« Buy-nothing Day » : la pub au secours de la décroissance ?

Samedi 29 novembre, la récession file un coup de main au « Buy-nothing Day » et les grands addicts que la télé a fait de nous vont, sans peine, répondre à l’injonction de s’abstenir de faire chauffer leur carte de l’aube au couchant (à un mois de Noël on bat en effet des records d’utilisations des cartes CB).

Une manière de se préparer à ce que les communicants du développement durable préfèrent appeler le « consommer mieux », la « croissance juste » ou le « développement raisonné », et j’en passe ?

Mais qui dit « pas d’achats » ne devrait pas obligatoirement signifier « pas de conso » et encore moins « pas de pub ». Car la pub, sous toutes ses formes (certains préfèrent la désigner par le terme plus consensuel de « com »), peut inviter à d’autres transactions que marchandes : engagement, mécénat, changements de comportements, etc.

Pendant l’abstinence, la pub peut donc continuer. Mais elle doit changer de rôle.

En 2002, avec Aides, on avait proposé aux régies publicitaires de s’unir pour créer une « Journée sans Pub », au cours de laquelle les annonceurs devaient offrir leurs espaces publicitaires à des messages d’intérêt général. Quelques radios et télévisions avaient joué le jeu, ainsi que Libé qui avait sorti un numéro spécial dont toute la pub était consacré à la lutte contre le Sida.

Mais aucun annonceur n’avait suivi…

Aujourd’hui, beaucoup de marques auraient des messages tout prêts sur des sujets éthiques : environnement, commerce équitable, investissements responsables en matière de Droits de l’Homme, santé, respect des personnes, égalité des chances handicaps, bien être animal. Les produits sont partages, les cartes CB co-brandées se mettent au service de grandes causes, … On pourrait sans peine produire une journée consacrée aux publicités qui nous donnent envie de dé-consommer intelligent !

A condition d’éviter les pièges du greenwashing (écoblanchiment), la pub responsable a donc de belles heures devant elle : c’est elle qui va nous aider progressivement à trouver du plaisir et de la facilité à nous passer de consommer à fonds perdus ou à dé-consommer dans l’austérité et la résignation.

Alors, le « new deal » de la sortie de cette récession sera-t-il la création… d’un publicitaire ?

Développement durable et publicité : le sens des priorités…

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En réponse à l’interview de Agnès Rambaud, directrice Des Enjeux et Des Hommes et membre d’Adwiser, chez Influentia :

Louis Schweitzer, Président de la Halde constatait récemment que les entreprises qui s’engagent vraiment dans la lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité sont celles dont le patron en a fait une des deux ou trois priorités pour toute l’entreprise. Pas une des sept, ou dix priorités, mais une des deux ou trois, par exemple devant la conquête de nouveaux segments de marchés ou une nouvelle politique de services.

Dans les entreprises où c’est le cas, le top management et tout l’encadrement sait que, pour y faire carrière, il faut être pro-actif sur le sujet. Et alors tout le monde s’y met.

Il en va de même pour le développement durable dans la publicité. Chez trop d’annonceurs, dans encore trop d’agences, il ne s’agit que d’un sujet parmi d’autres, une énième priorité, avant les «vraies » priorités, souvent en fin de discours du Président ou dans la colonne annexe du site corporate.

Lorsqu’on interroge des N-2 ou -3 sur l’engagement et la politique de leur entreprise sur le sujet, sur le rôle et la responsabilité des métiers de la communication pour faire bouger les choses dans l’après-Grenelle, ils vous mentionnent le plus souvent les poubelles de couleur dans les couloirs, les ampoules basses conso dans l’entrée et l’existence d’un plan interne.

Quant à la politique suivie en matière d’éco-conception des campagnes, l’intégration des logiques et des procès DD dans les orientations stratégiques et créatives, il s’agit de sujets encore rarement abordés.

