Veille LIMITE : on en a parlé cette semaine…

C’est lundi ! Comme chaque semaine, retrouvez notre sélection des meilleurs articles, news et liens du web sur les sujets qui nous intéressent.

La veille LIMITE prend un peu de vacances et reviendra dès le 17 août…

A LA UNE

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DONS
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GÉNÉROSITÉ
Les Américains ressentent la nécessité de donner >>

E-FUNDRAISING
État de la collecte de fonds en ligne… et bonus fiscal ? >>

ASSOCIATIF
L’appel à l’aide des associations humanitaires >>

PARTENARIAT
Amnesty et Casino: histoire d’un divorce >>

MÉCÉNAT
Les dons et legs aux fonds de dotation exonérés de droits de mutation >>

COMMUNICATION

Un défi actuel pour les collectivités : communiquer éco-socio-responsable >>

ÉCOBLANCHIMENT
Greenwashing dans la supply chain >>

ENVIRONNEMENT
Technologies de l’information : quels impacts environnementaux et sociétaux ? >>

EMAILING
Les campagnes d’email ciblées et personnalisées multiplient le ROI par 15 alors pourquoi si peu d’entreprises les mettent en place ? >>

INTERNET
En 2013, le monde comptera 2,2 milliards d’internautes >>

WEB
La Quadrature du Net dénonce le projet de loi contre le piratage sur le net >>

Veille LIMITE : on en a parlé cette semaine…

C’est lundi ! Comme chaque semaine, retrouvez notre sélection des meilleurs articles, news et liens du web sur les sujets qui nous intéressent. Pont du 14 juillet oblige (et oui l’agence s’arrête de temps en temps!), il s’agit d’une sélection des deux dernières semaines.

Bonne lecture à tous !

A LA UNE

JDP et OIP en profond désaccord sur la campagne Le Chat >>

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OPINION

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MARQUES

General Motors remporte la médaille d’or du greenwashing ! >>
Audi nous invite à nous mettre au vert >>

DÉVELOPPEMENT DURABLE

La chaîne Wal-Mart est-elle vraiment écolo ou adepte du greenwashing ? >>

GREEN
Mangez vert, mangez McDo… >>

ENVIRONNEMENT
Le baromètre trimestriel de Greenpeace sanctionne le greenwashing >>
Greenpeace rétrograde Dell, HP, Lenovo >>

MÉDIAS
« Il faut préparer le secteur des médias à des mutations comportementales » >>

PUBLICITÉ
Les nouvelles voies de la publicité verte et éthique >>

CAMPAGNES
Copenhague 2009, l’ultimatum climatique, ensemble tout devient possible >>
Un iceberg sur la Seine… >>

PHILANTHROPIE
La crise? pas pour la philanthropie anglo-saxonne >>

DONS
Dons en Europe : vers une réduction fiscale >>

E-FUNDRAISING
L’application Causes lève plus de 10 millions de dollars en deux ans ! >>

MARQUES
Mars et M&M’s convertis à l’équitable >>

CONSOMMATION
Les jeunes s’adaptent à la crise >>

MÉDIAS
Amélioration du marché publicitaire au mois de juin, notamment pour la TV et la radio >>

INTERNET

Le marché de la publicité sur Internet fait de la résistance >>
+6% pour le communication publicitaire online au 1er semestre >>
L’UDA prend position au sujet de la publicité ciblée sur Internet >>

La méthode Google appliquée à LIMITE ça donne quoi ?

J’en avais lu d’abondants extraits et lu les commentaires sur les blogs mais ça y est, je me suis fait « La Méthode Google » de Jeff Jarvis, éditée en France grâce à Faber Novel, la « lifestyle company » spécialisée dans l’innovation déléguée.

Je passe sur la préface de Franck Riboud, attendue, sans intérêt et sans vision, pour aller au plus vite au coeur du sujet car le propos du livre tient en une simple question « que ferait Google à votre place ? » Parce que ce livre ne traite pas de Google mais bien de l’application du modèle Google à d’autres univers / industrie, et ça tombe très bien car :
1) l’Agence LIMITE était en séminaire la semaine dernière pour faire le bilan de ses 10 premiers mois d’existence et préparer la rentrée et la suite surtout…
2) les agences de publicité sont une cible de prédilection de Google et de Jeff Jarvis car elles sont considérées comme inutiles, voire nuisibles donc c’est très intéressant car dans une certaine mesure on le pense aussi

