidéos ou interactifs, RP blogueurs qui capitalisent sur de vraies rencontres off-line.
Institut Pasteur

=> réseau Trilogicom autour de Frédéric Bardeau

3) Ils ont besoin de trouver de nouvelles pistes de développement des ressources sans prendre trop de risques.

C’est pourquoi nous les aidons :

-       à screener et identifier, pour quelques milliers d’euros, grâce au cabinet de lobbying pour les ONG d’Edouard Meier installé depuis 6 ans à Bruxelles, toutes les lignes budgétaires de la Commission européenne pouvant les financer et à monter, en incentive, des dossiers de financement de campagnes de communication auprès des organismes communautaires.
Colibris, mouvement pour la terre et l'humanisme
-       à mettre en place leur catalogue de services aux grands donateurs et leur stratégie de fiducie non profit (legs, patrimoine, ISF, donations temporaires d’usufruit, fonds de dotation, …), puis des dispositifs de campagnes « BtoB » vers les philanthropes, les mécènes et leurs prescripteurs (services spécialisés des banques, cabinets conseil, avocats, notaires, entreprises mécènes, …) leur permettant de faire identifier leur « marque grands dons » comme la plus sure, en terme de projets et de services.

=> équipe de consultants autour de Laurent Terrisse

Limite accompagne Human Rights Watch Paris dans son combat pour le respect des droits humains

Site Human Rights Watch ParisDepuis 30 ans, l’organisation internationale Human Rights Watch agit pour lutter contre la violation des droits humains. Cette semaine Limite lance un dispositif complet pour développer la notoriété l’action de Human Rights Watch Paris sur le web.

Le site Menace sur les Droits Humains, réalisé par Ecedi, entend constituer une source sûre et directe d’information sur la problématique des droits humains à travers le monde, résultat du travail d’investigation continue de Human Rights Watch. Il permet aussi de présenter cette organisation internationale majeure parfois méconnue du public français malgré son influence certaine auprès des décideurs et très active dans la lutte pour le respect des droits humains. Au-delà du site, les internautes pourront suivre l’actualité des droits humains et les actions de Human Rights Watch en temps réel via une page Facebook et un compte Twitter . Human Rights Watch Paris communiquera aussi auprès des blogueurs et sites influents en matière d’actualité internationale en alimentant leur veille par une diffusion régulière de messages d’alertes.

LIMITE accompagne Assurances Banque Populaire

Plutôt que de jouer l’anxiété et la peur de tout perdre sur cette tranche de vie souvent perçue comme une « tranche de mort », la Banque Populaire positionne son produit d’épargne dépendance Autonomis sur le thème de l’aide à la préparation, des années à l’avance, d’un projet de vie positif pour ce quatrième âge, démontrant ainsi que la perte d’autonomie n’implique pas nécessairement la perte de dignité. Un message et un dispositif de campagne en phase avec les 4 piliers et les 3 principes de la com responsable, comme LIMITE souhaite en faire, pour servir l’objectif de ses clients tout laissant une empreinte immatérielle positive sur un sujet important.

Affiche Autonomis Assurances Banque Populaire

- une campagne d’incitation à « briser le tabou » pour nouer le dialogue dans les agences Banque Populaire ;

- une enquête Ifop sur la perception du grand âge et de ses enjeux par les Français de 30 ans et plus, publiée dans La Croix et diffusée dans la presse à la veille de la Journée Mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer (21 septembre) ;

- une série de 10 chroniques radio de 30 secondes réalisées par Tamtam à partir d’interviews de personnes aidantes ou aidées et diffusées en 2 semaines sur 450 radios ;

- un partenariat avec la Fondation de France, sous forme d’un mécénat de soutien aux actions qu’elle mène en faveur des personnes âgées ainsi que l’appui d’experts lors de conférences locales d’information pour le grand public ;

- le tout renvoyant sur le site aidautonomie.fr sur lequel témoignages vidéos du public et informations pratiques sont accessibles.

Une campagne de communication « douce », qui a pour vocation de travailler en profondeur l’image d’un produit assurantiel « pas comme les autres », en aidant un réseau de proximité à établir le dialogue sur un sujet dont l’importance croissante est autant humaine que financière.

Découvrez la présentation des résultats de l’étude Ifop – Assurances Banque Populaire et l’analyse du sociologue Alain Mergier :


Retrouvez en un clic :
- les résultats de l’étude Ifop – Assurances Banque populaire
- les chroniques radio
- la dépêche AFP
-
le site aidautonomie.fr

La SPA bientôt à la fourrière : et la confiance des donateurs ?