C’est pourquoi le travail de formation mené par Des enjeux et des hommes est essentiel. Les plans sont encore timides et trop étalés dans le temps, les formateurs témoignent souvent de leur déception devant les désistements nombreux de dernière minute.

Mais tant que l’idée n’est pas imposée que l’éthique dans les marques est la voie d’avenir de la communication et tant que sa maîtrise n’est pas le critère central de la progression de carrière, il sera difficile de rattraper le retard sur la Société.

Laurent

VIDEOS : la présentation du sondage IFOP – LIMITE sur les donateurs et la crise financière (AFF)

Voici en vidéo la présentation par Magalie Gérard, directrice du Département Opinion de l’IFOP, du sondage commandé par l’Agence LIMITE concernant l’attitude du grand public face aux dons dans le contexte de la crise financière :


La 2ème partie :


La 3ème et dernière partie :


Les réactions de Laurent Terrisse, président de l’Agence LIMITE après la présentation du sondage :

Présentation du sondage IFOP – LIMITE devant l’AFF

Depuis la publication du sondage Ifop-Agence LIMITE sur les donateurs face à la crise fin octobre 2008, les réactions, les propositions et les opérations se multiplient pour renforcer la mobilisation des donateurs et faire en sorte qu’une fois de plus, la capacité de persuasion des associations et fondations vienne, en fin d’année, contredire les prévisions.

2008 ne sera sans doute pas une année de forte croissance des dons, mais ne sera peut-être pas non plus une année de « décroissance » des ressources.

En effet, si les donateurs déclarent se mettre en « stand-by », si, pour la première fois les retraités déclarent depuis quelques mois avoir l’intention de restreindre leurs dons, si le montant moyen du don a légèrement baissé et les prélèvements automatiques plus difficiles à obtenir, la fidélité des donateurs et les efforts des fundraisers auraient permis d’obtenir 6% d’augmentation du montant global au premier trimestre et les plus optimistes tablent sur une croissance 2008 équivalente à l’inflation.

Chaque organisation renforce son plan de fin d’année, en fidélisation et en communication, les actions qui rendent visible l’utilité de ce que fait la cause étant le meilleur soutien aux campagnes de fin d’année.

En ces temps de prudence et de recul des subventions, quatre pistes se dessinent :

1) Multiplier les canaux et les actions qui permettent au public de se rendre compte de l’utilité de ce que fait l’association et de témoigner de la considération à ceux, donateurs ou militants, qui s’engagent derrière elle : à l’ère de l’image sur internet et des réseaux sociaux, tout est possible et de plus en plus accessible, quasiment en temps réel (exemple de la Fondation de France)

2) Optimiser l’existant : chaque organisation a des potentiels d’amélioration de ses performances sur certains domaines, notamment en communication et sur internet, mais aussi sur du grand don et sur le mécénat des entreprises et des marques qui est le grand relai de développement des ressources privées des deux dernières et probablement deux prochaines années, d’autant plus que, en période de crise, les budgets publicitaires sont réduits au profit des communications qui ont du sens

3) Mettre en place des « plan B », les messages et les outils qui vont permettre de réagir en temps réel à une actualité et une opinion fluctuantes : les organisations qui mettent en place les outils de pilotage les plus fins de l’opinion de leurs publics clés (donateurs, mécènes, pouvoirs publics, interne, médias, …) sont celles qui souffriront le moins de la crise

4) Investir aujourd’hui sur les campagnes et les dispositifs de la future sortie de crise : les organisations qui auront testé et mis au point les nouvelles opérations, les nouveaux concepts, les nouveaux outils qui font converger présence média, internet et échanges communautaires autour de « l’aventure de leur cause » progresseront

Chaque crise importante est aussi l’occasion de l’émergence, ou de l’accélération de l’émergence de nouveaux acteurs, de nouvelles pratiques, de nouvelles idées.