Si l’on prend les 10 points de la philosophie de Google, l’agence en partage la plupart :
- « rechercher l’intérêt du client et le reste suivra » : ça surprend souvent les gens qui travaillent avec nous, voire nos clients, car nous travaillons quotidiennement avec des structures qu’on pourrait facilement présenter comme nos concurrents (agences de publicité corporate ou grand public, groupes de collecte de fonds et de mobilisation…) mais nous le faisons car nos clients communs l’exigent et le demandent
- « mieux vaut faire une seule chose et la faire bien » : nous ne possédons pas en interne toutes les compétences d’une agence globale, pour le marketing direct, les RP, les événements, la production TV… nous travaillons avec des cousins ou des partenaires
- « toujours plus vite » : notre flexibilité qui s’appuie sur notre réseau de freelances nous rend à la fois compétitifs mais surtout réactifs, nous déployons des dispositifs de campagne très rapidement, dans l’urgence positive de l’opportunité comme en crise
- « il est possible de gagner de l’argent sans vendre son âme au diable » : ça s’est notre positionnement même, rester à la limite mais ne jamais franchir la ligne jaune et encore moins la rouge (« don’t be evil » dit la devise de Google), gagner de l’argent honnêtement en faisant gagner de la notoriété ou des dons à nos clients…

Le livre de Jarvis pointe d’autres éléments clés de la stratégie de Google que nous ne pouvons que partager et mettre en oeuvre :
- on ne créé jamais de communauté, on organise ou on rallie celles qui existent déjà (que ceux qui nous briefent constamment en nous demandant une opération « à la Obama » lèvent la main)
- il n’y a que les plate formes qui comptent et ceux qui peuvent les utiliser : LIMITE est une plate forme, basée sur le réseau Trilogicom et les connexions accumulées par les fondateurs et actionnaires de l’agence (Laurent, France…), qui permet aux annonceurs non-marchands, publics mais aussi privés d’agir efficacement et rapidement
- la confiance est inversement proportionnelle au contrôle : aucun de nos clients n’est lié à nous avec des contrats de 3 ans, nous ne « verrouillons » pas ce qui doit être de l’ordre du tacite renouvellement de chaque instant, c’est également vrai pour les donateurs, les consommateurs et les leaders d’opinion qu’on ne peut pas empêcher de penser ou de critiquer, ou de partir
- « Plantez vous en beauté » : on apprend surtout de ses erreurs, par itérations rapides et successives, ne pas chercher la perfection mais très vite aller au contact pour disposer d’éléments de feedbacks, c’est particulièrement vrai sur le web où la tendance naturelle de nos clients est de « tout préparer nickel en amont en fonction de l’idée qu’ils se font de ce qu’il faut faire et ensuite d’appuyer sur le bouton » alors que nous les poussons plutôt à être le plus rapidement en ligne et à apprendre « en live »
- nous reversons également un pourcentage de nos bénéfices à des actions non-marchandes : nous discutons beaucoup sur le montant de ce pourcentage et sur l’affectation qui doit en être faite mais nous le faisons, c’est l’essentiel…
- rester ouvert et utiliser des technologies libres : no comment tellement c’est évident et tant c’est le sens de l’histoire…

Paradoxalement, le dernier point sur nous partageons avec Google et Jeff Jarvis est suicidaire : nous pensons effectivement que ce sont nos clients notre meilleure agence de publicité, que ce n’est pas en poussant à la quantité d’achat d’espace qu’on créé de la valeur et que c’est « le produit / le service » qui compte avant tout…

En revanche pour nous cela ne veut pas dire que :
- les agences de publicité ou de relations publiques ne soient pas indispensables, et qu’il faut « réduire son budget publicitaire à zéro », et ce n’est d’ailleurs pas ce qu’Eric Schmidt a dit à Cannes cette année, au contraire…
- nous savons que ce n’est pas parce qu’on est une agence de pub ou de RP et qu’on est donc le porte parole de nos clients qu’on les défend toujours, quelles que soient leurs motivations ou leurs objectifs car ça nous arrive de refuser des clients ou de mettre un terme à nos relations avec certains d’entre eux quand la situation l’exige
- nous pensons qu’il existe des agences qui ne se mettent pas en travers de la relation que les annonceurs créent avec leurs clients mais au contraire les favorisent

CQFD

Un livre qui fait du bien : « Alcatraz numérique » de Sébastien Fanti

Il n’y aurait pas de Sébastien Fanti, je pense que les « professionnels d’Internet » dont je suis, et donc le grand public par extension, personne ne serait informé des éléments qu’il nous rapporte dans « Alcatraz numérique » publié chez Xenia.

Personne ne serait au courant donc de l’affaire « Razorback » qui a démontré que les majors de l’industrie du cinéma avaient infiltrés illégalement les réseaux P2P avec des programmes illégaux pour collecter illégalement les IP qui restent des données personnelles, même quand ce sont des IP de « pirates ».

Personne ne saurait qu’il existe des sociétés telles que Nexicon, partenaire de Youtube et de nombreux autres sites Internet, qui permettent de « monitorer » des conversations sur IRC, des téléchargements sur des serveurs et plus globalement de surveiller les connexions de visiteurs sur un site donné, en toute confidentialité et pour le plus grand profit de tous ses clients publics ou privés.