Dans la série de notre feuilleton sur la confiance, enjeu des collectes de fin 2009, le rapport accablant de la Cour des Comptes sur la SPA qui est tombé aujourd’hui, et qui évoque un retrait de l’agrément d’utilité publique de la Société Protectrice des Animaux, nous renvoit à la question de savoir quel est le moral des donateurs et leur niveau de confiance avant la période cruciale de collecte de cette fin d’année 2009.

Dans un contexte d’exceptionnelle résistance des donateurs à la crise (certaines association parlent même de hausse record des dons des donateurs réguliers sur le 1er semestre 2009 avec +15 à +22% par rapport au 1er semestre 2008), il n’est pas certain que la nouvelle crise de la SPA ébranle la confiance générale des donateurs.

En effet, le pire n’est jamais certain, mais, en cas de doute des donateur, dans environnement de crise sociale et économique où prévisions et stratégie doivent être révisées jour après jour, mieux vaudra s’être préparés.

Surtout quand on sait que :

- Même si le fait de donner est un besoin, une composante de notre mode de vie, qui reste pour la moitié de nos concitoyens qui donnent, et le quart qui donne fidèlement, un acte de consommation très particulier qu’ils préserveront aussi longtemps que possible (conférence mars 2009 Alain Mergier devant l’Association Française des Fundraisers), les effets grand public de la crise sont encore devant nous et peuvent finir par susciter des attitudes de replis ;

- Même si les fundraisers français ont aujourd’hui acquis une maîtrise, certes peut-être moins fine que leurs confrères anglais ou américains (3000 cabinets rien que sur la Côte Est américaine !), mais suffisamment performante pour amortir les coûts croissants des recrutements de nouveaux donateurs (parfois jusqu’à 70 euros et souvent 50 dépensés pour 100 collectés) dans la fidélisation de leur « noyau dur » (étude Ifop avril 2009), ce sont les retraités qui depuis trois trimestres nous déclarent ne pas être sûrs de pouvoir demain à la fois soutenir leurs proches et les associations et fondations.

- Même si, contrairement aux idées reçues, il y a encore de la marge dans l’appel à la générosité du public (environ 200 000 papy-boomers sur 650 à 700 000 qui entrent dans l’âge de la retraite, donc du don décident de donner chaque année, des campagnes comme le « Je ne donne pas » de la Fondation de France leur parlant plus que les rhétoriques traditionnelles), les fonds privés des associations et fondations dépendent encore vitalement de ce noyau dur de donateurs, et les nouvelles formes de collectes ne trouvent que très progressivement des « business modèles » alternatifs : Care ou Unicef, etc ont raison d’aller chercher les mécènes entreprises, mais c’est du long terme étant donné le pallier actuel dans ce domaine (cf études Admical ou Care) ; la CRF ou Aides, parlent aux jeunes avec succès mais ce sont des potentiels pour plus tard, Pasteur ouvre de nouveaux champs avec ses prochaines Assises de la Fiducie philanthropique, la Fondation Abbé Pierre, Plan et Human Rights Watch avec Internet, mais n’oublions pas que ces nouvelles ressources représentent quelques % des budgets de la plupart de ces institutions.

Les associations et les fondations et le soutien qu’elles ont du public font partie des raisons d’espérer en l’avenir. Mais les fondements de la confiance dans ce tiers secteur ne doivent pas être considérés comme inaltérables. La confiance doit sans cesse être questionnée et refondée.

En cette rentrée de cœur de récession marquée par l’alternance de bonnes (moins de chômage, plus de croissance que prévu) et les mauvaises (explosion annoncée des licenciements et des conflits dans les pme, situation alarmante d’un nombre croissant de sdf et de personnes précarisées, effets économiques et moraux de la grippe médiatique H1N1, …), le débat de Conversations Esssentielles « que la confiance règle », mercredi 30 septembre arrive donc à point nommé pour aider médias et public à séparer le bon grain de l’ivraie et mettre en perspective des comportements isolés ou des situations qui n’ont rien de répréhensible malgré les premières apparences.

Veille LIMITE : on en a parlé cette semaine

C’est lundi ! Comme chaque semaine, retrouvez notre sélection des meilleurs articles, news et liens du web sur les sujets qui nous intéressent.

Cette semaine, c’est une spéciale « greenwashing » puisque le ministère de l’environnement, l’Ademe et l’ARPP ont rendu leur premier bilan… et les réactions n’ont pas manquées ! Alors bonne lecture à tous !

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NOTRE SELECTION PUB

Fondation Abbé Pierre

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« Pour les punks c’est une devise.
Pour un SDF c’est une réalité. »

pinoccchio

Charity ball
« Keep their fairy tales away from hospital. »




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Bonne semaine à tous !