A partir du moment où on le sait, transformer la crise en chance n’est plus qu’une question d’imagination et de méthode !

Laurent Terrisse

Les réactions de Laurent Terrise, président de l’Agence LIMITE après la présentation du sondage devant l’Association Française des Fundraisers :

 

Dans le post suivant : toute la présentation en vidéo !

LIMITE pour AIDES le 1er décembre : dans la rue et sur le web

AIDES

AIDES

Le 1er décembre prochain, 25 ans après la découverte du virus du sida et en présence de Françoise Barre-Sinoussi, co-Prix nobel de Médecine 2008, AIDES a demandé à l’agence LIMITE d’orchestrer, avec Yvan Hinnemann (Paris-Plage), une campagne consistant à installer pendant trois jours un double compteur géant devant l’Opéra Garnier : à l’occasion de la 20ème journée mondiale du sida, il s’agit de rendre visible l’écart qui se creuse seconde après seconde entre le nombre des personnes contaminées par le sida dans le monde (1 toutes les 6 secondes) et celles qui peuvent accéder aux traitements (1 toutes les 18 secondes). Ce compteur sera également présent sur les blogs et réseaux sociaux et les grands sites qui soutiennent AIDES et son combat pour l’accès aux soins.

A suivre…

La politique développement durable de l’Agence LIMITE

L’Agence LIMITE a pour ambition de proposer des stratégies et des actions de communication responsables à des annonceurs qui sont dans une démarche éthique et de développement durable.

Encore faut-il qu’en interne, au sein de l’Agence LIMITE, les principes et les pratiques du développement durable soient appliqués et que ces démarches fassent l’objet d’un reporting clair et transparent.

Si la charte des valeurs et des pratiques de l’agence est encore en cours de finalisation, nous avons entamé un processus de reporting via la plateforme web Verteego :

Verteego

Verteego

Le service n’est pour l’instant accessible que sur invitation et aux personnes qui ont ouvert un compte mais voici un petit aperçu du profil développement durable de l’Agence LIMITE :

Très bientôt plus d’informations et plus de précisions sur notre politique développement durable et les actions que nous recommandons et que nous mettons en oeuvre pour nos clients.

Live blogging pour la Fondation Motrice !

Je suis à un vernissage de l’exposition « Qatar, de la figuration à l’abstraction », rue Jacques Coeur dans le Marais, dans la galerie Beckel Odille Boicos… Les gens boivent du champagne et regarde les toiles, jolies en plus, en discutant de tout et de rien.

Pourtant une chose réunit tous ces gens, et explique ma présence à ce moment précis : la Fondation Motrice. En effet, c’est grâce à elle et à ses amis que ce soir l’ambassadeur du Qatar et sa famille, les amateurs d’art et des personnes en situation d’Infirmité Motrice Cérébrale (IMC), qu’elles soient en fauteuil ou non, se côtoient gaiment.

Plus d’information sur ce nouveau client de l’Agence LIMITE très très vite car il est clair qu’on a pas fini d’entendre parler de la cause des IMC dans l’avenir, car cette paralysie cérébrale touche au moins 1 enfant sur 450 et qu’elle nécessite des programmes de recherche aussi puissants que les mesures d’accompagnement publiques, privées et non-marchandes pour les personnes.

Le Barcamp des « Publicitaires contre l’écoblanchiment » en vidéos !

Mieux vaut tard que jamais, les vidéos du Barcamp (anti-conférence) du Collectif des « Publicitaires contre l’écoblanchiment » sont en ligne sur le Ning du Collectif et sur la chaîne Dailymotion de l’Agence LIMITE.

Retrouvez ci-dessous les interventions de Laurent Terrisse, président de l’Agence LIMITE pour qui cet événement était un des actes fondateurs de son lancement :

Voir les autres vidéos (Heaven, Rendez-vous RP, Icom, Nature et Découvertes, Lowe Stratéus…) : c’est ici.