Personne n’aurait redonné une actualité à l’information publiée par Ratiatum.com (aujourd’hui Numerama) selon laquelle l’industrie des médias avait mandaté Logistep AG pour déceler des violations du droit d’auteur et faire pression sur les « pirates » afin qu’ils payent pour leurs crimes, ce avec la complicité des FAI qui ont fait le lien entre les adresses IP et les utilisateurs concernés par les plaintes des majors.

Donc on va encore le répéter car ce qui est vrai pour l’industrie culturelle, l’est aussi pour les gouvernements ou les employeurs : l’adresse IP est une donnée personnelle qui mérite donc protection sans qu’aucune distinction puisse être opérée entre adresses fixes et dynamique. C’est l’arrêt du 29 janvier 2008 de la Cour Européenne de Justice qui le dit, un point c’est tout.

Nous professionnels nous avons une responsabilité par rapport à ces problématiques, regardons donc ce qui se passe dans les médias, ce que fait La Quatrature du Net concernant Hadopi, Hadopi 2, Loopsi et le paquet Télécom au niveau Europe, bref gardons les yeux et les oreilles bien ouverts…

Le microcrédit : usure ou solidarité ? Ca dépend…

Faire du « mauvais esprit » est un levier très puissant, un droit inaliénable pour les individus et une chance collective pour la démocratie, je l’ai toujours pensé et toujours défendu, même si j’ai souvent expérimenté le contraire ou les conséquences négatives qu’il peut y avoir à « cracher dans la soupe » (incompréhensions, sanctions, déstabilisation personnelle…).

Dans le numéro 68 de l’excellent CQFD (Ce Qu’il Faut Détruire), la rubrique « Faux ami », qui est à CQFD ce que le concept « d’écotartuffe » est au Journal de la Décroissance, est dédiée au « Microcrédit, macro-usuriers ». Et là comme souvent après un article qui fait du « mauvais esprit », je suis partagé et perplexe.

Je comprends que CQFD se paye le luxe de critiquer les taux d’intérêt accordés par les IMF aux artisans et paysans du Sud et les méthodes parfois cavalières dans le recouvrement des créances, je comprends aussi qu’ils écorchent Yunus et la « Grameen Bank (partenaire de Danone) » et également Attali car là aussi il y a matière à débat et à polémique. Donc je me dis que c’est normal, d’autant que le journal pointe que les solidarités communautaires, le troc et les tontines n’ont pas attendu les « pontes et les nouveaux mécènes du microcrédit » pour exister et que c’est même plutôt le contraire désormais puisque cette nouvelle possibilité s’impose parfois en concurrence avec les « anciennes méthodes ».

Mais après sur le fond, CQFD « se fait en fait » la forme actuelle et « tendance » du microcrédit d’aujourd’hui, mais cela ne disqualifie pas le concept en général et l’ensemble de ses applications. Maria Nowak par exemple en tant que patronne de l’ADIE (Association pour le Développement de l’Initiative Economique) travaille depuis plus de 20 ans à prêter aux « pauvres de France » pour qu’ils créent leur propre emplois et d’autres emplois si possible, ce à taux zéro à des taux se situant entre 9 et 15% (merci jehan) et sans communication outrancière.

Parce que l’humilité et la modération budgétaire sont au centre de ce que nous appelons la communication responsable, il est important de saluer l’ADIE et d’ironiser avec CQFD sur les dérives médiatiques et opérationnelles du microcrédit.

Le débat existe également concernant le commerce équitable, et il est aussi sain de l’avoir…

Veille LIMITE : on en a parlé cette semaine…

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Une femme sur deux se connecte quotidiennement à Internet >>

Obama veut taxer la générosité ?

Le Président sauveur du monde aurait le projet de déshabiller pierre (supprimer les exonération fiscales sur les dons aux OSBL) pour habiller paul (financer la réforme du système de santé). Pourtant aux USA, il n’y a que la philanthropie et donc les donateurs qui permettent aux ONG, aux hôpitaux et aux musées d’exister : ce n’est pas l’Etat qui comme « chez nous » à la fois finance et dé-fiscalise pour encourager la générosité. Même si c’est pour financer une sorte de CMU de base dont les Américains en général, et les plus démunis en particulier, manquent cruellement, ce serait peut-être une manière un peu contre-productive de trouver de l’argent en période de crise. Pourquoi ne pas encourager par une taxe adaptée les industries qui tuent directement (armement, tabac, alcool…) ou indirectement par la pollution ou les atteintes à la santé (pétro-chimie, agro-alimentaire…) à faire de généreuses donations pour permettre aux citoyens US de disposer d’une couverture médicale ?